MARTHE ET MARIE

Les Triplettes de Belleville

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Les Triplettes de Belleville

Message par jbvel le Lun 13 Sep 2010 - 4:50

Les Triplettes de Belleville

Pour distraire Champion, sa grand-mère lui achète d'abord un chien, Bruno. Ensuite, comme le chien ne parvient pas à le dérider, elle lui achète un train électrique. Peine perdue, le garçon est toujours aussi mélancolique. Finalement, en rangeant la chambre de Champion, Madame Souza découvre un livre avec des photos de cyclistes. Elle décide donc de lui acheter un triporteur et, l'enfant se révélant enfin passionné par quelque chose, après quelques années d'entraînement, il concourt sur les routes du Tour de France. Néanmoins, Champion se retrouve à la traîne, épuisé, et se fait enlever par de mystérieux hommes tout de noir vêtus qui l'emmènent, ainsi que deux autres concurrents, de l'autre côté de l'Atlantique.

Pour retrouver son petit-fils, Madame Souza n'hésite pas à traverser l'Océan sur un pédalo jusqu'à la lointaine Belleville. Arrivée aux États-Unis, elle se retrouve sans le sou, mais fait la rencontre (en musique et en chanson) de trois vieilles dames, les Triplettes de Belleville. Les Triplettes emmènent Mme Souza dans leur appartement, puis la font participer à l'un de leurs spectacles en tant que musicienne. Pendant ce spectacle, Mme Souza aperçoit des membres de la Mafia Française, qui ressemblent étrangement aux hommes qui ont enlevé Champion. Aidée par les Triplettes, elle parvient à les suivre et à libérer son petit-fils après une course-poursuite homérique.



Au début, on découvre des images en noir et blanc rayées de cordes verticales, comme les vieux films du temps du muet. Il s'agit de l'écran d'une télé de la fin des années 50, époque où se déroule le film. On voit trois chanteuses, les triplettes de Belleville accomplissant leur numéro sur la scène d'un Music Hall. Au passage on voit défiler les bouilles de Charles Trenet, Django Reinhardt, Jacques Tati, Joséphine Baker. L'écran se brouille et on entend : « veuillez nous excuser pour cette interruption ». La caméra recule et on entre dans une histoire racontée en couleurs cette fois, sur un rythme endiablé. Celle de Madame Souza, la grand-mère affligée d'un pied bot (qui lui sera bien utile à la fin du film) et de Champion, son petit-fils passionné par le cyclisme.

On ne va pas vous faire le répertoire des trouvailles graphiques et scénaristiques du film. Elles sont bien trop nombreuses mais vous parler de quelques-unes d'entre elles : la séquence où Madame Souza masse Champion à coups d'accessoires ménagers, celle ou Champion fait marcher le tourne-disques 78 tours en pédalant, l'idée du Parrain de la french maffia de Belleville (outre-Atlantique) encastré dans un bloc noir formé par ses gardes du corps ou encore la poursuite homérique entre le groupe de Champion et la bande de gangsters pilotant des 2CV dont les cabrioles doivent rendre jaloux bien des réalisateurs de thrillers (la séquence finale est une scène d'anthologie).
Les Triplettes de Belleville a un timing d'enfer, Sylvain Chomet un coup de crayon ravageur et une fluidité dans la mise en scène des épisodes qui se modèle davantage sur la prise de vue réelle que sur le cartoon.

Dés lors la nomination des Triplettes de Belleville, co-produit par la France, la Belgique et le Canada aux Césars 2004 dans les catégories du meilleur film, de la meilleure première oeuvre de fiction et de la meilleure musique n'est que justice.

Jean bernard


jbvel
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