MARTHE ET MARIE

La résurrection selon Catherine Emmerich

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La résurrection selon Catherine Emmerich

Message par mandonnaud le Jeu 27 Mar 2008 - 6:14

RESURRECTION de JESUS

C'est la Résurrection du CHRIST, de DIEU au sein de DIEU, engendré non pas créé, conçu divinement ; c'est une résurrection unique, divine...

JESUS s'est incarné dans la chair, Fils de l'homme, mais ayant gardé sa Divinité, comme nous notre âme. Il a utilisé la résurrection de son corps de chair dans l'Univers visible pour nous apporter la preuve de la Vie éternelle. S'il s'était montré ensuite sous une autre forme que la chair, sous forme d'esprit, de " fantôme " par exemple, personne n'aurait cru les Apôtres et la Vie éternelle n'aurait jamais été prouvée. Après son Ascension, JESUS est redevenu DIEU apparaissant sous la forme qu'il lui plaît. Il n'est plus DIEU fait homme mais DIEU dans sa Plénitude. Les créatures n'ont pas les mêmes possibilités et si Lazare et d'autres ont été ressuscités dans leur chair, cela n'a été qu'un répit, conclu de toute façon par leur mort définitive et la décomposition de leur corps charnel.

....Pendant que la sainte Vierge priait intérieurement, pleine d'un ardent désir de revoir Jésus, un ange vint à elle et lui dit de se rendre à la petite porte de Nicodème, parce que le Seigneur était proche. Le coeur de Marie fut inondé de joie : elle s'enveloppa dans son manteau et quitta les saintes femmes sans dire à personne où elle allait ... Il pouvait être neuf heures du soir : la sainte Vierge approchait à pas pressés de cette porte lorsque je la vis s'arrêter tout à coup en un lieu solitaire. Elle regarda avec un air de ravissement, en haut du mur de la ville, et l'âme du Sauveur, toute lumineuse et sans aucune marque de blessures, descendit jusqu'à Marie, accompagnée d'une troupe nombreuse d'âmes des patriarches . Jésus, se tournant vers eux et montrant la sainte Vierge, prononça ces paroles : " Marie, ma mère. " Il sembla qu'il l'embrassait, puis il disparut. La sainte Vierge tomba sur ses genoux et baisa la terre à la place où il était apparu. .... le corps glorieux de JESUS - qui contient sa Divinité - pour nous l'âme -, dissocié du corps charnel, paraît n'en rappeller que la forme, celle d'un "corps humain" soit, mais ce corps spirituel, glorieux, est absolument " neutre ", totalement dégagée des détails et caractéristiques du corps de chair ; le corps spirituel et divin de JESUS, tout illuminé, n'avait pas les marques de la Passion

Bientôt je vis le tombeau du Seigneur ; tout était calme et tranquille à l'entour : il y avait six à sept gardes assis ou debout ... Le saint corps, enveloppé dans son linceul et entouré de lumière, reposait entre deux anges que j'avais vus constamment en adoration à la tête et aux pieds du Sauveur, depuis la mise au tombeau. Ces anges avaient l'air de prêtres ; leur posture et leurs bras croisés sur la poitrine me firent souvenir des Chérubins de l'arche d'alliance, mais je ne leur vis point d'ailes. Du reste, le saint sépulcre tout entier me rappela souvent l'arche d'alliance à différentes époques de son histoire. Peut-être cette lumière et la présence des anges étaient-elles visibles pour Cassius, car il était en contemplation près de la porte du tombeau, comme quelqu'un qui adore le saint Sacrement. Je vis l'âme du Seigneur, suivie des âmes délivrées des patriarches, entrer dans le tombeau à travers le rocher et leur montrer toutes les blessures du corps sacré. Tous les voiles semblaient enlevés : le corps apparut couvert de plaies ; c'était comme si la divinité qui y habitait eût fait voir à ces âmes d'une façon mystérieuse toute l'étendue de son martyre. Il me parut transparent et on pouvait voir jusqu'au fond de ses blessures. Les âmes étaient pénétrées d'un respect mêlé de terreur et d'une vive compassion. J'eus ensuite une vision mystérieuse que je puis pas bien expliquer ni raconter clairement. Il me sembla que l'âme de Jésus, sans être encore complètement unie à son corps, sortait pourtant du sépulcre en lui et avec lui : je crus vois les deux anges qui adoraient aux extrémités du tombeau enlevé ce corps sacré, nu, meurtri, couvert de blessures et monter ainsi jusqu'au ciel à travers les rochers qui s'ébranlaient : Jésus semblait présenter son corps supplicié devant le trône de son Père céleste au milieu des choeurs innombrables d'anges prosternés : ce fut peut-être de cette manière que les âmes de plusieurs prophètes reprirent momentanément leurs corps après la mort de Jésus, sans pourtant revenir à la vie réelle, car ils s'en séparèrent de nouveau sans le moindre effort .......

La sainte Vierge alla ainsi jusqu'au Calvaire, et comme elle en approchait, elle s'arrêta tout d'un coup. Je vis Jésus avec son corps sacré apparaître devant la sainte Vierge, précédé d'un ange, ayant à ses côtés les deux anges du tombeau, et suivi d'une troupe nombreuse d'âmes délivrées. Le corps de Jésus était resplendissant : je ne voyais en lui aucun mouvement, mais il en sortit une voix qui annonça à sa mère ce qu'il avait fait dans les limbes, et qui lui dit qu'il allait ressusciter et venir à elle avec son corps transfiguré ; qu'elle devait l'attendre près de la pierre où il était tombé au Calvaire ... Il pouvait bien être minuit passé, car Marie était restée assez longtemps sur le chemin de la Croix. Je vis alors le cortège du Sauveur suivre ce même chemin ; tout le supplice de Jésus fut montré aux âmes avec ses moindres circonstances : les anges recueillaient toutes les portions de sa substance sacrée qui avaient été arrachées de son corps (tout est divin et extraordinaire dans cette résurrection de notre SEIGNEUR). Il me sembla ensuite que le corps du Seigneur reposait de nouveau dans le tombeau et que les anges y rejoignaient mystérieusement tout ce que les bourreaux et leurs instruments de supplice en avaient enlevé. Je le vis de nouveau resplendissant dans son linceul, avec les deux anges en adoration à la tête et aux pieds. Je ne puis exprimer comment tout cela se fit, ces sortes de choses surpassent trop notre raison. D'ailleurs ce qui est le plus clair et le plus intelligible quand je le vois, deviens complètement obscur quand je veux le rendre avec des paroles ....

Je vis comme une gloire resplendissante entre deux anges en habit de guerre : c'était l'âme de Jésus qui, pénétrant à travers le rocher, vint se reposer sur son corps très saint et se confondit tout d'un coup avec lui. Je vis alors les membres se remuer, et le corps du Seigneur, uni à son âme et à sa divinité, se dégager du linceul. Tout était éblouissant de lumière. Il me sembla au même moment qu'une forme monstrueuse sortait de terre au-dessous du tombeau. Elle avait une queue de serpent et une tête de dragon qu'elle levait contre Jésus ; je crois qu'elle avait en outre une tête humaine. Mais je vis à la main du Sauveur ressuscité un beau bâton blanc au haut duquel était un étendard flottant : il marcha sur la tête du dragon et frappa trois fois avec le bâton sur sa queue ; après quoi le monstre disparut. J'ai souvent eu cette vision lors de la résurrection et j'ai vu un serpent pareil en embuscade lors de la conception du Christ ....

Je vis bientôt Jésus resplendissant s'élever à travers le rocher. La terre trembla : un ange, semblable à un guerrier, se précipita comme un éclair du ciel dans le tombeau, mit la pierre à droite et s'assit dessus. Les gardes étaient tombés, comme atteint de paralysie et ils étaient étendus par terre, ne donnant plus signe de vie ... Au moment où l'ange entra dans le tombeau et où la terre trembla, le Sauveur ressuscité apparut à sa mère sur le Calvaire. Il était merveilleusement beau et radieux. Son vêtement, semblable à un manteau, flottait derrière lui et semblait d'un blanc bleuâtre, comme la fumée vue au soleil. Ses blessures étaient larges et resplendissantes ; on pouvait passer le doigt dans celles des mains. Des rayons allaient du milieu des mains au bout des doigts (c'est dans cette apparence, mais pas dans Son corps spirituel transfiguré et glorieux, le seul important pour l'Eternité au Ciel, mais dans la chair, sans éclat, que le CHRIST s'est montré ensuite aux Apôtres : toutes les lacérations de Son corps avaient été "réparées" par les Anges et ne subsistaient que les plaies principales de la Crucifixion. La "Résurrection de la chair" n'a vraiment rien à voir avec le corps glorieux et merveilleux du Ciel où la chair est absente !). Les âmes de patriarches s'inclinèrent devant la mère de Jésus. Il lui montra ses blessures, et, comme elle se prosternait à terre pour baiser ses pieds, il la prit par la main, la releva et disparut. Les lanternes brillaient près du tombeau dans le lointain et l'horizon blanchissait à l'orient au-dessus de Jérusalem. La résurrection du CHRIST, DIEU au sein de DIEU, avec son corps qui n'a pas été conçu selon l'animalité de la "chair" et qui n'a pas connu la décomposition, est divine ; cela ne concerne pas nos âmes et nos corps de créatures. JESUS veut rester pour l'Eternité, DIEU Crucifié, et son âme est restée unie à son corps jusqu'à son Ascension, mais personne ne sait comment Il apparaît dans l'Univers invisible. Au vu des ces visions, on est certain que cette merveilleuse et divine résurrection n'est pas pour nous, les créatures, et notre résurrection dans " l'au-delà ", aussitôt notre mort, n'aura rien de comparable.

Lire la page Résurrection et ce qui suit maintenant tiré de la Mort de JESUS : .....Il y eut bien une centaine de morts de toutes les époques qui parurent avec leur corps à Jérusalem et dans les environs. Tous les cadavres qui se montraient lorsque les tombeaux s'ouvrirent, ne ressuscitèrent pas. Ceux dont l'âme fut envoyée des limbes par Jésus se levèrent, découvrir leur visage et errèrent dans les rues comme s'ils n'eussent pas touché la terre. Ils entrèrent dans les maisons de leurs descendants et rendirent témoignage pour Jésus avec des paroles sévères contre ceux qui avaient pris part à la mort du Sauveur. Je les voyais aller par les rues, le plus souvent deux à deux : je ne voyais pas le mouvement de leurs pieds ; il semblait qu'ils planassent à fleur de terre. Ils étaient pâles ou jaunes et avaient de longues barbes ; leurs voix avaient un son étrange et inaccoutumé. Ils étaient ensevelis suivant l'usage qui régnait au moment de leur mort. Aux endroits où la sentence de mort de Jésus fut proclamée avant qu'on se mit en marche pour le Calvaire, ils s'arrêtèrent un moment et crièrent : " Gloire à Jésus et malheur à ses meurtriers ! " Tout le monde tremblait et s'enfuyait : la terreur était grande dans la ville, et chacun se cachait dans les coins les plus obscurs de sa maison. Les morts rentrèrent dans leurs tombeaux vers quatre heures. Le sacrifice fut interrompu, la confusion se mit partout et peu de personnes mangèrent le soir l'agneau pascal.
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dans la chaire

Message par mandonnaud le Jeu 27 Mar 2008 - 7:12

Je ne suis pas d'accord avec les textes de commentaire entre les passages de la sainte ajoutés par le site copié, sur la réssurection,

Jésus a été réssuscité avec une chaire qui obéi a l'esprit mais qui peut se toucher et manger,

une chair aux plaies ouverts ou st Thomas peut mettre sa main,

jésus réssucité vient en sa chair réssuciter partager jusqu'a la fin du monde les souffrences des hommes,

et on réssucitera avec cette nouvelles chair qui rend gloire a Dieu de l'amour veccu dans notre chair actuelle par nos souffrences en cette chaire

"je crois à la résurrection de la chair"


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Re: La résurrection selon Catherine Emmerich

Message par Joss le Jeu 17 Avr 2008 - 15:33

21/03/2008 17:00
« Vous avez dit résurrection ?… »


Cœur du mystère de la foi chrétienne, la résurrection déroute les non-croyants, mais aussi les croyants. Enquête sur une notion qui soulève la perplexité

C’est la pierre d’angle de la foi chrétienne, un mot déroutant et dérangeant, un concept difficile à escalader, impossible à dominer… La résurrection, Élisabeth Molla, 37 ans, préfère en parler par images.

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Spoiler:

« Avec le mot résurrection, ce qui me vient spontanément à l’esprit, c’est la pierre du tombeau qui roule, qui a été roulée, et du soleil à côté. C’est la vie qui éclate. » Pour cette chrétienne, la conviction que « notre vie ne s’arrête pas avec notre mort terrestre » cohabite avec nombre de questions. « Ce n’est pas tant croire à la résurrection du Christ qui est difficile, c’est croire à la résurrection dans ma propre vie », précise-t-elle.

Martine Delvallez, 53 ans, ressent les mêmes difficultés. « En disant le Credo, je ressens parfois un malaise, confie-t-elle. Je dis que je crois à la résurrection des morts mais je pense : “Oui, mais pas pour moi.” » Revenue à la foi après des années d’éloignement, elle évoque volontiers ses difficultés devant les représentations de l’Ancien Testament, les images de l’Apocalypse, le langage de la culture sémite sur le corps et l’esprit qui « ne font pas partie de (sa) façon de penser ».

« Au fond, je reste dans un état de confusion. Si je crois à la résurrection du Christ, la résurrection des morts – et plus encore la mienne – demeure confuse ! » Sa fille Virginie, 34 ans, a de son côté trouvé une manière d’habiter sa propre perplexité : «Quand je dis le Credo, je ne prononce pas la phrase concernant la résurrection de la chair… Pour moi, cela relève complètement de l’imaginaire. Cela fait trop obstacle à mon cheminement. »

Perplexité partagée autour de la résurrection
Cette perplexité autour de la résurrection, il est peu de dire qu’elle est partagée. Selon un sondage CSA-Le Monde des religions réalisé en 2006 auprès de personnes se déclarant catholiques, seulement 10 % des personnes interrogées disent y croire.

Quant à la croyance des Européens en une vie après la mort – seul item utilisé par les « enquêtes européennes sur les valeurs» –, elle demeure stable (autour de 45 %) sur les trente dernières années, mais dissimule, de l’avis des sociologues, un grand flou.

« La croyance en une vie après la mort peut être tenue aussi bien par des croyants traditionnels que par des croyants “recomposés”, bricolés, “à la carte”, dont le système de croyance est plutôt sur le mode du probable que de l’affirmation nette », note le sociologue grenoblois Pierre Bréchon.

De nouvelles difficultés se sont accumulées
Comment expliquer les difficultés à croire en la résurrection ? «La foi en la résurrection n’a jamais été une chose évidente. Jésus lui-même avait mesuré à quel point son auditoire aurait du mal à comprendre », indique le P. Michel Deneken (1).

Avec la modernité, ce théologien strasbourgeois souligne cependant que des difficultés nouvelles se sont accumulées : difficulté à croire en un Dieu créateur, à son intervention possible dans l’histoire – « Ce qui ne posait pas de problème aux Pères de l’Église », relève-t-il –, mais aussi défiance vis-à-vis de l’Église.

« On ne peut avoir foi en la résurrection qu’en adhérant au témoignage des Apôtres, ce qui suppose de faire confiance à la prédication de l’Église, souligne Michel Deneken. Or, pour nos contemporains, l’Église institution est objet de méfiance. »

"Une initiation qui permette de comprendre les images "
C’est du côté des symboles et des représentations de la résurrection que le P. Louis-Marie Chauvet, de l’Institut catholique de Paris, entend de son côté débusquer les difficultés contemporaines. « À cause des représentations artistiques, souvent inspirées du Livre d’Ézékiel, on se figure la résurrection comme une réalité concernant nos cellules biologiques, les ossements qui se rabouteraient les uns aux autres dans un joli cliquetis, la peau et les cheveux qui repousseraient… La confusion entre l’image et le réel est alors totale, et la résurrection devient incroyable. »

S’il est impossible d’abandonner le langage du symbole et de la métaphore pour évoquer la résurrection, le P. Chauvet insiste sur l’importance d’« une initiation qui permette de dépasser les obstacles, de comprendre les images » : « Pour celui qui ne possède pas le code, le langage chrétien apparaît comme du chinois ! »

À Taizé, la communauté œcuménique qui accueille chaque année des milliers de jeunes Européens a bien conscience de leur difficulté face à cette notion : « La résurrection est entourée de méfiance chez les jeunes, témoigne Frère Émile. Ils se disent que c’est peut-être trop beau. Ils ne veulent pas être victimes d’illusion, ni d’un optimisme forcé. Leur question est au fond : est-ce que les chrétiens ne forcent pas les choses ? »

Ce frère de Taizé traduit le désarroi des jeunes devant la résurrection en citant le théologien orthodoxe Olivier Clément : «Il disait que notre époque avait gardé le sens de la personne, de l’unique, de l’irrépétable, mais qu’elle avait perdu celui de la résurrection. Mais alors, c’est le sens de la personne qui devient difficile à vivre, car quand on perd la personne aimée pour toujours, l’absurde s’accroît. » C’est seulement peu à peu que méfiances et réticences ont une chance de s’alléger, les jeunes pouvant alors « prendre appui sur le sens qu’ils ont de la personne pour saisir que chacun compte pour Dieu ».

La résurrection déroute autant qu’elle attire
Il n’y a pourtant pas que chez les plus jeunes que la résurrection déroute autant qu’elle attire. Il est possible désormais de remplir une église en proposant des conférences sur ce thème. C’est ce qui s’est passé par exemple, durant ce Carême, à l’église Saint-Ignace de Paris, comble chaque semaine pour les conférences du jésuite Joseph Moingt sur « La foi en la résurrection de Jésus ».

Un succès qui montre l’attente d’une manière nouvelle de parler de la résurrection, une manière qui fasse sens pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui pour lesquels « le sens de la vie ne peut jaillir que du dedans d’elle-même », estime le théologien.

Pour le P. Moingt, la condition moderne n’interdit pas que « ce sens s’achève en Dieu, qu’il conduise au-delà des limites de la vie terrestre, grâce à une aide qui ne peut venir que de Dieu ». Mais les hommes d’aujourd’hui exigent que ce sens « prenne naissance là même et là seulement où l’homme peut en faire l’expérience, sous peine de n’être le sens de rien du tout ».

Et d’inviter à parler de la résurrection, non comme d’une chose extérieure à la vie, mais « dans un langage de la foi accordé au sens pressenti de la vie ».
Elodie MAUROT LA CROIX
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Re: La résurrection selon Catherine Emmerich

Message par Fée Violine le Sam 22 Nov 2008 - 10:54

commentaire sur l'évangile d'aujourd'hui (j'aime bien le dernier paragraphe, l'anthropologie judéo-chrétienne non-dualiste) :

Saint Justin (vers 100 -160), philosophe, martyr
Traité sur la Résurrection, 8 (trad. OC, Migne 1994, p. 354 rev.)

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

La chair est précieuse aux yeux de Dieu, il la préfère entre toutes ses oeuvres, donc ce serait normal qu'il la sauve... Ne serait-ce pas absurde que ce qui a été créé avec tant de soin, ce que le Créateur considère comme plus précieux que tout le reste, cela retourne au néant ?
Quand un sculpteur ou un peintre veulent que demeurent les images qu'ils ont créées afin de servir leur gloire, ils les restaurent lorsqu'elles sont abîmées. Et Dieu verrait son bien, son oeuvre, retourner au néant, ne plus exister ? Nous appellerions « ouvrier de l'inutile » celui qui bâtirait une maison pour la détruire ensuite ou qui la laisserait s'abîmer quand il peut la remettre debout.
De la même façon, n'accuserions-nous pas Dieu de créer la chair inutilement ? Mais non, l'Immortel n'est pas ainsi ; celui qui par nature est l'Esprit de l'univers ne saurait être insensé !... En vérité, Dieu a appelé la chair à renaître et il lui a promis la vie éternelle.
Car là où on annonce la bonne nouvelle du salut de l'homme, on l'annonce aussi pour la chair. Qu'est-ce que l'homme en effet, sinon un être vivant doué d'intelligence, composé d'une âme et d'un corps ? L'âme toute seule fait-elle l'homme ? Non, c'est l'âme d'un homme. Appellera-t-on «homme » le corps ? Non, on dit que c'est un corps d'homme. Si donc aucun de ces deux éléments n'est à lui seul l'homme, c'est l'union des deux qu'on appelle « l'homme ». Or c'est l'homme que Dieu a appelé à la vie et à la résurrection : non pas une partie de lui, mais l'homme tout entier, c'est-à-dire l'âme et le corps. Ne serait-ce donc pas absurde, alors que tous deux existent selon et dans la même réalité, que l'un soit sauvé et pas l'autre ?
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