MARTHE ET MARIE

Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

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Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Ven 4 Mar 2011 - 0:03

En lisant Jean, nous voyons qu'il est important pour celui qui aime Jésus de garder ses paroles
Le Saint-Esprit d'ailleurs nous les rappelle et il nous enseigne toutes choses.


Que peut-on mettre derrière ce "toutes choses" ?

Que pourrait-on ajouter aux paroles de Jésus ?
Aurait-il oublié de nous dire quelque chose ?

Si oui, quoi ?




16. et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais,
17.
l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne
le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il
demeure auprès de vous et qu'il est en vous.
18. Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous.
19. Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous verrez que je vis et vous aussi, vous vivrez.
20. Ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous.
21.
Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui
m'aime ; or celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et je l'aimerai et
je me manifesterai à lui. »
22. Judas - pas l'Iscariote - lui dit :
« Seigneur, et qu'est-il advenu, que tu doives te manifester à nous et
non pas au monde ? »
23. Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et vous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui.
24.
Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles ; et la parole que
vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.
25. Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous.
26. Mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
27.
Je vous laisse la paix ; c'est ma paix que je vous donne ; je ne vous
la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble ni
ne s'effraie.
28. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en
vais et je reviendrai vers vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez
de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que
moi.
29. Je vous le dis maintenant avant que cela n'arrive, pour
qu'au moment où cela arrivera, vous croyiez.

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Fée Violine le Ven 4 Mar 2011 - 9:19

Le Saint Esprit nous enseigne à comprendre les paroles de Jésus.
Et aussi, il nous montre ce que nous devons faire.
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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Joss le Ven 4 Mar 2011 - 10:24

TOUTES CHOSES :







CHAPITRE SECOND : Les dons du Saint Esprit


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«Ceux-là sont les vrais enfants de Dieu qui sont agis par l'Esprit de Dieu». 1.


C'est
par les dons du Saint Esprit que la Sagesse d'amour intervient
directement dans la vie de l'âme et y établit son règne parfait. Le rôle
des dons du Saint Esprit est donc d'une importance capitale dans la vie
spirituelle.



Et cependant SAINTE THÉRÈSE
ne les nomme point. SAINT JEAN DE LA CROIX leur réserve à peine
quelques allusions explicites. Les théologiens eux-mêmes ne les abordent
que timidement, tellement les régions où ils se situent restent
mystérieuses et la doctrine à leur sujet encore peu précise.



Une
étude même sommaire sur les dons du Saint Esprit peut être si riche de
lumières pratiques que nous croyons devoir la tenter. Que sont les dons
du Saint Esprit et quelle est la nature de l'action de Dieu qu'ils
reçoivent ? Quelle est l'expérience dont ils sont les instruments ?
Enfin quelle utilisation nous devons en faire ? Tels sont les problèmes
que nous aborderons avec la seule préoccupation d'éclairer utilement.



1. ROMAINS, VIII, 14













A. NATURE ET RÔLE DES DONS DU SAINT-ESPRIT

Définition
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D'après SAINT THOMAS, les dons du Saint Esprit sont des


«habitus
ou qualités permanentes surnaturelles, qui perfectionnent l'homme
et le disposent à obéir avec promptitude aux inspirations du Saint
Esprit»
1.


Cette définition d SAINT THOMAS est heureusement expliquée par celle que donnée le Père GARDEIL. 2.


Les dons, dit-il, sont des


«passivittés
engendrées dans l'âme par l'amour de charité et transformées par
l'Esprit Saint en points d'appui permanents pour ses opérations
directes dans l'âme»
.


La
charité surnaturelle en effet, parce qu'elle est amour d'amitié,
établit des rapports de réciprocité entre Dieu et l'âme. Tour à tour
active et passive, elle donne et elle reçoit. Elle est faite pour ces
échanges et n'existe que pour eux. C'est sur cette aptitude essentielle
de la charité à recevoir, sur sa capacité réceptive, que sont établis
les dons du Saint Esprit comme habitudes et qualités permanentes
surnaturelles constamment ouvertes à l'action de l'Esprit Saint présent
dans l'âme. Qualités réceptives, les dons reçoivent et transmettent les
lumières, les motions, l'action de l'Esprit Saint et permettent ainsi
les interventions directes et personnelles de Dieu dans la vie morale et
spirituelle de l'âme et jusque dans les moindres détails. Qualités
permanentes, les dons mettent l'âme en disponibilité constante vis-à-vis
de l'Esprit Saint et peuvent la livrer à tout instant à ses lumières et
à son souffle.



Les
dons sont à l'âme ce que la voile est à la barque que l'effort du
rameur fait péniblement avancer. Vienne le souffle de la brise favorable
qui gonfle la voile, la barque vogue rapidement vers son but alors même
que cesse l'effort du rameur.



Il apparaît bien ainsi que les dons du Saint Esprit sont selon la définition de SAINT THOMAS


«des
habitudes ou qualités permanentes surnaturelles, qui
perfectionnent l'homme et le dispose à obéir avec promptitude aux
inspirations du Saint Esprit»
.


A l'appellation commune de «dons», SAINT THOMAS préfère la manière de parler de l'Écriture qui les nomme «esprits» :


«Sur lui (le Messie), lit-on dans ISAÏE 3.,
reposera l'Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et
d'intelligence, esprit de conseil et le force, esprit de science et
de piété, il respirera la crainte de Dieu».


Le
terme de «don» est en effet équivoque, car il évoque une puissance qui
se suffit à elle-même. L'appellation d'esprit elle-même, surtout si elle
est accompagnée de l'énumération précise des richesses surnaturelles
qui nous viennent par les dons : don de sagesse, d'intelligence, de
force, etc..., risque de nous voiler la nature des dons en permettant la
confusion entre le don «puissance réceptive» et l'action de Dieu qu'il reçoit et transmet.



Cette
confusion est d'autant plus regrettable que l'action de Dieu par les
dons est essentiellement gratuite et dépend de sa libre volonté. Dieu
répand sa grâce selon la mesure de son choix, affirme l'Apôtre. Les dons
ne sont que des aptitudes à recevoir l'action de Dieu. En se
développant en même temps et au même rythme que l'organisme surnaturel
de la grâce et des vertus, ils deviennent des capacités plus vastes,
plus affinées pour capter le souffle et les motions délicates de
l'Esprit Saint, des instruments plus dociles, plus souples et plus
puissants sous l'action de Dieu pour ses interventions personnelles ;
mais ils ne portent jamais en eux-mêmes un droit strict à une action de
Dieu plus fréquente ou plus profonde. Dieu ne donne pas à celui «qui court, mais à celui à qui Il veut faire miséricorde» 4. proclame l'Apôtre, parlant clairement de cette action de Dieu gratuite par les dons.



Mais
si, comme on le fait habituellement, on les considère non plus
seulement en eux-mêmes comme des instruments réceptifs, mais comme des
instruments animés par le souffle actuel de Dieu, on peut dire avec Mgr
GAY qu'ils sont «à la fois des souplesses et des énergies, des
docilités et des forces qui rendent l'âme plus passive sous la main de
Dieu et en même temps plus active à les suivre et à faire ses oeuvres»
. 5.



1. SUM. TH., Ia Iiae, qu. 68, a.3.
2.
Pour écrire ce chapitre, nous avons utilisé largement l'étude
magistrale du Père GARDEIL sur les Dons du Saint Esprit (Dict. De théol
pp. 1728-1781) et son livre LA STRUCTURE DE L'ÂME ET L'EXPÉRIENCE
MYSTIQUE et nous avons parfois emprunté ses propres expressions.

3. ISAÏE, XI, 2-3
4. ROM., IX, 16
5. Mgr GAY : Vie et vertus chrétiennes






Vertus et Dons

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Dans
l'organisme surnaturel, les dons sont placés auprès des vertus. Vertus
et dons sont différents et distincts mais en rapport très étroits. Une
étude de leurs différences et de leurs rapports nous permettra de
préciser encore la nature des dons et de l'action divine dont ils sont
les instruments.



a) Différences


Vertus
et dons s'exercent dans le même domaine de la vie morale et
spirituelle. Les actes dans lesquels ils interviennent ne se distinguent
pas essentiellement. Toutefois, ceux qui procèdent des dons sont
marqués habituellement d'un caractère spécial de difficulté qui justifie
l'intervention divine et ils portent toujours un cachet de perfection
qui la dévoile. C'est le mode d'opérer qui les différencie
essentiellement.



Les
vertus sont des puissances dont chacune a ses actes propres. Pour poser
ses actes propres, la vertu surnaturelle emprunte à la faculté sur
laquelle elle est greffée, ses opérations. Tributaire des facultés
humaines, la vertu surnaturelle est elle-même contrôlée par la raison
qui les régit toutes, et son activité s'exerce sous les lumières et
selon la mesure de la raison. Autre remarque importante pour le point
qui nous occupe : l'activité propre de la vertu surnaturelle n'exclut
pas mais suppose l'intervention de Dieu qui, comme cause première, la
met en mouvement. La vertu agit donc comme cause seconde libre, recevant
de Dieu son pouvoir actif et une impulsion qui lui laisse son
indépendance.



Par
les dons du Saint Esprit, l'intervention de Dieu dans l'activité de
l'âme devient directe et plus complète. Dieu substitue sa lumière à
celle de la raison, sa motion à celle de la volonté sans supprimer la
liberté : il descend jusqu'aux facultés pour diriger et soutenir leur
action. L'âme est agie par Dieu et les facultés deviennent ses
instruments. Dieu n'est plus seulement cause première générale comme
dans l'activité des vertus, il descend par les dons dans le domaine
habituel de la causalité seconde en agissant par les facultés de l'âme
qu'il tient sous l'emprise de sa lumière et de sa motion.



b) Rapports des vertus et des dons


Ces
comportements divers n'opposent pas vertus et dons, mais leur
permettent de se compléter et de s'unir harmonieusement pour la
perfection de la vie spirituelle.



Tant
que leur activité reste dépendante de celle des facultés humaines sur
lesquelles elles sont greffées, les vertus surnaturelles, spécialement
les vertus théologales, ne disposent que de moyens d'agir inférieurs à
leur état surnaturel et à leur objet divin. Les motifs de crédibilité et
les lumières que l'intelligence fournit à la fois sur la vérité
révélée, parce qu'ils portent sur les «surfaces argentées» (c'est-à-dire sur la formulation conceptuelle du dogme) et qu'ils ne découvrent pas «l'or de la substance»
(c'est-à-dire la vérité infinie elle-même, qui y est contenue) ne
permettent pas à la foi d'adhérer parfaitement à cette vérité infinie,
de se reposer en elle et d'y trouver son seul motif d'adhésion, bref, de
poser en perfection son acte propre et d'étreindre son objet infini,
selon toute la puissance théologale qu'elle porte en elle.



Les
conséquences du péché : tendances et imperfections avec leur cortège
d'obscurité, de faiblesse, de rudesse et de lourdeur pour le bien,
s'ajoutent à cette impuissance foncière des facultés pour augmenter l
disproportion entre le but divin à atteindre et le secours humain que la
vertu surnaturelle peut trouver en elles.



L'intervention
de Dieu par les dons du Saint Esprit remédie à ces déficiences et
assure le secours approprié. Elle apporte à l'âme une lumière qui
transcende les notions analogiques de l'intelligence, une motion qui
domine suavement et fortement la volonté et les passions. Elle libère
les vertus surnaturelles de leur dépendance à l'égard des facultés et
leur fait poser en perfection leurs actes propres. C'est ainsi que la
foi, recevant par le don d'intelligence une lumière sur Dieu, adhère
parfaitement à son objet divin et se repose paisiblement en son
obscurité qui lui devient savoureuse. Cette foi dont l'activité a été
portée à sa perfection par les dons, est devenue «la foi vive» ou contemplative, dont le carme JOSEPH DU SAINT-ESPRIT nous explique qu'elle est la foi illustrée par les dons : fides illustrata donis. 1.



Ces
interventions de Dieu par les dons du Saint-Esprit peuvent devenir si
fréquentes et si profondes qu'elles établissent l'âme dans une
dépendance quasi continuelle de l'Esprit-Saint. Dès lors, les facultés
humaines ne dirigent presque jamais la vie spirituelle et n'y sont plus
habituellement que des instruments. L'activité même des vertus
surnaturelles semble passer au second plan tellement la vie spirituelle
est devenue divine par le mouvement de l'Esprit qui la nourrit et la
guide. C'est dans ce sens et sous la lumière d'une telle expérience que
SAINTE
THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS disait à la fin de sa vie :


«Je n'ai pas encore une minute de patience ! Ce n'est pas la mienne ! On se trompe toujours !» 2.

Cette
dépendance complète de Dieu qui s'appuie à la fois sur une pauvreté
spirituelle absolue et sur le secours de Dieu continuel, constitue la
perfection de la grâce filiale et marque le règne parfait de Dieu dans
l'âme, car il est écrit que



«ceux-là sont les vrais enfants de Dieu qui sont mus par l'Esprit de Dieu» 3.

En
cet état spirituel si élevé, l'âme, semble-t-il, reste habituellement
éveillée sous l'action de Dieu et elle y coopère par un suave abandon.
Mais il arrive aussi que Dieu intervienne dans l'âme sans que celle-ci
en ait la moindre conscience. L'emprise divine produit parfois un choc
qui suspend les facultés, comme dans l'union mystique, et pendant cette
perte des sens l'âme est merveilleusement enrichie. 4. Dieu
peut aussi enrichir une âme de la même façon et y déposer des trésors
qu'elle ne découvrira que plus tard, sans qu'il y ait suspension des
sens et sans prise de conscience immédiate 5.
; ou encore il saisit une faculté et, sans lui révéler en aucune façon
son emprise, il lui fait poser un acte qui paraît naturel ou même
indélibéré, mais dont les effets surnaturels révèlent avec certitude la
motion divine efficace qui l'a produit. 6.



Cette emprise de Dieu sur une âme qui l'ignore paraissait à SAINTE THÉRÈSE
DE L'ENFANT-JÉSUS la sainteté la plus désirable, parce que la plus
simple. N'est-elle pas aussi la plus haute ? Elle est du moins celle qui
révèle le mieux combien l'Esprit de Dieu «plus agile que tout
mouvement, pénètre et s'introduit partout à cause de sa pauvreté». 7.



Les
touches de l'Esprit peuvent donc être sensibles ou uniquement
spirituelles, fortes ou délicates. Sans supprimer la liberté de l'homme,
cet Esprit peut contraindre douloureusement ou suavement ses facultés,
il peut les mouvoir d'une façon si subtile qu'elles ignorent même la
force souveraine qui les porte vers une oeuvre qui sera d'autant plus
féconde qu'elle est moins humaine et plus divine.



Tel est l'art délicat, les ressources merveilleuses que la Sagesse déploie pour faire «les amis de Dieu et les prophètes» 8. En
étudiant ces interventions de l'Esprit-Saint par les dons, nous avons
l'impression parfois que se soulève le voile du mystère qui recouvre
l'action de Dieu dans le âmes et dans son Église. Nous devons
reconnaître bientôt que nous touchons à un mystère plus profond encore.
Du moins notre regard de foi est désormais assez éclairé pour se plonger
avec avidité et délices en ces profondeurs nouvelles d'obscurité qu'il
sait remplies des oeuvres les plus hautes et les plus admirables de la
puissance, de la sagesse et de la miséricorde divine.



1. «Fides lllustrata donis est habitus proxime eliciens divinam contemplationem...»
PERE JOSEPH a Spiritu Sancto, Cursus theologiae mystico-scholasticae,
T. II, praed. II, disp. XII, q. I, n. 15, p. 657. Edit. P. Anastase
Beyaert 1925.

Ce
savant auteur étudie longuement la coopération de la foi et des dons
dans la contemplation. Nous traduisons quelques-unes de ses affirmations
qui éclairent ce problème difficile : «Les dons du Saint-Esprit ne
produisent pas l'acte de contemplation surnaturelle, mais modifient la
contemplation produite par la foi éclairée (vive)»
. Ibid., q. I, n.
66, p. 684. «Les dons n'agissent que tant que l'âme est unie à Dieu ; or
cette union est réalisée par les vertus théologales : ce qui prouve que
ces dernières l'emportent sur les dons ; ce qu'enseigne en effet SAINT
THOMAS lorsqu'il dit (Ia Iiae, qu. 68, a. 8) : «Les vertus
théologales doivent être préférées aux dons du Saint Esprit, parce que
c'est par elles que l'âme est unie à Dieu et qu'elle lui est soumise»
...
L'acte des dons, du don d'intelligence par exemple dont nous parlons,
n'aboutit pas à Dieu en tant que connu en lui-même, mais à lui en tant
que goûté... C'est dans la saveur expérimentée par la volonté, qui est
quelque chose de créé, que Dieu est vu par le don d'intelligence et les
autres dons intellectuels, surtout par le don de sagesse». Ibid., q.
III, n. 83, p. 694.

2. Noviss. Verba, 18 août, p. 143
3. ROM. VIII, 14
4. Cf. la description de l'union mystique V° Dem., ch. I et II, et celles du ravissement et du vol d'esprit VI° Dem., ch. I et II
5.
«Quand elle (cette vision) arrive, je dis qu'il n'y a alors aucune
opération, aucun acte de notre part ; c'est Dieu, ce semble, qui fait
tout. Il en est comme d'une nourriture qui se trouverait dans notre
estomac, sans que nous l'ayons mangée ; nous ignorons comment elle y
est entrée, mais nous comprenons bien qu'elle y est». VIE, ch. XXVII, p. 278

6. Voir par exemple la révélation dont fut favorisée Mère GENEVIÈVE au sujet de SAINTE THÉRÈSE
DE L'ENFANT-JÉSUS ; ce qui faisait dire à cette dernière : «Ah ! Cette
sainteté-là me paraît la plus vraie, la plus sainte et c'est elle que je
désire car il ne s'y rencontre aucune illusion...» (MAN. AUTOB., A fol. 78 r°).

Dans ce cas, la liberté du sujet n'est pas supprimée. Dieu utilise la disposition d'abandon et la docilité habituelle de l'âme.
7. SAGESSE, VII, 24
8. SAGESSE, VII, 27







Distinction des dons du Saint Esprit entre eux

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ISAÏE énumère sept esprits ou plutôt sept formes de l'Esprit de Dieu qui reposent sur le Messie :


«esprit
de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force,
esprit de science et de piété, et la crainte de Dieu» 1.


La
théologie, à la suite de SAINT THOMAS, a vu dans ce septénaire sacré à
la fois la plénitude de l'Esprit divin qui repose sur le Christ et
l'énumération de sept dons du Saint-Esprit distincts.



La distinction des dons, comme celle des vertus, repose sur la distinction de leur objet propre.


Le don de sagesse
pénètre
dans les vérités divines non pour dissiper leur obscurité
essentielle mais pour les savourer grâce à l'union sympathique et
cordiale que crée la charité.

Le don d'intelligence,
don
d'intuition pénétrante du divin, donne le sens du divin à travers
les objections et obstacles qui le dissimulent, maintient l'âme
paisible sous la clarté aveuglante du mystère et fait briller des
lumières distinctes sur les objets secondaires de la foi, à savoir
ce qui est ordonné à la manifestation du mystère, à sa crédibilité et
à sa vertu régulatrice des moeurs.

Le don de science
éclaire
les choses créées dans leurs rapports avec la vérité divine, et
les juge sous la lumière que cette vérité projette sur elles

Le don de conseil
intervient dans les délibérations de la prudence pour les éclairer d'une lumière qui indique la décision à prendre.
Le don de piété
fait rendre à Dieu les devoirs qui lui sont dus comme à un père aimant.
Le don de force
assure la puissance pour triompher des difficultés qui s'opposent à l'accomplissement du bien.
Le don de crainte
crée dans l'âme l'attitude respectueuse et filiale commandée par la transcendance de Dieu et sa qualité de Père.

Parmi ces dons,


quatre sont intellectuels :
la sagesse, l'intelligence, la science et le conseil ;
trois volontaires :
la force, la piété et la crainte de Dieu
Trois sont contemplatifs :
la sagesse, l'intelligence et la science ;
quatre sont actifs :
le conseil, la force, la piété et la crainte.

La
théologie s'est plu à chercher les relations des dons avec les vertus,
avec les béatitudes et les fruits du Saint-Esprit. C'est ainsi que :



la sagesse s'unit à la charité,
l'intelligence et la science s'unissent à la foi,
la crainte de Dieu à l'espérance,
la piété à la justice,
la force à la vertu de force,
le conseil à la prudence.

La paix et la béatitude des pacifiques appartiennent à la sagesse
La béatitude des coeurs purs et le fruit de la foi appartiennent au don d'intelligence.
La béatitude beati qui lugent est propre au don de science.
La béatitude des miséricordieux suit le don de conseil.
Le don de piété
reçoit : soit la béatitude des doux (SAINT AUGUSTIN), soit celle des
miséricordieux et . . ceux qui ont faim (SAINT THOMAS)

Au don de force conviennent la patience et la longanimité
Au don de crainte, les fruits que sont la modestie, la continence et la chasteté.

Ces
distinctions et classifications précises ont permis de faire une
analyse et des exposés détaillés de chacun des dons et de leurs
propriétés. Ces études satisfont l'esprit avide de clarté et de logique,
mais lorsqu'on les rapproche des cas concrets observables, elles
donnent l'impression de s'être éloignés de la réalité à mesure qu'elles
se sont faites plus précises et plus claires. 2.



Voici par exemple le cas de SAINTE THÉRÈSE
DE L'ENFANT-JÉSUS dont la vie spirituelle bien connue est conduite dès
son jeune âge par les dons du Saint-Esprit. Des définitions précises
des dons et de leurs propriétés devraient permettre de trouver aisément
le don qui prédomine chez elle. Or voici qu'au contraire sur cette
question importante et facile à résoudre, les opinions sont étonnantes
de diversité. «Don de piété» affirment les uns, en considérant l'attitude filiale à l'égard de Dieu. «Don de sagesse» assurent les autres, frappés par son expérience de la miséricorde qui explique toute sa voie d'enfance. «Don de force» déclare sa soeur qui la connaît intimement et l'a suivie en toute sa vie spirituelle.



La
distinction si claire dans le domaine spéculatif, semble impuissante à
trancher un problème pratique aux données bien connues. La logique si
lumineuse pour l'esprit, défaille devant la réalité qu'elle pensait
avoir étreinte.



Faut-il
rejeter cette logique et les distinctions qu'elle nous présente ? Nous
ne le pensons pas car ces distinctions et classifications sont fondées
non seulement en raison mais en fait. Toutefois, nous croyons pouvoir
montrer à la lumière de l'enseignement de SAINT JEAN DE LA CROIX, que la
distinction des dons, bien que réelle, ne doit pas être affirmée si
absolue et si complète qu'on puisse les étudier isolément et séparer
nettement leurs effets.



En son commentaire de la troisième strophe de la VIVE FLAMME,
expliquant les communications de Dieu à l'âme transformée, SAINT JEAN
DE LA CROIX compare les attributs divins à des lampes ardentes qui
produisent sur l'âme des obombrations ou splendeurs qui sont en rapport
avec la forme et la propriété des attributs dont elles émanent. D'après
ce principe, l'ombre que produit dans l'âme la lampe de la beauté de
Dieu sera une autre beauté conforme à la figure et à la propriété de la
beauté divine. L'ombre que produit la force sera une autre force en
rapport avec celle de Dieu. Ainsi en sera-t-il des obombrations de
toutes les lampes ou attributs. C'est une loi générale des
communications divines dans l'ordre surnaturel qu'expose le saint : Dieu
communique à l'âme une participation réelle à sa nature et à sa vie ;
la grâce inférieure à Dieu parce que créée, nous fait cependant vrais
enfants de Dieu : la participation à la nature divine qu'elle donne est
entière bien que créée.



Le saint a souligné que chaque attribut divin es l'Être même de Dieu et contient par conséquent la richesse de tous les autres.


«Or
ces choses se passent dans ces ombres claires et embrasées
produites toutes par ces lampes claires et embrasées, mais si elles
resplendissent dans cette âme de toutes les manières dont nous venons
de parler, elles ne sont néanmoins qu'une seule chose dans la
simplicité et l'unité de Dieu»
. 3.


En
d'autres termes, les communications que l'âme reçoit passivement de
Dieu revêtent la forme et les propriétés spéciales de l'attribut divin
dont elles émanent, mais, puisque cet attribut est l'essence même de
Dieu et porte en lui les richesses de tous les autres, la communication
que l'âme en reçoit, porte aussi en elle la participation créée à tut
l'Être de Dieu et à toutes les richesses divines des autres attributs.


En
cet exposé, que nous abrégeons à regret pour n'en prendre que ce qui va
à notre sujet, SAINT JEAN DE LA CROIX ne nomme pas explicitement les
dons du Saint-Esprit ;; il est cependant évident que ces communications
divines arrivent à l'âme par les dons. La diversité des communications
reçues, ou obrombations d'attributs divins différents fait intervenir
des dons distincts. On entrevoit déjà la conclusion que nous allons
formuler : les obombrations d'attributs différents , qui arrivent à
l'âme par des dons distincts, y produisent des saveurs différentes, sont
ordonnée par des buts pratiques distincts,mais substantiellement elles
sont identiques, car les attributs différents dont elles émanent sont
tous la même essence de Dieu. En ses communications directes et
personnelles à l'âme sous une forme distincte ou pour un but
particulier, comme lumière ou force, saveur ou beauté, Dieu ne se divise
pas, et c'est une participation à toute sa richesse qu'il communique
par chacun de ses dons.



Pousser
la distinction des dons jusqu'à affirmer pour chacun d'eux une action
de Dieu essentiellement différente, c'est méconnaître le caractère divin
de cette action en la réduisant à une mesure humaine et en y
introduisant des distinctions qu'elle ne saurait supporter. 4.



Par
contre, l'identité foncière des communications divines sous des dons
différents dont la distinction est suffisamment sauvegardée par la
diversité des effets perçus et des buts atteints, explique heureusement
et la difficulté de trouver le don qui domine dans une vie spirituelle
donnée, et surtout cette unité de la sainteté réalisée par des voies et
sous l'action de dons si différents. Ce dernier point mérite d'être
souligné. Un exemple le mettra en relief.



SAINT JEAN BOSCO
Voici SAINT JEAN BOSCO et SAINTE THÉRÈSE
qui sont tous deux soumis à l'action du Saint-Esprit, mais certes, par
des voies bien différentes. DON BOSCO est un actif qui utilise surtout
les dons de conseil et de force. SAINTE THÉRÈSE
est une contemplative qui vit des dons de sagesse et d'intelligence. Si
ces dons étaient complètement distincts, ils devraient produire
normalement des formes de sainteté et de vie mystique tout à fait
différentes. Or, considérons les deux saints sur les sommets de la vie
spirituelle. Voici SAINT JEAN BOSCO jouissant de vues prophétiques sur l'avenir et sur le développement de son Institut en des proportions plus grandes que la contemplative SAINTE THÉRÈSE elle-même. Quant à SAINTE THÉRÈSE,
elle est merveilleusement entendue en toutes les questions matérielles
et fonde ses couvents avec une facilité et à la fois une pauvreté de
moyens que ne semble pas connaître DON BOSCO. Actif et contemplative se
sont rejoints en une sainteté qui est une, mais aussi en des dons
mystiques qui sont étonnamment semblables. Comment expliquer ces
ressemblances si, sous la diversité extérieure des voies et dons qui les
ont conduits sur les mêmes sommets, il n'y avait pas une action de Dieu
identique en ses effets profonds.
5.



1. ISAÏE, XXI, 2-3
2.
Il nous parait d'abord qu'au-delà des dons du Saint Esprit qui sont
ordonnés à recevoir une forme particulière de l'action de Dieu, il y a
lieu de distinguer la réceptivité peut agir dans l'âme elle-même par
touches substantielles, autrement dit par touches de la substance de
Dieu à la substance de l'âme, touches incomparablement plus fécondes
que l'action de Dieu par un don particulier

3. VIVE FLAMME, str. III, p. 984
4. On
peut objecter d'une façon assez spécieuse, que, de même que les vertus
sont ordonnées exclusivement à la production d'un acte spécifiquement
distinct, de même les puissances respectives sont ordonnées à un seul
effet à l'exclusion de tout autre, ainsi le sens de l'ouïe ne peut
percevoir que les sons.

Il
faut reconnaître en effet que vertu et don, puissance active et
puissance réceptive, sont déterminés à un objet particulier. Mais tandis
que l'acte produit par une puissance active donne la mesure de
l'activité déployée, une puissance réceptive ne perçoit dans la
causalité agissant sur elle que l'effet spécial auquel elle est
ordonnée. L'ouïe perçoit la musique d'un orchestre, mais cet orchestre
offre aux autres sens (à la vue par exemple) d'autres perceptions. De
même lorsqu'un don du Saint Esprit perçoit l'effet particulier d'une
intervention de Dieu, il n'épuise pas la puissance de cette dernière qui
peut produire d'autres effets dans l'âme par les autres dons ou par la
passivité réceptive de la charité.

Il
nous parait que la plupart des erreurs et des confusions dans l'étude
des dons du Saint-Esprit, viennent de ce que nous mesurons l'action de
Dieu à ce que nous en percevons et la puissance réceptive des dons du
Saint-Esprit, aux perceptions qu'ils enregistrent. Nous oublions que
l'action divine, en s'adaptant à nous et à nos besoin ne se réduit pas
elle-même à une mesure humaine, mais qu'elle reste transcendante en
elle-même et dans ses effets.

C'est
notre intelligence qui, par besoin de clarté et de précision réduit
tout à la mesure de ce qu'elle peut dominer et comprendre. Ils sont peu
nombreux dit SAINTE THÉRÈSE, ceux qui ne mesurent pas l'action divine à la mesure de leurs pensées.

5.
Il est d'autres questions concernant les dons, telle par exemple la
fréquence des interventions divines par les dons, qui seront traitées en
d'autres chapitres.
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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Joss le Ven 4 Mar 2011 - 10:25





B. EXPÉRIENCE DES DONS
L'étude
des dons du Saint-Esprit nous place à chaque pas devant de nouveaux
problèmes. En voici un à la fois théologique et psychologique des plus
ardus et des moins explorés et cependant des plus utiles pour la
direction des âmes : c'est le problème de l'expérience mystique ou de la
perception par la conscience psychologique de l'action de Dieu par les
dons.



Comment
se fait cette perception ? Quels en sont les modes divers ?
Accompagne-t-elle toute action de Dieu par les dons en quelle mesure la
découvre-t-elle ? Autant de questions dont la solution rassurerait bien
des angoisses et pourrait affermir la marche de bien des âmes.



Mais
ces problèmes sont bien complexes, beaucoup trop pour que nous
puissions les embrasser en cette étude succinte. Nous nous contenterons
de proposer quelques remarques qui suggéreront des réponse partielles à
ces questions.



1.
On a tendance à identifier vie mystique et expérience mystique, action
de Dieu par les dons et expérience de cette action, comme si elles
étaient inséparables. 1.
Cette confusion est la source d'erreurs pratiques importantes. Il est
évident en effet que l'action de Dieu par les dons est nettement
distincte de l'expérience que nous pouvons en avoir, si bien que la
première peut exister sans la seconde.



SAINT
JEAN DE LA CROIX souligne qu'au début de la vie mystique, l'âme tout
entière au regret des consolations d'autrefois, ne perçoit pas la saveur
subtile de la contemplation qui lui est donnée. Le Saint fait remarquer
aussi que lorsque les communications divines arrivent en une âme tout à
fait pure, elles n'y produisent aucun effet perçu, de même que le rayon
de soleil qui entrerait dans une chambre à l'atmosphère très pure et
sortirait par une ouverture symétrique ne serait pas aperçut, n'ayant
trouvé sur son passage aucun objet qu'il éclaire.



Ainsi
qu'il a été dit précédemment, Dieu Lui-même peut soustraire à toute
expérience, l'infusion des dons les plus élevés. En son CANTIQUE, SAINT
JEAN DE LA CROIX demande des communications dont les sens ne sachent
rien. Et de fait, SAINTE THÉRÈSE
nous parle de lumières très hautes qu'elle découvrait en son âme sans
en avoir pris conscience au moment où Dieu les lui donnait.


Les
communications directes de Dieu ne sont donc pas toujours accompagnées
d'expérience. On ne saurait par suite affirmer qu'il n'y a pas de vie
mystique sans expérience mystique.




1.
De même on réserve parfois le nom de vie mystique à celle qui s'exerce
sous l'action des dons contemplatifs (sagesse, intelligence, science)...
Il nous parait plus normal de l'entendre de toute vie sous l'action des
dons du Saint-Esprit en général.





1.
A propos de l'expérience mystique, on peut d'abord se poser cette
question : est-il possible d'expérimenter les dons du Saint-Esprit
eux-mêmes, c'est-à-dire en dehors des communications divines qui le font
vibrer ?



Le
don ne saurait normalement tomber sous la conscience en dehors de son
exercice. Comment peut-on expérimenter qu'on a le sens de l'ouïe si
aucun son ne vient frapper l'oreille ? Toute expérience du don se réfère
à une expérience de son utilisation par une communication divine.



Toutefois, dan la troisième strophe de la VIVE FLAMME, SAINT JEAN DE LA CROIX note, en parlant des profondes cavernes des sens, que lorsque


«Les
puissances sont complètement détachées et purifiées, la faim, la
soif et le désir de leur sens spirituel est intolérable ; comme les
estomacs de ces cavernes sont profonds, ils souffrent profondément
dès lors qu'ils sont privés d'un aliment aussi profond que Dieu
Lui-même»
. 1.


Cette
souffrance du vide, qui a été précédée de communications divines,
semble bien être une sorte d'expérience de la capacité des dons du
Saint-Esprit qui supportent douloureusement la privation des
communications divines.



Cette
expérience n'est pas réservée, semble-t-il aux âmes déjà proches de
l'union transformante. Avec une intensité moindre on la retrouve chez
des âmes qui ont été sous l'action des dons du Saint-Esprit, et qui, en
certaines circonstances, expérimentent leur pauvreté et leur misère. Ce
sentiment du vide ou expérience du don du Saint-Esprit précède
ordinairement les communications et y prépare l'âme en provoquant des
actes d'humilité et de confiance qui attirent les débordements de la
miséricorde.



1. VIVE FLAMME,
str. III, p. 987, SAINT JEAN DE LA CROIX souligne que cette souffrance
du vide est particulièrement intense après les visites divines des
fiançailles, pour préparer l'âme au mariage spirituel.





3.
Autre remarque qui précise le problème de l'expérience mystique : dan
les communications divines, l'âme n'expérimente ni Dieu ni son action,
mais seulement les vibrations produites en elle par cette action divine.
L'expérience mystique n'est donc pas une expérience directe mais une
quasi-expérience de Dieu à travers la vibration que produit son
intervention.





4.
En cette quasi-expérience il y a une impression de fond, la plupart du
temps dominante et la plus forte, parfois même unique et exclusive de
tout autre : c'est la perception ou l'expérience du contraire de ce qui
est donné par la communication divine. Expérience qu'on pourrait appeler
négative.



En
effet, en se communiquant directement à l'âme, Dieu ne peut pas
dissimuler ce qu'il en est en Lui-même, ni la qualité du don qu'il fait.
Sa transcendance se manifeste. Sa présence impose un respect profond :
sa lumière éblouissante produit l'obscurité dans l'intelligence
inadaptée pour la recevoir : sa force écrase la faiblesse humaine, la
saveur même qui arrive par le don de sagesse fait expérimenter
délicieusement la petitesse. Dieu met ainsi l'âme dans une attitude de
vérité en créant en elle l'humilité.



Aussi, cette expérience négative pour déconcertante qu'elle soit, 1. est
la plus constante et le signe le plus authentique de l'action divine.
L'expérience positive du don peut manquer ainsi que nous l'avons dit. 2. Si l'expérience négative fait défaut, on peut douter légitimement de la réalité de l'action de Dieu.



S'unissant
à la communication divine dont elle est le signe et l'effet, cette
expérience négative explique ces antinomies souvent signalées comme
effets caractéristiques des dons 3.
et fonde les rapports des dons avec les béatitudes. Bienheureux les
pauvres en esprit, les doux, les coeurs purs, les pacifiques, ceux qui
ont faim et soif de justice... parce que leurs dispositions de pauvreté,
de pureté, de douceur, leur soif de la justice sont le fruit d'une
action de Dieu en eux et les disposent à de nouveaux envahissements
divins. Pour s'offrir aux illuminations divines par l'humiliation comme
le conseille PASCAL, il faut avoir été touché par la lumière de Dieu, et
la petitesse qui attire la sagesse en est aussi le fruit. Antinomie de
dispositions qui semblent contraires, mais qui se complètent et
s'appellent mutuellement : petitesse de la créature et grandeur de Dieu,
péché de l'homme et miséricorde divine doivent apparaître et s'éclairer
chaque fois que Dieu agit et se manifeste dans la vérité.



1. Déconcertante
surtout parce qu'elle semble aller à l'encontre des notions
habituellement répandues. On montre ordinairement en effet
l'intervention de Dieu assurant le triomphe extérieur de l'action de
Dieu.

SAINT
LAURENT sur son grill nous est présenté comme le type parfait du don
de force. Et cependant, que faut-il préférer de SAINT LAURENT sur son
grill narguant ses bourreaux ou du Christ Jésus sur la croix triomphant
de la souffrance et de la mort, mais récitant le psaume : Ut quid, Domine, dereliquisti me
? Le dessein évident de Dieu était d'affirmer par la force extérieure
de SAINT LAURENT la force de son Esprit et de son Eglise contre la
puissance extérieure de Rome ; mais l'expérience du don de force dans le
Christ en Croix, même au point de vue extérieur, est plus parfaite et
plus complète. Nous ferions la même remarque au sujet de l'expérience du
don de force chez SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS sur son lit de mort, «Je ne croyais pas qu'il fût possible de tant souffrir, disait-elle, Le vase est plein jusqu'au bord...». Cette plainte est non pas corrigée mais complétée par sa patience héroïque et par cette autre parole «Je ne me repens pas de m'être livrée à l'amour» (Noviss. Verba, p. 192, 194).

2.
On peut donc admettre comme conséquence qu'une très haute contemplation
peut ne se manifester habituellement que par une impression d'obscurité
et d'impuissance. Cette remarque éclaire l'expérience contemplative de
SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS.

3.
Cette antinomie ne se trouve pas seulement dans l'expérience de l'âme
au moment où elle est sous l'action d'un don, elle crée un état habituel
de l'âme. C'est ainsi que le don de sagesse entretient une impression
habituelle de l'âme. C'est ainsi que le don de sagesse entretient une
impression habituelle de petitesse et d'humilité : le don d'intelligence
semble faire vivre l'âme dans une atmosphère d'obscurité. On observe
aussi assez ordinairement que le don de conseil appartient à des
temporisateurs qui pourraient donner l'impression d'être des hésitants.
Nous savons aussi que l'Église, à la suite de l'apôtre SAINT PAUL, aime
montrer le don de force chez des enfants et des jeunes filles : «Ce qui est faible aux yeux du monde, Dieu le choisit pour confondre les forts» (1 COR., I, 27).



5. A cette expérience négative de privation peut s'ajouter une expérience positive et délectable de l'action de Dieu par le don.


A
dire vrai, seul le don de sagesse donne l'expérience délectable du don
de Dieu. Don suprême perfectionnant tous les autres, de même que la
charité dont il procède perfectionne toutes les vertus, le don de
sagesse introduit une saveur, la sienne, plus ou moins subtile dans
tous les autres dons, en toutes les âmes soumises à l'action de
l'Esprit-Saint et crée l'humilité paisible qui est le signe de contact
de Dieu.



Mis
à part le don de sagesse et sa subtile influence sur tous les autres,
l'expérience positive des autres dons est extrêmement variable. Le don
d'intelligence peut entourer l'âme uniquement d'obscurités ou faire
briller parfois des lumières profondes sur un dogme. Le don de force
permet à SAINT LAURENT de narguer ses bourreaux et laisse SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS
héroïque mais sans provision de force ; il fait gémir Jésus en croix
sur sa détresse et s'exprime par un cri surhumain qui frappe ses
bourreaux. Le don de conseil fait briller une lumière certaine sur une
décision à prendre ou laisse l'âme dans l'hésitation jusqu'à ce qu'un
évènement l'engage comme malgré elle dans la direction à prendre. Le don
de science peut donner le dégoût des créatures ou montrer au contraire
leur valeur dans le plan de Dieu.



En
cette expérience, le tempérament du sujet qui reçoit intervient, tant
dans les vibrations produites que dans leur prise de conscience. Sous le
choc de la force ou de la lumière de Dieu, différentes seront les
réactions des uns et des autres ; dans un même faisceau d'impressions,
l'optimiste soulignera celles qui sont agréables, le pessimiste
n'accusera que les douloureuses. Si nous ajoutons que certaines
interventions divines peuvent elles-mêmes créer telles ou telles
impressions, produire en une faculté tel ou tel effet précis, nous nous
rendons compte qu'en ce domaine de l'expérimentation positive de 'action
de Dieu par le don du Saint-Esprit, nous sommes en un domaine complexe
et obscur où l'on ne peut avancer qu'avec prudence et porter des
jugements qu'avec une extrême circonspection.



6. Pour
nous reposer de ces incertitudes et obscurités, allons au signe le plus
certain et le plus visible de l'action de Dieu par les dons. A fructibus corum cognoscetis eos : «vous les connaîtrez à leurs fruits».
Tel est le critèrium donné par Jésus pour distinguer des faux bergers,
les prédicateurs et prophètes inspirés par l'Esprit-Saint. La fécondité
spirituelle accompagne toujours l'action de l'Esprit-Saint. Ses fruits
ne sont pas toujours les miracles, mais la charité, la bénignité, la
patience, etc... Mais ce discernement des fruits de l'Esprit de Dieu ne
sera pas toujours aisé, car, même chez le juste, ces oeuvres bonnes
s'accompagnent de déficiences et de défauts, et la fécondité ne se
manifeste qu'à longue échéance. L'Esprit de Dieu y pourvoira Lui-même et
se fera reconnaître lorsque ce sera nécessaire, à l'humble patience qui
aura su attendre et prier.






C. UTILITÉ ET UTILISATION DES DONS DU SAINT-ESPRIT


Tout ce qui a été dit sur la nature et le rôle des dons du Saint Esprit nous révèle leur importance dans la vie spirituelle.


Les
dons du Saint-Esprit sont en notre âme des portes qui s'ouvrent sur
l'infini et par lesquelles nous arrive le grand souffle du large, ce
souffle de l'Esprit d'amour qui apporte la lumière et la vie. Cet
Esprit, il est vrai «souffle où il veut et on ne sait d'où il vient ni où il va» 1.
mais nous savons qu'il est le souffle de la Sagesse d'amour, de la
Miséricorde infinie qui a besoin de se répandre, qui nous a créés pour
se donner à nous et nous emporter dans le mouvement puissant et les
richesses ardentes de sa vie débordante.



Ce
souffle est infiniment sage et infiniment puissant.Pour servir ses
desseins il utilise toutes les ressources de sa sagesse et de sa force.
C'est lui qui a réalisé l'union hypostatique, enrichissant avant tout
consentement et tout acte de sa part, l'humanité du Christ de l'onction
de la divinité. C'est ce souffle de la miséricorde infinie qui a
soustrait l'âme de la Vierge aux conséquences du péché originel et l'a
faite toute pure et pleine de grâce.



Pour
la réalisation de ses desseins en nous, notre bonne volonté est trop
lente et trop infirme. Le souffle divin utilisera donc ces portes qui
s'ouvrent devant lui, s'y précipitera comme un torrent, comme «un fleuve resserré»
dit la Sainte écriture, pour enrichir l'âme au-delà de tous ses
mérites, de toutes ses exigences, ne considérant que ses besoins à Lui
de se donner et de se répandre.



Par
les dons du Saint-Esprit, puissances réceptives dont la capacité
s'adapte à la puissance du souffle qu'ils reçoivent, Dieu envahit l'âme,
y réalise le vouloir et le faire, perfectionne les vertus, exerce son
emprise progressivement ou d'un seul coup, suivant le mode et la mesure
qu'il s'est fixés. SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS constate un jour que Dieu l'a prise et l'a posée là. SAINT PAUL avoue que c'est par la grâce de Dieu qu'il est ce qu'il est.



C'est
par ces portes ouvertes sur l'infini, par ces voiles hissées pour
recueillir le souffle de l'Esprit que la miséricorde toute puissante
entre dans les âmes et en fait des prophètes et des amis de Dieu.



Mais
encore faut-il que ces portes soient ouvertes sur l'infini par la
confiance, et ces voiles hissées par l'amour, pour être gonflées par le
vent du large. Comment pourraient-elles l'être si l'âme ne connaît pas
l'existence des dons du Saint-Esprit et ne soupçonne pas ce que Dieu
peut faire par eux ?



Dans
les premiers siècles de l'Église, l'action de l'Esprit-Saint dans les
âmes et l'Église prenait des formes extérieures qui la faisait éclater
au grand jour. Au jour de la pentecôte l'Esprit-Saint vient sous forme
de langues de feu prendre possession des apôtres et, par eux, de
l'Église. Il affirma sa présence par la transformation qu'ils subirent,
et sa puissance par toutes leurs oeuvres. Il intervenait fréquemment
dans la vie de l'Eglise par ses lumières claires ou symboliques, par ses
ordres ou ses motions. Il était une personne vivante au sein de
l'Église et reconnu comme tel : Visum est enim Spiritui Sancto et
nobis... 2.
il a paru bon à l'Esprit-Saint et à nous, écrivaient les Apôtres. Ils
en appelaient en effet à sa lumière et à so jugement qui se
manifestaient extérieurement.



Depuis
lors l'Esprit-Saint a paru se dissimuler progressivement dans les
profondeurs de l'Église et des âmes. Il ne sort plus de cette
obscurité que pour de rares manifestations extérieures. Il n'y a
certainement pas de déclin pour sa puissance et son activité. Le
changement n'atteint que ses modes d'agir. Il est toujours vivant en
nous, prêt à se répandre, et nous possédons toujours ses dons pour
recevoir son souffle. Mais serait-ce parce qu'il s'est caché ou plutôt
parce que, moins fervente et penchée vers la terre, l'humanité n'a plus
songé à utiliser son action, c'est un fait aisé à constater,
l'Esprit-Saint est devenu non point seulement un Dieu caché, mais un
Dieu inconnu, et la science spirituelle qui permet d'utiliser sa
puissance par les dons a été ignorée pendant longtemps de l'ensemble des
chrétiens.



La science mystique, car tel est son nom, a été même discréditée, sinon méprisée dans les milieux honnêtement chrétiens «Travail de l'imagination ! Illusions maladives !»
disait-on. On craignait comme un danger cette action de l'Esprit-Saint,
surtout si elle s'accusait par des effets sensibles. Les maîtres de vie
spirituelle s'attachaient uniquement à développer les vertus,
négligeant les dons ou feignant d'en ignorer l'existence.
L'Esprit-Saint, habitant dans nos âmes et qui y vient pour y vivre sa
vie ardente et conquérante, était proscrit d'une vie qui voulait être
chrétienne sans Lui. Il semblait parfois s'échapper de sa prison,
mais l'âme en qui il se manifestait, devenue son heureuse victime,
devenait aussi la victime du milieu chrétien bien pensant et raisonnable
où elle se trouvait : elle était jugée suspecte et parfois proscrite
comme dangereuse pour son entourage. Qui d'entre nous ne pourrait
ajouter à ces réflexions des noms, et peut-être de grands noms,
aujourd'hui réhabilites d'ailleurs ?



Cette
science mystique est remise en honneur. Le froid jansénisme a disparu.
L'esprit d'amour peut de nouveau souffler sur les âmes. Le coeur divin
s'est manifesté. SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS
nous a enseigné une voie d'enfance qui conduit à la fournaise d'amour
et elle recrute une légion de petites âmes victimes de la miséricorde.
L'Esprit-Saint vit dans l'Église, sa vie se répand. Chrétiens fervents,
incroyants même, cherchant cette voie, les uns avec un amour éclairé et
déjà ardent, les autres avec leur inquiétude douloureuse. Comment y
parviendraient-ils sans guide, sans méthode, sans doctrine ?



Ces guides es science mystique, ces docteurs en science d'amour, l'Église nous les présente, ce sont SAINTE THÉRÈSE D'AVILA la mère spirituelle, SAINT JEAN DE LA CROIX le docteur mystique, SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS leur fille, la plus grande maîtresse de vie spirituelle des temps modernes, une des plus grandes de tous les temps. 3.


Partant
du fait que la perfection est dans le règne parfait de Dieu en nous par
l'Esprit-Saint, la science mystique est tout entière dans la solution
de ce problème pratique : comment attirer le souffle de l'Esprit et
comment ensuite se livrer et coopérer à son action envahissante ?
Certes, l'Esprit-Saint est souverainement libre en ses dons, et rien ne
saurait contraindre ou diminuer sa liberté divine. Toutefois il est des
dispositions qui exercent sur sa miséricorde une attirance quasi
irrésistible, il en est d'autres qu'il exige comme coopération active à
son action.



Tout
l'enseignement des maîtres du Carmel tend à mettre en relief ces
dispositions, à préciser l'ascèse adaptée à l'action de Dieu par les
dons. On ne trouvera pas autre chose dans la MONTÉE DU CARMEL, dans le CHEMIN DE LA PERFECTION, ou dans le CHÂTEAU INTÉRIEUR, et dans la doctrine de SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS.
Toute leur science spirituelle est une science d'utilisation des dons
de l'Esprit-Saint. On ne saurait l'oublier en étudiant leurs écrits,
sans en méconnaître le but et en fausser les perspectives.



Il
est trois dispositions qui sont à la base de cette ascèse et qui
correspondent à trois lois ou exigences de toute action de Dieu dans
l'âme. Ces dispositions fondamentales qui commandent toute la
coopération de l'âme et iront se perfectionnant à mesure que l'action
divine se développera, sont le don de soi, l'humilité et le silence.
Nous les étudierons en cette troisième partie.



Ces
préliminaires éclaireront l'étude qui suivra sur les modes particuliers
de l'action progressive de l'Esprit-Saint et sur la coopération qu'elle
exige en chacune de ses phases.



1. JEAN, III, 8
2. ACTES, XV, 28
3. Une étude approfondie de SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS
nous semble devoir faire progresser admirablement la science des dons
du Saint-Esprit. L'action des dons est prédominante chez elle depuis
l'âge de trois ans où elle ne refuse plus rien au Bon Dieu. Cette action
de Dieu par les dons y apparaît dégagée non seulement des phénomènes
extraordinaires, mais aussi des réactions sensibles puissantes
auxquelles assez généralement on la croit indissolublement liée. Action
très simple et très pure, elle nous révèle ce qui lui est essentiel.

Quand on étudie THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS,
il ne faut pas oublier cette prédominance des dons du Saint-Esprit dans
sa vie spirituelle. Sa générosité est toute de soumission à la lumière
de Dieu ; sa force est dans sa souplesse sous les motions de Dieu. Il
est inexact par conséquent de vouloir découvrir chez elle qu'une force
violente qui veut triompher d'elle-même pour acquérir des vertus. En
réalité elle ne travaille sous le mouvement de l'Esprit-Saint que pour
faire triompher la vertu de Dieu en elle. C'est ainsi qu'elle pourra
dire qu'elle n'a pas de vertus et que Dieu lui donne à chaque instant ce
qui lui est nécessaire.



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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Ven 4 Mar 2011 - 10:32

Déjà ce n'est pas "le Saint Esprit nous enseigne toute choses", je veux dire dans le contexte de ce passage ! Mais "leur enseigne toute choses" c'est à dire aux apôtres. Pour comprendre ce qui dit la bible il faut ce poser avant toute choses ces questions : A qui parle Jésus ? Ou est-il, d'où vient il et ou va-t-il ? Que signifient les noms des lieux et des personnes ? Quelle est la situation "géo-politique" de ce lieu. Ce lieu a-t-il un passif dans l'ancien testament et si oui lequel ? etc.. Ensuite nous pouvons commencer à interpréter sans dénaturer le message.

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Fée Violine le Ven 4 Mar 2011 - 10:40

Oui, il parle aux apôtres. Mais maintenant, le Saint Esprit nous parle à nous!
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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Ven 4 Mar 2011 - 19:47

Merci Joss pour ton développement.

En deux phrases tu mettrais donc quoi, derrière ce "toutes choses" ?

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Ven 4 Mar 2011 - 19:52

Marc a écrit:Déjà ce n'est pas "le Saint Esprit nous enseigne toute choses", je veux dire dans le contexte de ce passage ! Mais "leur enseigne toute choses" c'est à dire aux apôtres. Pour comprendre ce qui dit la bible il faut ce poser avant toute choses ces questions : A qui parle Jésus ? Ou est-il, d'où vient il et ou va-t-il ? Que signifient les noms des lieux et des personnes ? Quelle est la situation "géo-politique" de ce lieu. Ce lieu a-t-il un passif dans l'ancien testament et si oui lequel ? etc.. Ensuite nous pouvons commencer à interpréter sans dénaturer le message.
Oui, et donc, c'est aux disciples que Jésus parle leur annonçant la pentecote.
Et donc, une fois venue la pentecote, les disciples étant devenus apôtres, le Saint-Esprit les a guidé a bâtir l'Église.

Tu vois cela toi aussi ?

23. Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et vous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui.
25. Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous.
26. Mais le Paraclet, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
29. Je vous le dis maintenant avant que cela n'arrive, pour
qu'au moment où cela arrivera, vous croyiez.

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Ven 4 Mar 2011 - 19:53

Fée Violine a écrit:Oui, il parle aux apôtres. Mais maintenant, le Saint Esprit nous parle à nous!
Oui, à tous les chrétiens de tous les temps et de toute la planète.

Nous rappelle-t-il ce que Jésus a dit ?
Ajoute-t-il ce que Jésus n'aurait pas dit ?
Si oui, qu'est-ce que Jésus n'aurait pas dit à son sujet ou ... ???

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Joss le Ven 4 Mar 2011 - 20:06

sourire a écrit:Merci Joss pour ton développement.

En deux phrases tu mettrais donc quoi, derrière ce "toutes choses" ?

Le désir de Dieu de nous conduire à lui qui nous entraîne du Fils au Père par la spiration de l''Esprit-Saint et ses sept dons.

"Soyez parfait comme mon Père du ciel est parfait"
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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Sam 5 Mar 2011 - 0:00

sourire a écrit:Oui, et donc, c'est aux disciples que Jésus parle leur annonçant la pentecôte.
Et donc, une fois venue la pentecôte, les disciples étant devenus apôtres, le Saint-Esprit les a guidé a bâtir l'Église.

A travers les apôtres, c'est aussi toute la succession apostolique qui est enseignée et nous guide dans la compréhension des écritures. C'est ainsi que le Saint Esprit nous parle comme le dit Fée.

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Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur, que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. (Eph 3, 16-17)
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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 0:46

A travers les apôtres, c'est aussi toute la succession apostolique qui
est enseignée et nous guide dans la compréhension des écritures.

C'est le saint-esprit ou la succession apostolique qui nous guide dans la compréhension des écritures ???

Car il me semble qu'avant, nous parlions du saint-esprit.

Quand à la succession apostolique, elle n'est en tout cas pas enseignée par les apotres.


Après, les apotres, il y a les anciens.
Les anciens, c'est à dire, des chrétiens qui connaissent le message apostolique (= des apotres = des premiers chrétiens) et qui sont a même de l'enseigner à d'autres, qui l'enseigneront à leur tour à d'autres.

C'est marrant Marc de te lire, car c'est TOI qui me donne à lire Irénée de Lyon contre les hérésies pour me montrer ta foi.
Mais c'est moi qui croit ce que dit Irénée ... et depuis longtemps.


Dernière édition par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 21:47, édité 1 fois

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Sam 5 Mar 2011 - 1:38

Irénée est clair :

Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes Rm 1,8 sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes: car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s'accorder toute Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, - elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres. (Irénée,Contre les Hérésies Liv.3 ch.3)

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 2:08

Marc a écrit:Irénée est clair :

Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes Rm 1,8 sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes: car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s'accorder toute Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, - elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres. (Irénée,Contre les Hérésies Liv.3 ch.3)
Oui bien sur, comme déjà dit, on ne pouvait pas acheter de nouveau testament à chaque coin de rue !

Mais bon, c'est toi qui souligne ce passage ?
Toi qui m'affirme qu'il n'y a qu'une et une seule personne qui succède à la fois ?
T'es sur d'avoir bien lu les deux premières lignes avant de mettre ce passage "publiquement" ?
Car on y voit bien que chaque église avait ses anciens(= ses évêques) et donc, qu'il y en avait énormément "en service" à la fois ...

De plus, on y lit que Pierre et Paul ont fondé l'église de la ville de Rome ...

Donc, t'appuyer sur ce passage dont tu ne crois pas la moitier de ce qu'il dit, pour me montre l'unique phrase à laquelle tu crois, je ne comprends pas du tout ta démarche, Marc, et plus loin ta façon de croire.

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Sam 5 Mar 2011 - 2:23

sourire a écrit:Toi qui m'affirme qu'il n'y a qu'une et une seule personne qui succède à la fois ?
T'es sur d'avoir bien lu les deux premières lignes avant de mettre ce passage "publiquement" ?

Je n'ai jamais dis qu'une seule personne succédait ! Paul a fondé plusieurs églises rassemblé autour d'un évêque et la succession apostolique concerne tout les évêques qui ont reçu cette charge par imposition des mains depuis les apôtres jusqu'à nous. La primauté de Pierre en fait elle même partie et elle est en même temps autre chose.

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Nazir le Sam 5 Mar 2011 - 7:30

Bonjour à tous. Rappel du catéchisme de l'Eglise catholique :
III L'Esprit et la Parole de Dieu dans le temps des promesses
702 Du commencement jusqu'à "la Plénitude du temps" (Ga 4,4), la Mission conjointe du Verbe et de l'Esprit du Père demeure cachée, mais elle est à l'oeuvre. L'Esprit de Dieu y prépare le temps du Messie, et l'un et l'autre, sans être encore pleinement révélés, y sont déjà promis afin d'être attendus et accueillis lors de leur manifestation. C'est pourquoi lorsque l'Eglise lit l'Ancien Testament (cf. 2Co 3,14), elle y scrute (cf. Jn 5,39 Jn 5,46) ce que l'Esprit, "qui a parlé par les prophètes", veut nous dire du Christ.


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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 21:34

Marc a écrit:
sourire a écrit:Toi qui m'affirme qu'il n'y a qu'une et une seule personne qui succède à la fois ?
T'es sur d'avoir bien lu les deux premières lignes avant de mettre ce passage "publiquement" ?
Je n'ai jamais dis qu'une seule personne succédait ! Paul a fondé plusieurs églises rassemblé autour d'un évêque et la succession apostolique concerne tout les évêques qui ont reçu cette charge par imposition des mains depuis les apôtres jusqu'à nous.
Je te disais non pas, une unique personne lui succédait, mais une à la fois, l'une après l'autre.

Je vais t'envoyer du chocolat suisse (pour les vitamines) et avec, une paire de lunette !

Paul a confié plusieurs églises rassemblée autour d'un évêque ????
Tu as lu cela où ???
En tout cas pas de la plume d'Irénée de Lyon, moins encore des épitres du NT.

Oui, tous les évêques qui siégeaient tous en même temps.
C'est ce que nous dit Irénée, et ce que nous dit Pierre, Paul et Timothée.
Pierre transmet à tous les anciens de la Dispersion ce qu'il a reçu de Jésus ! A tous, tous ! A tous les anciens !
Ailleurs Paul s'adresse à tout les épiscopes qui sont à Philippes ou encore à tous ceux d'Ephèse !
Philippes ( ville de Macédoine orientale, fondée par Philippe II en 356 av. J.-C.
Irénée de Lyon : Démonstration de la prédication apostolique a écrit:Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci,d'énumérer les successions de toutes les Églises.
La Bible de Jérusalem : 1 Pierre 1:1 et 1Pierre 5:1-4 a écrit:Pierre, apôtre de Jésus Christ, aux étrangers de la Dispersion : du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie
Les anciens qui sont parmi nous, je les exhorte, moi, ancien comme eux(...)Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui (...)
Pierre dit de lui : moi ancien comme eux. Comme eux ...
Et il dit "parmi nous" ... il ne dit pas "parmi vous" ...
La Bible de Jérusalem : Philipiens 1:1 a écrit:Paul et Timothée, serviteurs du Christ Jésus, à tous les saints dans le
Christ Jésus qui sont à Philippes, avec leurs épiscopes et leurs diacres.
Actes 20:17-18a et 20:28 a écrit:Cependant, de Milet Paul envoya chercher à Éphèse les anciens de l'Église.
Lorsqu'ils furent arrivés vers lui, il leur dit : (...) (...) Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre fils.
Tu peux vérifier dans le grec, ici, que le mot épiscopes de l'épitre aux philipiens et le même que
http://biblos.com/philippians/1-1.htm

gardiens de Actes 20:28

http://biblos.com/acts/20-28.htm

qui est le même que dans 1 tim 3:2
(Aussi faut-il que l'épiscope soit irréprochable, mari d'une seule femme,
qu'il soit sobre, pondéré, courtois, hospitalier, apte à l'enseignement)


http://biblos.com/1_timothy/3-2.htm








Dernière édition par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 22:01, édité 5 fois

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 21:39

Marc a écrit: La primauté de Pierre en fait elle même partie et elle est en même temps autre chose.
La primauté revient à Jésus, Marc, à JESUS.
La bible de Jérusalem : colossiens 1:15-18 a écrit:
Il est l'Image du Dieu invisible, Premier-Né de toute créature
car c'est en lui qu'ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur
la terre, les visibles et les invisibles, Trônes, Seigneuries,
Principautés, Puissances ; tout a été créé par lui et pour lui
Il est avant toutes choses et tout subsiste en lui
Et il est aussi la Tête du Corps, c'est-à-dire de l'Église : Il est le
Principe, Premier-né d'entre les morts, il fallait qu'il obtînt en tout
la primauté



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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Sam 5 Mar 2011 - 22:09

Nous pensons que Jésus à la Primauté bien évidement mais qu'en Son absence Pierre est associé à cette primauté. Mais libre a toi de penser autrement Sourire ! Ou d'aller sur un forum qui correspond plus à tes idées puisque tu as du mal à accepter que notre foi soit différente...

QDTB Wink

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 23:13

Marc a écrit:Nous pensons que Jésus à la Primauté bien évidement mais qu'en Son absence Pierre est associé à cette primauté.

L'absence de Jésus ... hum ...

Jean 14:28 Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m'en vais, et je reviens vers
vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père;
car le Père est plus grand que moi

Matthieu 28:20 Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde





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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Sam 5 Mar 2011 - 23:33

Mais libre a toi de penser autrement Sourire ! Ou d'aller sur un forum
qui correspond plus à tes idées puisque tu as du mal à accepter que
notre foi soit différente...

QDTB

... j'étais venue sur ton invitation ...
... je quitte donc sur ton invitation ...

Marc, j'ai vu ta grande foi et ton souhait de me "sauver de mes fausses croyances".

Je sais que tu l'as fait par amour pour moi, par conviction et je suis heureuse de tout le temps que tu as pris pour essayer de "me sauver de mes hérésies".

Pense qu'il y a des années que je vérifie dans les saintes-lettres (et bien souvent dans plusieurs versions y compris dans le grec) tous les enseignements que je reçois (lis-entends) et que j'y suis exercée.

Et que malheureusement, plus tu as essayé de me prouver par A+B la primauté de Pierre, plus j'ai trouvé d'arguments dans les écritures. Déjà simplement en lisant les versets dont tu me donnais la référence, dans leur contexte.

Et même dans les lectures que tu m'as toi données.

Je crois exactement ce qu'Irénée de Lyon dit dans son traité : démonstration de la prédication apostolique.

Je crois que nous ne passons pas en jugement.
Je crois que nous SOMMES sauvés et que nous pouvons chaque jour remercier Dieu de nous avoir envoyé Jésus qui a prit sur lui le châtiment qui devait nous revenir.
Croire et aimer se disent en peu de mot, nous dit Irénée.
Et son traité me semble des plus complet tout en étant simple, structuré et résumant bien le tout ... en fait ... Irénée résume la bible elle-même.

Il a écrit ceci POUR JESUS afin de montrer le juste chemin / différent de celui des hérésies.

Aussi, je m'attèle à rester sur ce chemin étroit : la tradition des apôtres.

J'ai beaucoup apprécié nos échanges, j'ai appris à te connaitre, à connaitre ton coeur bon et chaleureux.
J'ai appris aussi beaucoup de choses sur le catholicisme, notamment sur les papes (dans l'autre forum et ici).

Soit béni Marc.
Ainsi que ta famille.

Merci à chacun pour votre chaleureux accueil.
Soyez tous abondamment bénis.
Nous nous retrouveront là où il n'y a plus de larmes auprès de celui que nous connaissons et qui nous connait : Jésus.

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Dim 6 Mar 2011 - 1:49

Heu lol je ne suis pas en train de te dire de partir Wink

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Dim 6 Mar 2011 - 2:14


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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par Marc le Dim 6 Mar 2011 - 15:25

sourire a écrit:
Marc a écrit:Nous pensons que Jésus à la Primauté bien évidement mais qu'en Son absence Pierre est associé à cette primauté.
voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde

Là encore il ne faut pas dénaturer le texte en comprenant les choses "à côté" sans en considérer l'idée principale ! Une fois de plus : A qui parle Jésus ? Il parle aux apôtres ! Et nous dit très clairement qu'il est avec eux jusqu'à la fin du monde et une fois de plus à travers eux à tout ceux qui les ont succédés jusqu'à nous. Nous n'avons pas affaire à un Dieu de division mais à un Dieu d'union.

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Re: Le saint-esprit nous enseigne toutes choses ?

Message par sourire le Lun 7 Mar 2011 - 18:38

Bon, bon, alors je reste un peu.
Je ne souhaite froisser personne.

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