MARTHE ET MARIE

FOURNIRET - LE TEMOIGNAGE DE MARIE-ASCENSION

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FOURNIRET - LE TEMOIGNAGE DE MARIE-ASCENSION

Message par Joss le Jeu 17 Avr 2008 - 19:33

Lundi 31 Mars 2008
Fourniret, "pire que Dutroux"
Par Stéphane RIO (avec Reuters) leJDD.fr

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200814/fourniret-pire-que-dutroux_107140.html


>> Au troisième jour du procès du couple diabolique devant la cour d'assises des Ardennes, à Charleville-Mézières, le système de défense du tueur en série n'a pas varié. Michel Fourniret réclame toujours que son procès se tienne à huis clos. L'audience lundi s'est ouverte sur le témoignage de Marie-Ascension, "miraculée" du piège que Michel Fourniret lui avait tendu.

"Tu fais partie de la bande de Marc Dutroux? Non, c'est pire." Le témoignage de Marie-Ascension, rescapée des griffes de "l'ogre des Ardennes" fait froid dans le dos. Au troisième jour du procès du couple Fourniret, la jeune femme, âgée à l'époque de 13 ans, a raconté à la barre comment l'accusé, disant chercher sa route et se présentant comme professeur de dessin et père de famille, l'avait mise en confiance avant de la contraindre, en la tirant, à monter dans sa camionnette. Très pieuse, la "rescapée" a expliqué aux jurés et au président qu'elle lui avait échappé après avoir prié à haute voix et invoqué la vierge Marie. "Avant de monter, j'ai confié ma route à la vierge Marie. J'ai dit, 'Marie, passe devant' pour qu'il ne m'arrive rien. J'ai commencé à prier dans mon coeur", a dit la jeune fille.

Le 26 juin 2003, à Ciney en Belgique, Michel Fourniret a réussi à gagner la confiance de la fillette. Fourniret est gentil, lui parle doucement et lui assure qu'elle n'a rien à craindre. Elle monte dans la voiture. Il devient dès lors rapidement menaçant, le ton n'est plus le même. Marie-Ascension se met alors à prier à haute voix. "Je lui ai demandé s'il croyait en Dieu, il ne m'a pas répondu". Le tueur en série prend alors un chemin détourné, coupe le moteur, ligote sa victime, pieds et poings, à l'arrière de sa camionnette.

"Si tu cries je te tue"

"Je lui ai demandé, 'pourquoi tu fais ça?', il a dit 'tu dois me donner du plaisir, autrement tu ne rentreras pas'. J'étais étonnée, je ne savais pas jusque là ce qu'il voulait faire de moi", a raconté Marie devant la barre. La jeune fille se met alors à crier. Il commence à l'étrangler et lui dit: "Si tu cries, je te tue". Marie demande alors à son ravisseur s'il fait partie du groupe de Marc Dutroux. "Je suis pire que Marc Dutroux", répond-il. Le véhicule repart.

A l'arrière, Marie-Ascension prie à haute voix, "à pleine gorge", dit-elle. Elle aperçoit une carte routière des Pays-Bas, de Belgique et de France. "Je me suis dit, c'est fini. J'ai vu toute ma vie défiler, je me suis sentie comme dans un film". Soudainement, les liens des jambes se détendent, elle se libère puis, avec les dents parvient à dégager ses mains. A un arrêt du véhicule, elle ouvre la porte latérale coulissante et s'enfuit, sans que Fourniret s'en aperçoive. Une femme la recueille en voiture et croise la camionnette du ravisseur qui a fait demi-tour après s'être aperçu de la disparition de sa victime. Le numéro d'immatriculation relevé permettra à la police belge d'arrêter Michel Fourniret.

"Vous avez sauvé des vies"

L'avocat général Francis Nachbar s'est incliné devant le témoin. "Vous avez été beaucoup plus forte, beaucoup plus intelligente, beaucoup plus habile que Fourniret. Vous avez sauvé votre vie et celle de beaucoup d'autres jeunes filles. Pour cela, je voulais vous féliciter et vous remercier". Pendant toute la déposition, Fourniret semblait dormir, immobile, yeux clos. Avant le témoignage, il a redit qu'il refuserait de parler, sur cette affaire comme sur les autres, si on lui refusait le huis clos qu'il demande. Il a cependant précisé à la barre avoir rédigé pendant le week-end un texte et même fait un dessin, à l'intention de Marie. On en ignorait dans l'immédiat le contenu.

Prié par le président et deux avocats des familles de changer d'attitude, il a dit: "Je me suis mis dans la tête des familles (...) Mais dans le cas d'un procès qui se tiendrait en public, soyez assurés que je ne parlerai que du bout des lèvres. Il y a quantité d'informations que les familles seraient assurées de ne jamais avoir".

Dans l'après-midi, le président de la cour a lu une lettre que le tueur en série a écrite à son fils en 2005 alors que celui-ci lui demandait le sort qu'il réservait à la filette belge à l'origine de son interpellation. "Il est évident que je lui aurais arraché les yeux et les membres vivante avec une infinie jouissance. Marie incarne une pureté sobre, je m'en empare (...) J'aurais préféré évidemment lui infliger de lourdes souffrances, des tortures morales et physiques", disait l'accusé. L'avocat général lui a demandé comment il pouvait écrire de telles "abominations" à son propre fils. "Je suis convaincu que vous avez la réponse à cette question, vous qui semblez bien me connaitre", a-t-il répondu.

Les policiers belges qui ont géré le dossier ont déposé dans la journée. Devant eux, Monique Olivier a avoué en 2004 que son mari avait tué, parfois avec son aide, dix personnes entre 1987 et 2001. Michel Fourniret a avoué huit de ces crimes et comparaît pour sep
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