MARTHE ET MARIE

24ème dimanche

Aller en bas

24ème dimanche

Message par père JEAN le Lun 6 Sep 2010 - 7:13


Le fils perdu et retrouvé


Textes bibliques : Lire


Cette parabole du fils prodigue est peut-être la plus connue de tout l’évangile. Elle est souvent reprise dans les célébrations du pardon, y compris dans les groupes d’enfants. Nous ne devons pas seulement la recevoir comme une belle histoire mais comme une bonne nouvelle pour les pécheurs que nous sommes. En nous la racontant, Jésus nous parle de nous et de toute l’humanité. Il voudrait que nous abandonnions une fois pour toutes l’image que nous nous faisons trop souvent de Dieu. Non, il n’est pas le Dieu vengeur qui chercherait à nous prendre en défaut pour nous punir. Il est un Dieu plein d’amour et de tendresse. Il tient à chacun de nous comme à son bien le plus précieux. Il veut à tout prix sauver ceux qui vont à leur perte.


Ce fils qui part loin de son père c’est toute l’humanité, c’est chacun de nous. Il demande sa part d’héritage. Il a vraiment tort car son père avait prévu de tout lui donner comme à son frère. C’est une manière de dire qu’il n’y a pas de limite dans l’amour infini de Dieu. Le départ de ce fils est une remise en cause de cet amour qui veut tout donner. Trop souvent nous pensons à lui avec nos raisonnements humains. Il nous faut nous le représenter un peu comme un papa et une maman qui aiment chacun de leurs enfants. Leur plus grand souci c’est celui qui tourne mal et ils font tout pour l’aider à s’en sortir. Ils veulent le bonheur de tous et de chacun. C’est ainsi que Dieu se comporte avec nous.


Voilà donc ce fils qui part dans un pays lointain. Ayant tout dépensé, il finit par se retrouver dans la misère. Faisant un retour sur lui-même, il se souvient de son Père. Il se dit que celui-ci pourrait peut-être le recevoir ; il pense aussi qu’il risque fort d’y mettre des conditions. Alors, ce fils réfléchit aux belles paroles qui pourraient amadouer son Père. Il pense à une place de serviteur avec un salaire. Là, il aurait de quoi manger et vivre. Autrement dit, il achète la bienveillance et le pardon. Ainsi, il pourra manger le pain qu’il aura lui-même gagné. C’est là sa deuxième erreur. L’amour de Dieu ne s’achète pas. Il se donne gratuitement et sans mérite. Nous n’avons pas à juger car cette erreur a souvent été la nôtre. On nous a présenté un Dieu dont il fallait acheter la bienveillance et le pardon par des "œuvres de pénitence", des sacrifices, des efforts. Mais pour Dieu, ce n'est pas grave. L'important c'est que nous revenions à lui, même si notre démarche est pleine d'arrières pensées.


Comprenons bien, la grande hantise de Dieu c'est qu'un seul de ses enfants manque à son appel. Alors, il fait tout pour le retrouver. C'est pour cela que Jésus est venu dans le monde. Il veut à tout prix chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Certains croyaient que leur situation était désespérée. Pour Dieu, cela n'est pas vrai. A partir d'un mal, il peut toujours faire surgir un bien. En nous racontant cette parabole, Jésus pense à tous ces pauvres en manque d'amour, ceux et celles qui sont captifs de leur misère morale. Il vient les libérer, leur redonner la liberté des enfants de Dieu. Ces pauvres publicains et pécheurs, exclus de la société et méprisés de tous, ont bien compris. Alors, ils viennent tous à Jésus pour l'écouter. Ils découvrent un Dieu qui les aime et les veut prés de lui, avec lui.


Les bons pratiquants de l'époque sont choqués. Accueillir à sa table des gens de mauvaise réputation, c'est toujours mal vu, aujourd'hui comme autrefois. Cela n'est pas raisonnable. On ferait mieux de se méfier. Mais c'est ainsi que Dieu nous aime. Et c'est la mission qu'il a confiée à son Eglise. Si nous voulons être en communion avec Dieu, nous ne pouvons faire autrement que de partir avec lui à la recherche de la brebis perdue et faire la fête avec lui quand elle est retrouvée. Même les plus grands pécheurs peuvent être sauvés par son amour. Pensons à ce bandit qui était avec Jésus sur la croix. Jésus lui a répondu : "Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis."


Le grand message de cet évangile c'est un appel à nous associer à la joie du Père quand il retrouve son fils difficile. Nous ne nous en rendons peut-être pas compte, mais ils commencent à être nombreux ceux et celles qui redécouvrent la foi. Des jeunes se remettent à lire l'évangile et ils se rendent compte que cela ne correspond pas à ce que vivent bien des adultes. Beaucoup se mettent en route vers le baptême. Des gens qui ne l'avaient pas fait depuis longtemps demandent à recevoir le sacrement du pardon. Et chaque fois, c'est un jour de fête et de joie pour Dieu et ses anges.


L'évangile emploie des symboles forts : Le plus beau vêtement c'est l'habit de lumière qu'Adam et Eve avaient rejeté. L'anneau au doigt, ce n'est pas seulement un signe d'alliance. C'était surtout celui qui servait à apposer le sceau sur les actes importants du roi. C'est ainsi que le fis retrouve sa place de fils mais aussi son autorité. Les sandales aux pieds servent à marcher à la suite du Christ mais aussi à aller annoncer la bonne nouvelle. Mais pour retrouver une telle dignité, il fallait que le fils fasse la démarche de se lever et de revenir vers son Père. Et nous, accepterons-nous de nous lever et de nous jeter dans ses bras ?


En ce dimanche, nous nous tournons vers toi, Seigneur. Donne-nous un cœur de pauvres pour t'écouter et partager avec toi la joie des enfants de Dieu. Donne-nous d'être les messagers de l'amour du Père pour tous les hommes. Amen


D'après diverses sources


Une vidéo :





Un homme avait deux fils
envoyé par sdlpPierre. - Plus de vidéos de blogueurs.
avatar
père JEAN
Membre actif
Membre actif

Masculin Nombre de messages : 650
Age : 73
Localisation : Rodez
Date d'inscription : 05/06/2010

http://www.puiseralasource.org

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum