MARTHE ET MARIE

Les saints dominicains

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Ramon, Colomba, Rose, Marie

Message par Fée Violine le Dim 4 Sep 2011 - 19:35

21 août Bx Ramón Peiró Victorí (Aiguafreda, Barcelone, 7 mars 1891-El Morrot, Barcelone, 21 août 1936), martyr, apôtre de l’Eucharistie et promoteur de la dévotion au rosaire.
D’une famille profondément chrétienne, il va à l’école primaire chez les Pères de la Sainte Famille de son village. À 15 ans, il entre au couvent Saint Jean Baptiste de Corias (Asturies) où il prend l’habit dominicain et fait profession en 1911. Il étudie la théologie à Salamanque et est ordonné prêtre en 1915. Il enseigne les humanités chez les apostoliques de Solsona, puis est supérieur à Calanda. Muté à Barcelone, il exerça les fonctions du culte divin et embellit la chapelle du Saint Sacrement. Durant de nombreuses années il forme les jeunes aspirant à la vie dominicaine, puis se consacre au ministère du culte dans l’église conventuelle.
Quand il dut quitter le couvent le 19 juillet 1936 et se réfugier dans une maison voisine, il fut témoin de l’incendie de l’église et de la chapelle du Saint Sacrement, qui l’affecta profondément. Pour ne pas compromettre ses protecteurs, probablement le 15 août il dut changer de refuge et aboutit dans une pension dirigée par des étrangers, où il se croyait en sûreté. De toute façon, il s’était habitué à l’idée du martyre, si c’était l’heure de Dieu. Sa fidélité même au sacerdoce le dénonça. Quand on lui demanda s’il était prêtre, il répondit franchement que oui. Après deux jours de prison où il fut très maltraité, il fut fusillé dans un faubourg de Barcelone. Il était serein, il envoya à sa mère un message disant qu’il était content. Il avait 45 ans, 28 ans de vie religieuse et 21 ans de sacerdoce. Il arriva au martyre en même temps que son frère Miguel, tertiaire dominicain, père de famille, victime de la persécution pour son catholicisme à outrance, et défenseur de la foi. Béatifié en 2001.

21 août Servante de Dieu Colomba Scaglione, Lecce 31 octobre 1698- 21 août 1753
Au XVIIe siècle, Lecce était constellée de couvents, tous promoteurs de ce triomphe architectural que fut le « baroque de Lecce ». Antonia Teresa, fille d’Oronzo et Lucrezia Martina, de la noble famille Scaglione, entra, sous le nom de Maria Colomba, au monastère dominicain de la Nativité de la Vierge, fondé en 1470.
Sa vie se passa dans le monastère dans une observance rigoureuse de la Règle et des Constitutions, dans une existence totalement offerte à Dieu pour le salut des âmes. Elle multiplia les jeûnes et les abstinences, préférait les travaux humbles et les services les moins appréciés.
La prière était son trait d’union avec Dieu qui ne s’arrêta pas même en face des épreuves les plus difficiles, comme des maladies graves et handicapantes ; elle fut gratifiée d’expériences mystiques et ascétiques, élevant aux plus hauts sommets son voeu d’obéissance, qu’elle considérait comme “le signe de son amour et la source de tout son repos”, parce que pour elle l’obéissance, en la privant de volonté propre, lui donne par anticipation la possession de Dieu.
L’ascèse et la mystique de soeur Colomba est connue surtout parce que pour obéir à son père spirituel, elle écrivit ses expériences dans la Vita interiore quand elle avait 37 ans.
Cet écrit et ses expériences, bien que cachées, de sa vie contemplative, furent ensuite publiées par son père spirituel Domenico Fontanella, en 1756, à Naples.

*23 août Ste Rose de Lima (Isabel Flores), 20 avril 1586, +24 août 1617, première sainte canonisée du Nouveau Monde (en 1671), patronne du Pérou, de l'Amérique, des Philippines, des Indes (qu'elle aurait voulu évangéliser), des jardiniers et des fleuristes. http://www.heiligenlexikon.de/BiographienR/Rosa_von_Lima.html
Isabel Flores était la dixième enfant d'une pauvre famille espagnole de Lima au Pérou. Très vite, elle manifeste pour le Christ un amour si violent qu'elle multiplie les austérités. À 4 ans et demi, elle reçoit la grâce de savoir lire sans avoir appris, l'ayant simplement demandé dans la prière. Elle en profitera pour se nourrir de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle. À 5 ans, elle se consacre à Dieu. À 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Les onze années qui lui restent à vivre, elle les passera, à demi-recluse, dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la prière et une austérité effrayante. En échange, elle reçoit des grâces mystiques étonnantes. Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes. Ses visions éveillent les soupçons de l'Inquisition. Elle devra subir des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionnera ses interrogateurs. À sa mort, le petit peuple de Lima se presse sur sa tombe pour en recueillir un peu de terre.
Citations :
À part la Croix, il n'y a pas d'autre échelle pour atteindre le Paradis.
Le Seigneur a dit d'une voix forte : que tous les hommes sachent que la grâce arrive après la peine, qu'ils sachent que sans avoir porté le fardeau des afflictions, ils ne peuvent atteindre les hauteurs de la Grâce, qu'ils apprennent que les dons de la Grâce augmentent au fur et à mesure que le fardeau s'alourdit, que les hommes ne se trompent pas, il n'y a qu'une voie pour rejoindre le Paradis, et la Croix est la seule route pour y accéder.
Nous n'obtiendrons pas la Grâce si nous ne souffrons pas. Nous devons supporter peine après peine pour rejoindre la nature divine, la gloire promise aux enfants de Dieu, et le parfait bonheur de l'âme.
Si l'homme savait combien est suave la possession de la Grâce divine, combien précieuse elle est, combien de joies et d'exaltation elle procure, personne ne pourrait se plaindre de la croix qu'il faut porter.


24 août Vble Marie de Popiglio,+1547 à Pistoia.
Dès sa jeunesse, elle mena une vie pure et pieuse, humble comme une fleur des vallées, douce et gaie, pratiquant la vertu simplement et sans fard. Vers 30 ans elle devint tertiaire dominicaine et fut une tertiaire parfaite. Dieu lui donna bien des fois d’annoncer des choses futures, de lire dans les consciences, de faire des miracles.
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Francisca,Pedro,Vicente,Luis,Jacques,François,Caïus,Madelein

Message par Fée Violine le Dim 4 Sep 2011 - 19:44

24 août Servante de Dieu Francisca del Espiritu-Santo Fuentes, née en 1647 à Manille (Philippines), + 24 août 1711 à Manille.
Francisca, fille de Don Simon de Fuentes, Espagnol, et de Doña Ana Maria del Castillo y Tamayo, métisse espagnole de Manille, reçut une bonne éducation et épousa un gentilhomme qui mourut peu après. Elle se consacra alors à la prière et au service des pauvres et des malades de la ville. Dans une vision, elle vit saint François et saint Dominique et se prosterna devant saint Dominique. Elle devint donc tertiaire dominicaine en 1682 sous le nom de Francisca de l’Esprit Saint. En 1686, Francisca, María Ana de Fuentes (sa soeur), Antonia de Jesús Esquerra et Sebastiana Salcedo demandèrent l’autorisation de vivre ensemble une vie de prière et de pratique des vertus, tout en continuant leur apostolat social. Le Maître général de l’Ordre approuva leur requête en janvier 1688, mais le directeur du Tiers Ordre, Fr. Juan de Santa María, qui leur était favorable, fut nommé ailleurs, et à sa place fut nommé Fr. Juan de Santo Domingo, qui était contre et le projet fut laissé de côté. Francisca et ses compagnes furent profondément effrayées, mais Sebastiana prophétisa qu’elle et Antonia ne vivraient pas assez pour le voir, mais que le Beaterio serait réalisé. Peu à peu Francisca mûrit spirituellement, et son désir de servir le prochain ne cessait de grandir. Son désir de réaliser le Beaterio grandissait aussi, au point qu’un jour après la confession, elle aborda encore le sujet avec le Frère Juan. Il lui reprocha son impatience mais bravement elle lui dit : “ Père prieur, le Beaterio sera établi, et Votre Révérence le verra”. Il devint alors un puissant supporter du projet. Sous sa direction, Mère Francisca et ses compagnes vécurent d’abord dans la maison de Mère Antonia de Esguerra qui était morte. En 1696, le Beaterio Sainte Catherine de Sienne fut formellement établi avec Fr. Juan de Santo Domingo, alors Provincial, président, et Mère Francisca prieure. Les autres sœurs étaient Mère Maria et Mère Rosa de Santa Maria. Mais en 1703, l’archevêque de Manille voulut mettre le Beaterio sous sa juridiction : conflit, il excommunie Francisca et met les autres soeurs sous interdit. Pour éviter le scandale, les soeurs enlevèrent leur habit et avec l’aide du gouverneur général et des frères dominicains, elles partirent deux ans en « exil » au collège Sainte Potentienne. Francisca souffrit le plus parmi ces épreuves, mais avec courage elles espéraient le jour de la victoire. Vu que l’opposition au Beaterio était en partie une question d’argent, une importante aide vint d’un tertiaire dominicain, Don Juan de Escaño y Cordova, qui en 1704 assura aux béates un revenu annuel de 2000 pesos (somme considérable) par l’intermédiaire de la Province. Le moment du triomphe arriva en 1706 quand après des négociations, leur adversaire l’archevêque Camacho changea de coeur et manifesta de la sympathie aux béates. Avec l’aide du gouverneur général et des dominicains, Mère Francisca et sa soeur revinrent à leur maison d’origine, ayant repris l’habit et la règle. L’autorisation de l’archevêque est datée du 26 mars 1706. Il y avait à cette époque 15 soeurs espagnoles, dont 1 novice, et aussi des sœurs converses et une postulante. La même année, le Beaterio ouvrit un collège qui admettait des Espagnoles, des métisses et des indigènes, leur apprenant religion, lire, écrire, arithmétique, musique, broderie, art des fleurs etc. La grande épreuve étant passée, Francisca continua avec ardeur sa poursuite de la perfection spirituelle, pour elle et ses filles. En brave et forte femme, elle gouverna le Beaterio avec prudence et fidélité à la Règle, faisant de l’eucharistie le centre de la vie spirituelle de la communauté. Le Beaterio n’ayant pas de chapelle avec le Saint Sacrement, elle dut demander aux frères du collège Saint Jean de Latran de construire un corridor reliant le Beaterio à leur chapelle. Épuisée par les mortifications et les travaux, elle tomba malade et souffrit avec résignation et humilité pendant des mois, édifiant chacun. Elle mourut, laissant comme vivant témoignage de son amour de Dieu et du prochain le Beaterio Santa Catalina de Siena, qui est maintenant la Congrégation des soeurs dominicaines de Sainte Catherine de Sienne. Elle fut enterrée dans la chapelle Saint Jean de Latran. Béatification en cours.

25 août Pedro Vásquez, dominicain espagnol, et ses compagnons, martyrs à Shinbara au Japon en 1624. Ils furent brûlés vifs pour la foi du Christ.

25 août Bx Vicente Álvarez Cienfuegos (Villamejín, Asturies, 29 avril 1863 –Madrid 25 août 1936). Son frère José fut aussi dominicain. Il commença ses études au couvent de Corias (Cangas del Narcea, Asturies), ordonné prêtre à Oviedo le 18 septembre 1866. Il enseigna la philosophie et la théologie à Corias, organisa la résidence de dominicains à Cádiz, puis fut professeur à Salamanque. En 1900 il revint à Oviedo pour se remettre d’une maladie. Sa vocation littéraire commence à donner des fruits et il commence à être reconnu pour ses œuvres poétiques publiées dans des revues religieuses. Auteur de : Le saint rosaire et ses indulgences (1902); la brochure Bref compendium des principaux devoirs, privilèges et indulgences de la V.O.T. de Saint Dominique, et Patronato de vocaciones dominicas (1915).
Le 18 juillet 1936 éclate la Guerre civile, le 22 août il est arrêté et emmené à la tchéca de la rue Montesquinza (Madrid), il meurt martyr.
Béatifié en 2007, avec 497 autres martyrs espagnols du 20ème siècle.

Bx Luis Urbano Lanaspa (Saragosse 3 juin 1882- Valence 25 août 1936).
Il entra au petit séminaire à 14 ans, prit l'habit dominicain à 16 ans à Padron (La Corogne), puis étudia dans les couvents de Corias (Asturies) et de Salamanque. Il fut ordonné prêtre en 1906 et fit un doctorat de physique à Madrid. C'était un homme de science qui aimait l'observation et la spéculation intellectuelle alliées au sens des réalités de son époque, elles-mêmes éclairées par la doctrine catholique. En 1912, pour restaurer la province dominicaine d'Aragon (après les lois anti-religieuses du tournant du siècle), il s'établit à Valence. Il y déploya ses qualités de prêcheur, de professeur, de directeur de conscience et de promoteur d'oeuvres sociales tout en collaborant à des revues scientifiques. En tant qu'orateur du légat pontifical, il fit un long voyage au Chili, au Pérou et en Équateur, à l'issue duquel il reçut le titre de prêcheur général de l' Ordre dominicain. Il reçut aussi le titre de prêcheur du roi. Il fonda le Collège Saint-Joachim et la polyclinique Saint-Vincent-Ferrer. Il était conscient de l'urgence des problèmes sociaux en Espagne et du péril socialiste. En même temps il forma de brillantes générations de jeunes Dominicains.
Le 19 juin 1936 au début de la guerre, comme ses confrères il dut abandonner son couvent et il se réfugia dans une famille amie. Le 23 juin, les autorités républicaines qui avaient eu connaissance de sa situation le consignèrent à demeure en attendant un avis de détention. Il se résigna et se confia au Seigneur. On vint le chercher au matin du 25 août et il fut fusillé dans la soirée. Sa dépouille repose depuis 1942 dans la basilique Saint-Vincent-Ferrer à Valence. Béatifié en 2001.

26 août Bx Jacques de Bevagna (Giacomo Bianconi), Bevagna (Ombrie) 7 mars 1220 - † id. 15 août 1301. Sa naissance fut, selon la tradition, accompagnée de signes : trois étoiles apparurent dans le ciel, dont chacune avait la forme d’un dominicain. Elles brillèrent toute la nuit et le matin de sa naissance. Ce matin-là, des enfants criaient en voyant ces étoiles: « Allons à l’école, allons à l’école, car les maîtres sont déjà nés ». Effectivement, trois saints et savants dominicains naquirent à cette époque : Jacques, Ambroise Sansedoni, et Thomas d’Aquin. Il entre à 16 ans chez les dominicains de Spolète. Sa solide formation théologique fit de lui un théologien hautement capable, qui s’opposa aux nicolaïtes en Ombrie et y fit disparaître cette hérésie. On dit que comme il priait devant un crucifix, il fut arrosé de sang et il lui fut dit : Ce sang doit être pour toi le signe du salut. Il fonda alors à Bevagna un couvent dominicain dont il fut le premier prieur, et montra l’exemple de la pénitence et de la foi zélée. Il composa le Miroir de l’humanité de Jésus et le Miroir des pécheurs ou le Jugement dernier sur tous. À l’approche de la mort, il demanda à ses frères de l’eau fraîche, la changea en vin et mourut en laissant ses frères surpris et joyeux. Culte confirmé en 1672.

27 août quatre tertiaires dominicains martyrs au Japon en 1624 :
Bx François Kurobioye de Tchicoungo, catéchiste ;
Bx Caius de Corée (Caïus Jiyémon). Ancien bonze coréen, il se convertit et s'enfuit au Japon, où, devenu tertiaire dominicain et catéchiste, il aida les frères de l'Ordre. Il mourut martyr à Nagasaki, brûlé vif pour avoir confessé le Christ ;
Bses Madeleine Kiyota et Françoise ;
on décapita aussi les enfants de ces martyrs, âgés de 3 à 25 ans, mais ils ne sont pas béatifiés.

27 août Bx Pedro Ibañez Alonso (Né le 27 avril 1892, à Fuentes de Nava, Palencia, + le 27 août 1936, à Madrid ) et José María López Carrillo (Né le 14 février 1892, à Alcalá la Real, Jaén, + le 27 août 1936, à Madrid, martyrs, béatifiés en 2007.

29 août Bx Constantino Fernández Álvarez (La Vecilla, 7 février 1907 - Cuart de Poblet, 29 août 1936 ) et Francisco Monzón Romeo (né 1912- Hijar, Teruel, 1936), martyrs, béatifiés en 2001.

30 août João Vicente, dit Maître Jean (Lisbonne 1380 – Viseu 30 août 1463), évêque de Lamego et Viseu, fondateur de la Congrégation des chanoines séculiers de saint Jean l’Évangéliste. Il étudie la médecine à Lisbonne, le droit à Bologne; il enseigna à l’université de Lisbonne pendant 7 ans. Il fut aussi le plus grand médecin du royaume, nommé par le roi Édouard 1er de Portugal. Homme de confiance du roi, il accompagne en Flandres l’infante Isabel, fille de Joan 1er, qui devait se marier avec le duc de Bourgogne Philippe le Bon. Il réforme l’Ordre Orde de Crist et en fut visiteur, à l’instance de l'infant Enric, duc de Viseu.
Il entre au couvent dominicain de Benfica. À Lisbonne, avec Martim Lourenço et Afonso Nogueira, il pose en 1420 les bases pour former une nouvelle communauté de chanoines, pour remédier à la dégradation morale et sociale du clergé et de la société de l’époque. L'habit bleu des chanoines fit que l’évêque fondateur fut appelé « l’évêque bleu ».
Il fut nommé évêque de Lamego le 7 mai 1432 et, entre 1446 et 1463, évêque de Viseu, où il mourut en réputation de sainteté et fut enseveli dans la cathédrale

30 août Bx Nicasio Romo Rubio, né en 1891, martyr en 1936, béatifié en 2007.

31 août Vble Kolumba (Elisabeth Franziska) Weigl, Munich 8 mars 1713, † Griesstätt (Bavière) 31 août 1783.
Deuxième enfant d’un distillateur de Munich (Franz Paul Weigl, appelé à Munich le « père des pauvres »), dès l’enfance elle a des visions. À l’âge d’1 an, elle perd sa mère Ursula, elle est élevée par une servante pieuse et de 7 à 14 ans par les demoiselles anglaises. À 15 ans elle perd aussi son père, vécut quelques années dans la famille du secrétaire de l’hôpital du Saint Esprit, Johann Paul Beck. Comme c’était une riche héritière, elle eut des prétendants, mais elle décide d’entrer chez les dominicaines d’Altenhohenau près de Griesstätt, où sa tante est moniale. Elle prend l’habit à 17 ans en août 1730, sous le nom de sœur Kolumba. Vers la fin de son noviciat, à la fête de l’Exaltation de la Croix 1731, elle reçoit les stigmates. Elle mène une vie d’humilité, de prière, de sacrifice et de pénitence. Elle participe aux souffrances du Crucifié, elle a d’innombrables visions de la vie de Jésus et un attrait particulier pour son ange gardien. Certains de ses contemporains avaient des doutes sur l’authenticité de ses expériences mystiques. Critiquée par ses sœurs, soupçonnée d’être menteuse et sorcière, elle fut aussi traitée sévèrement par les supérieurs de l’Ordre et par ses confesseurs. En 1745 eut lieu une enquête sur sa plaie du côté, qui fut reconnue véritable. Une expertise théologique confirma cela en 1770. En 1774 elle est élue prieure pour trois ans. Après sa mort elle est enterrée dans la chapelle du monastère. Son culte commença rapidement (ex-votos de 1791). Même après la sécularisation du monastère et la fermeture de l’église, son souvenir resta vivant. En 1925 Faulhaber cardinal archevêque de Munich dit que l’église du monastère est "encore inondée par les vertus de la bienheureuse Kolumba". Depuis 1923 il y a de nouveau des dominicaines dans le monastère. Attributs : la croix avec les cinq plaies du Christ. http://www.heiligenlexikon.de/Stadler/Kolumba_Weigl.html

31 août Bx Miguel Menéndez García, José María Palacio Montes, Isidro Ordoñez Díez, prêtres; Pedro Vega Ponce et Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola, religieux; Josefina Ventureta Sauleda Paulis, moniale ; martyrs le 31 août 1936 à El Pinar de Lada, de Sama de Langreo. Béatifiés en 2007.

Miguel, né à San Julián de Quintana, près de Belmonte (Asturies) le 29 juin 1885, baptisé le 1er juillet ; enfant, il gardait les bêtes; orphelin de père à 12 ans, un oncle prêtre l’initie aux études et à 14 ans l’inscrit comme externe à l’école apostolique de Corias; il fait profession à Corias le 12 octobre 1902. On l’envoie étudier la philosophie à Padrón (La Coruña), la théologie à Salamanque, où il est ordonné prêtre le 18 juillet 1909. Il enseigne ensuite au collège de Vergara (Guipúzcoa) pendant 12 ans, apprécié par les collègues, les élèves et les parents. En 1923 il est nommé à Corias, puis à Saint Étienne de Salamanque, où il est maître des novices et des étudiants. En juillet 1929 il est recteur de Vergara, servant louablement la communauté pendant deux triennats. Ensuite il est nommé professeur à l’école apostolique de Corias. C’est là que le surprend la révolution. Il est incarcéré dans le couvent même avec d’autres religieux de la communauté; après de terribles tortures, subies là et à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres religieux de la communauté le 19 août 1936.

José, né à Bimenes, près de Nava (Asturies) le 9 novembre 1901, baptisé le 10; orphelin de père quand il était enfant, il est élevé par son grand-père; à 11 ans il entre à l’école apostolique de Corias; il fait profession le 11 novembre 1917, étudie la philosophie, puis la théologie à Salamanque ; prêtre le 6 juin 1925. Devient lecteur, nommé à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya; en 1926 il fait son service militaire à Larache, puis enseigne à Corias et à Salamanque. Il publie un Manuel sur la propriété, qui fut très remarqué, et écrivit des articles dans les revues La Vie Surnaturelle et La Science thomiste. Pour refaire ses forces à la fin de l’année scolaire 1935-36, on l’envoie à Corias, bien qu’il pressente qu’il va à la mort. Il subit la prison et le martyre dans les mêmes circonstances que le P. Miguel.

Isidro, né à Campohermoso (León) le 15 mai 1909, baptisé le lendemain; confirmé à Aviados (León) en 1914; élève à l’école apostolique de Corias en 1920; profession le 16 août 1926, études de philosophie. Il fait la théologie à Salamanque, est ordonné le 10 juillet 1932, célèbre sa première messe au sanctuaire Notre-Dame de Montesclaros (Santander) le 16 juillet 1932. Il finit ses études à Salamanque, il est nommé assistant du maître des novices et sacristain. Ensuite il est nommé professeur (de latin, rhétorique et histoire universelle) et procurateur à l’école apostolique de Corias.
Incarcéré avec d’autres religieux de la communauté dans le réfectoire des apostoliques; puis emmenés à Sama de Langreo entre insultes, menaces, travaux forcés et coups fréquents. La conduite des religieux jusqu’à la mort fut très exemplaire, supportant avec une profonde humilité tous les malheurs, priant fréquemment le rosaire, se confessant, confessant leurs compagnons de captivité. Son cadavre fut jeté dans un puits de mine.

Pedro, né à Mayorga de Campos (Valladolid) le 26 juillet 1902, baptisé le lendemain; confirmé en 1906. De famille très pauvre, il travailla durement pour survivre dans son enfance, il ne put donc pas aller à l’école, il ne savait même pas lire. La fréquentation des moniales dominicaines de Mayorga fut déterminante pour sa vocation. Il entra au couvent de Corias comme frère coopérateur et prit l’habit le 31 mars 1935; il fut approuvé à l’unanimité pour faire sa profession religieuse, mais la révolution l’empêcha de la réaliser. Arrêté en qualité de religieux, il eut le même sort que ses compagnons déjà mentionnés.

Cristobal, né et baptisé à Abadiano (Vizcaya) le 11 juillet 1915, confirmé en 1919; enfant très pieux, il clarifie sa vocation au contact des moniales dominicaines d’Elorrio (Vizcaya); en 1927 il entre à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander) mais, devant la difficulté des études, il demande à devenir frère coopérateur; profession à Saint Étienne de Salamanque le 9 décembre 1934. Nommé à Corias où, entre autres, il est chargé de la boulangerie; les gens qui l’ont connu le tenaient pour un saint religieux, d’une extraordinaire exemplarité. Il subit prison, tortures et martyre avec ses compagnons.

Buenaventura, née le 30 juillet 1885 à Sant Pol de Mar (Barcelone), baptisée le 5 août, première communion le 23 mai 1897, étudie au collège des dominicaines de l’Anunciata dans son village natal. Catéchiste, spécialement parmi les enfants pauvres, elle pensa entrer chez les Filles de la Charité, mais finalement entra en 1905 au monastère barcelonnais de Montesión, aujourd’hui à Esplugues de Llobregat. Elle fut successivement infirmière, chantre, procuratrice, prieure et maîtresse des novices. Le 19 juillet 1936, avec les autres soeurs, elle dut quitter le monastère et trouver un refuge ; elle aurait pu se réfugier dans son village natal, dans sa famille, mais préféra rester avec les autres sœurs et s’occuper d’elles. Le matin du 31 août, elle fut arrêtée et soumise à un pénible interrogatoire de 12 heures; ils exigeaient entre autres qu’elle révèle le domicile du chapelain et des autres sœurs, mais elle ne dénonça personne. À bout de force, elle s’écria à un moment donné : "Je n’en peux plus. Donnez-moi un peu d’eau, je brûle!" Ils la servirent, pour qu’elle continue à parler. À la nuit tombante, voyant dans la rue une automobile qui attendait pour l’emmener, elle demanda : "Si vous devez me tuer, pourquoi ne le faites-vous pas ici même?" Mais le martyre continua. Le lendemain on trouva son cadavre dans l’hippodrome. Elle avait 51 ans. C’est la première dominicaine espagnole contemplative béatifiée.
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Gilles, Guala, Ingrid, José Maria, Catherine, Dina

Message par Fée Violine le Dim 4 Sep 2011 - 20:02

1er septembre Bx Gilles, + à Gand au milieu du 13ème siècle, religieux OP, homme d’une éminente vertu et tout brûlant de zèle pour le salut des âmes. Dieu, qui lui avait donné le don des larmes, répandait en même temps dans son cœur une surabondance de joie qui rejaillissait jusque sur les traits de son visage. Vénéré à St Omer, diocèse d’Arras.

2 septembre Bx Guala (Wala) de Bergame ou d’Astino, Bergame 1180 - + Astino 3 septembre 1244. Fidèle à sa vocation, il évangélisa son diocèse et assura une formation théologique à ses clercs. Il lutta avec prudence et force pour la paix de l’Église et le bien commun, souffrant l’exil au temps de l’empereur Frédéric II. évêque de Brixen.
Il était déjà prêtre quand en 1219 st Dominique lui donna l’habit et le nomma prieur du couvent de Brescia. À la mort de st Dominique, Guala eut la vision de son entrée au paradis. Il fut inquisiteur de la foi, puis légat pontifical, pour rétablir la paix entre les populations de la Haute Italie. Mis sur le candélabre, il fut une lumière non seulement pour ses frères mais aussi pour ses concitoyens qui l’aimaient et le vénéraient. Tant de vertus attirèrent l’attention du pape, qui lui donna des missions délicates de pacification, ce qui à l’époque faisait partie de l’apostolat des Prêcheurs. Grâce à sa prudence perspicace, il réussit admirablement à faire la paix entre les Lombards et l’empereur Frédéric II. Sur le territoire d’Astino dans le Val Camonica (Lombardie), il s’employa avec sagesse à la paix de l’Église et de la société civile. En 1229, le pape Grégoire IX lui attribua le diocèse de Brescia. Il accepta malgré lui, mais pendant 5 ans il dut vivre en exil loin de la cité déchirée de factions : il fut l’hôte des Vallombrosiens, près de Bergame, où il pleura, pria, étudia. Finalement il put rentrer à Brescia, à la grande joie de ses ouailles, dont il fut le père affectueux et le pasteur actif, soucieux aussi de leur bien temporel. Ses soins les plus tendres étaient pour les pauvres, mais il avait au cœur le souci de toutes classes de personnes. Son dernier acte épiscopal fut la pose de la première pierre de l’église St Étienne de Bergame. Il mourut chez les Vallombrosiens. Dès sa mort, il fut l'objet d'un culte populaire qui fut confirmé officiellement en 1868. Emblème: la crosse. Depuis 1869 ses reliques sont conservées au monastère dominicain Matris Domini à Bergame.

2 septembre Ste Ingrid Elofsdotter de Skänninge, née vers 1220 en Suède, + 2 septembre (ou 9 octobre ?) 1282. De noble famille (elle était petite-fille du roi Knut de Suède), Ingrid reçut une éducation princière, hautement chrétienne. Lorsque très jeune encore ses parents lui firent faire un riche mariage, toute cette splendeur ne l’éblouit pas, et elle continua de vivre dans le monde sans être du monde. Restée veuve très vite, elle édifia sur ses terres de Skänninge, avec l’aide de généreux bienfaiteurs (notamment son frère Jean Elofson, chevalier teutonique), le premier monastère dominicain de Suède. Elle entreprit, avec d’autres demoiselles, un pèlerinage à Jérusalem, Rome et St Jacques de Compostelle. Revenue dans sa patrie, un unique désir la dominait : se consacrer pour toujours à une vie de prière et de pénitence. Le démon chercha à ternir sa renommée, allant même jusqu’à attenter contre sa vie, mais cela ne servit à rien, car la pèlerine fut accueillie avec beaucoup de vénération et de bienveillance lors de son retour. Elle put enfin accomplir son plus ardent désir : elle entra au monastère et prononça ses voeux le 15 août 1281 en présence du roi Magnus Ladulas, avec l'aide et le soutien de Pietro de Dacia, OP, et l'autorisation de l'évêque de Linköping et du Provincial. Elle fut prieure jusqu’à sa mort.
La renommée de sa sainteté et l’accomplissement de prodiges ont vite contribué à son culte parmi les peuples voisins. Elle fut béatifiée en 1499. Ne parvenant pas à une canonisation formelle, l’église locale procéda néanmoins, le 29 juillet 1507, à la translation solennelle des reliques, avec l’autorisation du pape Alexandre VI, en présence du roi et d’une immense foule, ainsi que tous les évêques de Suède, et bien entendu tous les Dominicains de la région. Jusqu’à la Renaissance, son culte fut très important en Suède. On la représente en dominicaine avec la croix.

2 septembre Bx José María Laguía Puerto, né et baptisé à Albarracín (Teruel) le 12 mars 1888, + Oviedo, 2 septembre 1937. Dès l’enfance il eut des contacts quotidiens avec les dominicaines du monastère Saint Étienne et Saint Bruno de sa ville natale. Il a deux sœurs religieuses (dont une dominicaine). Il entre au couvent de Corias comme frère coopérateur, parce qu’il sait que l’Ordre dominicain a eu beaucoup de saints frères. Profession en 1909; portier du couvent, il irradie l’amabilité; de santé fragile, il est convaincu de l’avoir recouvrée par l’intercession de saint Joseph. On l’envoie au collège de Vergara (Guipúzcoa) où il fait profession solennelle en 1918; puis au couvent de Las Caldas de Besaya (Santander), où il s’occupe de l’infirmerie, de la blanchisserie et de la sacristie, fonctions où il laissa le souvenir ineffaçable d’un religieux sérieux et d’une vertu extraordinaire. Quand fut fondée la maison de La Felguera (Asturies) en 1930, il y fut envoyé; il s’occupa du jardin d’enfants, de la chapelle ouverte au culte, et autres travauxs. Il se fit remarquer par sa patience, délicatesse et bonté, il avait une grande douceur; dans les conversations il communiquait avec intensité son amour de Dieu, poussant les âmes de ceux qui l’entendaient à plus de vertu. En juillet 1936, la communauté dut se disperser. Il vécut 5 mois caché dans une maison amie, avec la possibilité de participer à l’eucharistie quotidienne, il fut pour tous un exemple constant de vie surnaturelle; puis il trouva un autre domicile. Le 30 juillet 1937 il fut arrêté, emmené au comité d’investigation et incarcéré à Sama de Langreo, puis ils l’emmenèrent à Gijón, à la prison improvisée dans l’église des jésuites, il fut obligé de travailler sur une route ; début septembre 1937, ils le sortirent de prison; avec d’autres ils l’emmenèrent à La Felguera puis à Tudela de Veguín, et de là au cimetière du Sauveur à Oviedo, où son cadavre apparut avec le rosaire dans une fosse commune. Béatifié en 2007.

4 septembre Bse Catherine de Racconigi (Catarina Mattei), 1486-1547. Fille d'un petit artisan du Piémont, elle fut très tôt favorisée de grâces mystiques, en particulier les stigmates de la Passion du Seigneur. Elle offre sa vie à Dieu pour le salut des pécheurs et c'est alors qu'elle connaît tant de souffrances. Entrée dans le Tiers-Ordre de saint Dominique, elle est l'objet de calomnies qui l'obligent à quitter sa ville et à partir en exil où elle meurt seule avec Dieu. Elle supporta, avec une admirable charité et une abondance de vertus, une mauvaise santé continuelle, les calomnies des hommes, de dures tentations et l’exil. Béatifiée en 1808.

4 septembre Bse Dina Bélanger, Québec 30 avril 1897- Sillery 4 septembre 1929.
Dina est née de parents profondément chrétiens dont elle est l’unique enfant, si on excepte un petit garçon qui ne vécut que trois mois. Elle étudie le piano dès l'âge de 8 ans et son talent musical la conduit au conservatoire de New York où elle étudie le piano et l'harmonie de 1916 à 1918. Elle entre dans le Tiers Ordre dominicain. "Avant chaque concert, écrit-elle, Jésus me demandait le sacrifice du succès". À 24 ans elle délaisse la carrière de pianiste de concert. Son attrait pour la vie spirituelle, décelé dès l'enfance, la conduisit à rejoindre les Sœurs de Jésus-Marie à Sillery en 1921. Elle prit l’habit en février 1922 et fit profession le 25 août 1923, sous le nom de sœur Marie de Sainte-Cécile-de-Rome. Bientôt atteinte de tuberculose, sa vie religieuse se déroula surtout à l'infirmerie après sa profession. Sa vie spirituelle est intense. Elle enseigna la musique jusqu’à sa mort, mais elle a la conviction intérieure que la musique la prépare à faire du bien d'une autre façon: par ses écrits. Lorsqu'elle meurt, à 32 ans, elle laisse des compositions musicales, des poèmes, une correspondance, et son autobiographie, commencée en mars 1924, qui révèle la profondeur de son engagement spirituel. Béatifiée en 1993.

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Joseph

Message par Fée Violine le Lun 5 Sep 2011 - 13:39

5 septembre St Joseph Hoang Luong Canh, médecin, né 1763 près de Bac Giang, Vietnam, † 5 septembre 1838 à Ninh Tai près de Bac Ninh. Il était tertiaire dominicain et vivait au village de Tho Ha (district de Yen Viet). Expert en plantes médicinales, il soignait ses patients avec précaution et se souciait particulièrement des plus pauvres. Sous l’empereur Minh Mang, confucéen orthodoxe, il mourut martyr en compagnie de Pierre Nguyen Van Thu.
Béatifié 1902, canonisé 1988. Depuis, les martyrs du Vietnam sont tous fêtés ensemble le 24 novembre.
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Bertrand, Michal, Julia

Message par Fée Violine le Jeu 8 Sep 2011 - 16:24

6 septembre Bx Bertrand de Garrigues, né à Garrigues (Gard), + Bouchet (près d’Orange) 18 avril 1230, un des premiers compagnons de saint Dominique et son confident, chapelain des sœurs à Prouille. Il entra dans l’Ordre en 1215 et fut en 1216 le premier prieur du premier couvent dominicain : Saint-Romain de Toulouse. Saint Dominique l’envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le frère Mannès le couvent Saint-Jacques (aujourd'hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au coeur de l'Université qui était alors la première de l'Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs. De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé en 1221 premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que st Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs. Jourdain de Saxe le décrit ainsi: «Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur». Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu’il s’était proposé d’imiter et qu’il avait suivi dans ses voyages. Après la mort de saint Dominique, il veilla sur les soeurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères. Il mourut au cours d'une retraite qu'il prêchait aux cisterciennes de Bouchet, près d’Orange. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage. Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d’Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu’en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion. Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l'église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint.
Culte approuvé en 1881.

6 septembre Bx Michal (Jan Franciszek) Czartoryski, Pelkini, Podkarpackie 19 février 1897- Varsovie 5 septembre 1944, fusillé par les nazis, béatifié en 1999 avec 106 autres martyrs polonais. Il étudia l’architecture à l’université Szech de Lemberg (Lwów), puis rejoignit les Dominicains en 1927 sous le nom de frère Michal, et fit profession en 1928. Il fut ordonné prêtre à l’église dominicaine de Jaroslaw le 20 décembre 1931 et fut maître des novices. Il eut un rôle actif dans la construction d’un nouveau couvent dominicain à Varsovie. Socialement et politiquement engagé, il était bien informé sur la Résistance polonaise à l’influence allemande. En 1940 Thadeusz comte Komorowski unit beaucoup de groupes de résistants avec l’Arma Krjowa (350 000 membres). Quand les troupes russes approchèrent de Varsovie, Bor-Kiomorowsky, général de l’armée de la résistance, donna le 1er août 1944, avec l’accord du gouvernement polonais en exil, le signal de la résistance à Varsovie. Himmler, furieux, ordonna de tuer les 500 prisonniers polonais à Varsovie dans la nuit 1-2 août. Le 4 août les artilleries allemande et russe approchèrent de Varsovie mais les SS de Himmler, renforcés par des troupes d’Azerbaïdjan, attaquèrent, et assassinèrent par balles, crosses et couteaux 15.000 hommes, femmes et enfants. En vain Churchill et Staline demandèrent une aide d’urgence pour les rebelles. Le 2 septembre le centre ancien de Varsovie était aux mains des Allemands ; ils occupèrent l’hôpital et évacuèrent tout le personnel médical le 6 septembre. Les blessés graves n’eurent pas la permission de quitter l’hôpital. Michal Czartoryski choisit de rester avec eux. Une demi-heure après l’évacuation, les Allemands tuèrent les survivants, dont Michal Czartoryski. Leurs corps furent brûlés sur les barricades construites par les Polonais pour défendre Varsovie. Patron de Jaroslaw.

6 septembre Bse Julia Stanislawa Rodzinska, Nawojowa (diocèse de Tarnowo) 1899- Stutthof 20 février 1945. Elle était la deuxième d'une famille de cinq enfants. Ses parents étaient très pieux ; son père Michel était organiste à l'église du village, à 8 ans elle perdit sa mère. La famille était très proche des religieuses du Tiers-Ordre dominicain de Wielowski dont la mère Stanislawa Leniart avait fondé le couvent du village. Elles tenaient une école, une infirmerie et catéchisaient les enfants du secteur. Elle devint orpheline à l'âge de dix ans et fut recueillie avec sa petite sœur Janine au couvent. Pendant l'occupation austro-allemande, à dix-sept ans elle entra comme postulante au couvent de Wielowski, puis fit sa profession sous le nom de sœur Marie-Julie à Cracovie, partie de l'ancienne Pologne autrichienne qui venait de se réunir à la nouvelle république polonaise. Elle continua ses études pédagogiques à Poznan. La Pologne renaissait de ses cendres, et les sœurs fondaient ou renforçaient les communautés dominicaines du pays réunifié. Elles fondèrent un orphelinat à Wilno qui avait été au centre de la guerre polono-lithuanienne, ainsi qu'à Rava Ruska près de Lvov. Julia prononça ses vœux définitifs en 1924 et fut surnommée la mère des orphelins. Elle organisait des écoles et des colonies de vacances pour les enfants défavorisés; et fut nommée dans différentes écoles de la Congrégation.
Elle avait une dévotion particulière pour le rosaire, qui est à la base de la spiritualité dominicaine. A 27 ans elle avait suffisamment d'expérience pour être déléguée au chapitre général. En 1934, elle était supérieure de la maison de Wilno. Elle recueillait des enfants de différentes origines, et les autorités de la ville lui furent reconnaissantes.
En septembre 1939, lorsque la Pologne fut envahie, Wilno (désormais Vilnius) passa aux Soviétiques. Julia dut fermer l'école et continua en secret à donner des cours de religion, et de polonais, langue désormais interdite. Lorsque les Allemands prirent la région, elle continua ses activités clandestines. Elle fut arrêtée par la Gestapo en août 1943 pour activités nationalistes avec trois autres sœurs, torturée et emprisonnée dans la sinistre prison de Lukiszki, réservée aux nationalistes polonais. Elle fut soumise à un régime d'isolement carcéral. Lorsque le front biélorusse se rapprocha de Vilnius à l'été 1944, elle fut déportée avec d'autres prisonniers politiques au camp de Stutthof près de Gdansk. Elle organisait dans son baraquement des prières, mais à l'automne une épidémie de typhus se propagea dans le camp. Elle demanda à être placée alors avec des femmes juives de Bohême qu'elle réconfortait le peu qu'elle pouvait. Le camp était en plein désordre à cause de l'avancée des Soviétiques. Elle contracta la maladie. A l'hiver le camp fut évacué par les nazis qui laissèrent derrière eux les mourants. Elle rendit l'âme le 20 février 1945, ayant fait volontairement le sacrifice de sa vie. Elle fut béatifiée en 1999.
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Alain, Domingo, Julian

Message par Fée Violine le Jeu 8 Sep 2011 - 16:25

8 septembre Bx Alain de la Roche, né près de Plouër sur Rance, un 8 septembre v1428- +Zwolle (Pays-Bas) 8 septembre 1475, à l’origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à saint Dominique lui-même. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis en 1359 professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock, et aux Pays Bas. Il parcourut la France, l'Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire. Traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l’Europe et dans l’Ordre Dominicain, il n’a jamais été officiellement béatifié.

8 septembre Bx Domingo Castellet, prêtre, et ses compagnons, martyrs en 1628 : franciscains espagnols, religieux dominicains japonais, et 19 laïcs japonais appartenant au Tiers-Ordre de Saint Dominique : Lucie-Louise, veuve, Jean Tomachi et ses fils, Dominique, Michel, Thomas et Paul, Jean Imamura, Paul Sadayu Aybara, Romain Aybara et son fils Léon, Jacques Hayashida, Matthieu Alvarez, Michel Yamada et son fils Laurent, Louis Higashi et ses fils François et Dominique.

9 septembre Vble Julián Fontirroig Gibert, le saint majorquin, né le 20 février 1545 à Maria de la Salut, Majorque, + 9 septembre 1613 à Palma. Descendant de capitaines conquistadores de Majorque, fils de Jaime Fontirroig et Francisca Gibert. Dans son enfance il subit un grave accident, il tomba dans le feu, son visage et sa main droite restèrent brûlés. Il apprit à lire et écrire à la maison, étudia la grammaire et la rhétorique à l’école de Randa, s’installa à Palma et étudia les arts et la philosophie au couvent Saint Dominique. Il devint dominicain en 1571, à l’âge de 27 ans. Les préceptes religieux mirent dans son cœur le service des nécessiteux, on l’appela le père des pauvres. Il se consacra complètement aux autres, et chaque moment de sa vie était marqué par sa bonté. On dit qu’il fut un homme de grande sainteté et qu’il eut une vie admirable. Il fut cofondateur du couvent Saint Vincent Ferrer de Manacor. Il mourut à l’âge de 69 ans. Sa cause de béatification fut entreprise, puis abandonnée des années plus tard. Quand le monastère fut démoli, ses restes furent transférés à la cathédrale de Palma de Majorque.
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Re: Les saints dominicains

Message par Invité le Mer 14 Sep 2011 - 5:42

Je ne pensais pas qu'il y avait tellement de saint dominicains.

Bien à vous

Banneux
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Leoncio,Tomas,Mancius,Dominique,Marguerite,Manuel,Teofilo

Message par Fée Violine le Mer 14 Sep 2011 - 21:25

En fait, ils ne sont pas tous saints, il y a beaucoup de bienheureux, et beaucoup de gens en cours de béatification ou simplement morts en réputation de sainteté. J'ai pris un peu de retard ces derniers jours, voici les derniers:

10 septembre Bx Leoncio Arce Urrutia, né à Villarreal de Álava 12 janvier 1899, baptisé le lendemain, confirmé 13 mai 1899. À 12 ans il entra à l’école apostolique de La Mejorada (Valladolid). Il était toujours disposé au service des autres, attitude qu’il montra toute sa vie et jusqu’au moment de son martyre. Il fit profession le 8 septembre 1917 à Santo Tomás d’Ávila, étudia la théologie au collège de Rosaryville (USA), fut ordonné à la Nouvelle Orléans le 10 juin 1924. 1924-1928 à La Mejorada il exerça l’enseignement, le ministère pastoral et l’administration économique, avec dévouement et zèle. 1928-1931 à Ávila il travailla comme administrateur de la revue Missions Dominicaines. 1931-1936 au couvent du Rosaire à Madrid il se consacra au culte divin et à l’apostolat. Dans l’attaque du couvent le 19 juillet 1936, il fut arrêté tandis qu’il s’occupait du Père P. Santonja Pinsach, blessé, qui de toute façon serait mort en perdant son sang. Ils l’emmenèrent à un commissariat où ils lui prirent les objets religieux qu’il portait, et l’interrogèrent. Il répondit qu’il était religieux, ils le libérèrent mais lui recommandèrent de se cacher. Il passa un mois dans une maison où il passa son temps en prière et pénitence, "une vraie consolation de l’avoir dans la maison", disaient-ils. Recherché par les milices et arrêté de nouveau, il fut mis à la prison de Porlier. Il mourut martyr à Madrid le 10 septembre 1936, âgé de 37 ans. Béatifié en 2007.

12 septembre Bx Tomás de Zumarraga, en Biscaye 1577 – Omura 12 septembre 1622, il entra très jeune dans l’Ordre dominicain, fut ordonné prêtre, partit aux Philippines puis au Japon où il devint vicaire provincial, se distinguant par sa prudence, en un moment tragique pour la communauté chrétienne. D’un zèle ardent pour la diffusion de l’évangile, il se soumit à de continuelles gênes, insouciant des dangers et difficultés pour assister les chrétiens persécutés surtout à partir de 1614. Arrêté en juillet 1617 et après 5 ans dans les sinistres prisons d’Omura, il reçut la couronne du martyre en étant brûlé vif.
Bx Mancius de Saint Thomas et Bx Dominique (religieux dominicains), brûlés vifs deux jours après le "Grand martyre" du 10 septembre à Nagasaki.

13 septembre Vble Marguerite Fontana, née à Modène v1440, + à Modène en 1513. Fille d’Alessandro Fontana et Françoise Morano, elle fut orpheline de bonne heure et recueillie par un de ses frères, marié, et cet acte de générosité, continué pour toute la vie, fut récompensé selon son mérite. Elle entra dans le Tiers Ordre de la Pénitence de saint Dominique et mena une vie de piété, de pénitence et de charité. Sa charité envers les pauvres mit parfois en péril la paix familiale. Chacun a son point faible : A. Fontana était généreux, bon chrétien, affectueux père de famille, mais il se fâcha quand il trouva vide, à la cave, le tonneau de son vin préféré, qu’il avait mis de côté pour les jours de fête. Ce n’étaient pas les voleurs qui l’avaient utilisé : c’était sa soeur Margherita, qui presque chaque jour avait tiré du vin pour les pauvres, et petit à petit le tonneau s’était vidé. Marguerite trembla. Elle pria mentalement, et elle eut une inspiration. Elle dit à son frère de la suivre à la cave, s’approcha du tonneau : il était plein à nouveau, et le vin aussi excellent qu’avant, sinon meilleur. On racontait à Modène d’autres épisodes prodigieux. Dans sa vie elle suivit le système infaillible des ‘deux poids deux mesures’ : sévère pour elle-même, généreuse pour les autres ; pour elle les épines, pour les autres les roses. Aux œuvres de miséricorde corporelle elle ajoutait la pratique de la charité spirituelle, consolant et enseignant, corrigeant et convertissant. Elle mourut à 73 ans.

14 septembre Bx Manuel Álvarez Álvarez et Teófilo Montes Calvo, du couvent de Madrid, qu’ils durent quitter au début de la Guerre civile, pour se réfugier dans des maisons particulières. Mais ils furent arrêtés, emmenés à la tchéca de San Bernardo le 14 septembre 1936 et assassinés sur la route de El Pardo. Béatifiés en 2007.
Manuel, né et baptisé le 16 mars 1871 à Llanuces (Asturies), fait profession en 1891. Ordonné prêtre en 1899, il exerce pendant 7 ans son ministère à Caracas (Venezuela), où il répand la dévotion au Sacré Cœur. De retour en Espagne en 1910 pour raisons de santé, il exerce le ministère à Santa María de Nieva (Segovia), Ávila et Madrid.
Teofilo, né à Gumiel de Mercado (Burgos) le 2 octobre 1912, baptisé le 6. En lisant la vie de saint Dominique, il sentit une inclination irrésistible à la vie dominicaine. Il entra au noviciat en 1929, mais une maladie l’obligea à interrompre ses études et à rentrer dans sa famille. Une fois guéri, il travailla dans une ferme, et finalement devient frère coopérateur, il prononce ses vœux en 1933 et on l’envoie à Ávila et à Madrid comme portier.



Dernière édition par Fée Violine le Lun 19 Sep 2011 - 19:47, édité 1 fois
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Jean, Marc, Yves

Message par Fée Violine le Lun 19 Sep 2011 - 19:46

18 septembre St Jean Macias (Arcas Sanchez), Ribera del Fresno (Estramadure) 2 mars 1585-Lima 16 septembre 1645.
De parents nobles et ruinés qu'il perdit de bonne heure, il fut élevé par son oncle paternel au diocèse de Palencia et travailla comme berger. Il a une apparition de st Jean (bel enfant). C'était un enfant sérieux et pieux qui avait une très grande dévotion pour le Rosaire, qu’il récitait trois fois par jour, pour lui-même, pour les pécheurs et pour les âmes du Purgatoire. Il trouve déjà le moyen de consacrer son temps et une bonne partie de son maigre salaire à soulager les malades et les pauvres. Il va à Jerez, à Séville. En 1619, à 34 ans, il s'embarque pour l'Amérique du sud en compagnie d'un marchand qui l’a embauché et qui le licencie à l’arrivée. Il erre (900 lieues dans les solitudes) et arrive finalement à Lima où il reprend son premier métier, berger. En janvier 1623, âgé de 38 ans, il demanda l'habit de frère convers au couvent dominicain de Sainte Marie-Madeleine. Jusqu'à la fin de sa vie, pendant 22 ans, il fut le portier du couvent. Il accueille avec une immense charité les pauvres et les malades, se privant souvent de nourriture pour les nourrir et les assister. Dur envers lui-même, doux envers les autres. Il a fait des miracles.
Il avait 16 ans de moins que Martin de Porrès qui était alors au couvent du Saint Rosaire, aussi à Lima. Comme lui, il mena une vie pénitente (jeûnes, cilice, discipline), il passait une partie de ses nuits à prier pour les âmes du purgatoire. Comme lui, il fut d'une admirable humilité, supportant pendant plus de douze ans les reproches, les injustices et les calomnies. Comme lui encore, il eut la passion des pauvres et des malades. Il en nourrissait 200 chaque jour ; il les servait à genoux, les réconfortait par des dons de vêtements ou d'argent provenant de ses quêtes, leur rendait les plus humbles services. Il a exercé aussi très largement le ministère du conseil, ramenant à Dieu les égarés. Cet illettré parlait de Dieu comme un docteur. Jean avait un tel rayonnement, que beaucoup de gens grâce à lui revinrent à Dieu. Comme Martin enfin, il mourut après avoir prédit le jour de sa mort et lié ses reins d'une chaîne de fer. « Jean Macias n’a ni prêché ni écrit. Ce frère aurait été étonné si on lui avait dit que son humble vie apporterait un message à notre monde, et de plus, un message social. Mais c’est justement cette humble vie qui aujourd’hui est un témoignage pour nous. Il connaissait le saut dans l’inconnu, le mélange incessant d’espérance et de peur, les difficultés du déracinement et de l’adaptation. Il était de ces millions de gens qui depuis des siècles sont poussés d’un pays à l’autre, pas pour leur plaisir ni par désir d’aventure, mais par la pression des événements.... dans ce petit monde des déracinés il est devenu un saint, au milieu des plus pauvres. » Canonisé en 1975. http://www.dominicains.ca/

20 septembre Bx Marc Scalabrini, Modène v1420, + Pesaro 21 septembre 1498.
Prêtre dominicain, il prêcha dans le nord et le centre de l'Italie. Sa vie fut pleine de contemplation et d’étude. Son éloquence, dont la puissance surnaturelle ramena beaucoup de gens à Dieu, était connue au loin. Sa parole plus divine qu’humaine, soutenue par une vie pure et irréprochable, ramena une foule de pécheurs sur le chemin de la vie chrétienne. Il ressuscita un petit enfant, dont la sœur témoigna du miracle. La prière du jour de sa fête dit: « Dieu et Père, grâce au Bx Marc tu as ramené sur le chemin de la justice beaucoup de gens errants». Usé par l’âge et les travaux, il mourut à Pesaro dans les Marches, en tenant sur son cœur le crucifix qu’il avait tant aimé. Son culte fut approuvé en 1857.

20 septembre Vble Yves Mahyeuc (en breton Eozen Maeeuc), né à Plouvorn près de Morlaix 1462, + à Bruz 20 septembre 1541.
De parents riches marchands, il entre au couvent dominicain de Morlaix en 1483, continue ses études à Nantes, puis est envoyé au couvent de Bonne-Nouvelle à Rennes. Il devient confesseur de la reine Anne de Bretagne et de son époux Charles VIII puis de Louis XII. Il accompagna la duchesse Anne lors de son voyage en Bretagne en 1505 et fut l'auteur d'un Veni Creator latin-breton. La duchesse le fait nommer évêque de Rennes en 1507. Il sera un évêque plein de zèle et de charité envers les pauvres. Il reste fidèle à sa vocation religieuse, aime se retirer dans la solitude dans son manoir de Bruz ou dans une cellule du couvent de Bonne-Nouvelle. Convaincu que la vitalité du peuple chrétien dépend de la qualité des pasteurs, il s’attache à réformer les ordres monastiques, demande aux prêtres de résider dans leurs paroisses et de s’attacher à la formation de la foi de leurs fidèles par la prédication et le témoignage d’une vie évangélique. Lui-même donne l’exemple. Alors que la Bretagne connaissait un réel développement économique, des pauvres restaient à l’écart de l’accroissement des richesses. Yves Mahyeuc s’emploie à trouver du travail pour les jeunes et aide concrètement les malheureux. Lors d’une épidémie de peste, il resta à Rennes pour soigner lui-même les malades.
En 1532 il accueillit le dauphin François de France à l'occasion de son entrée dans la ville de Rennes et le couronna duc de Bretagne en sa cathédrale sous le nom de François III. À cette occasion on put admirer sur un « grand tableau attaché, escript en lettres d'or le vroy langaige de Troye ». Il s'agissait d'un poème en breton composé par l'évêque. Il mourut en odeur de sainteté au manoir épiscopal de Saint-Armel de Bruz et fut enseveli dans sa cathédrale. A sa mort, il est considéré comme un saint par les chrétiens de son diocèse. Ses funérailles sont une illustration de la ferveur qu’il suscitait. En 1638, les États de Bretagne demandèrent au pape « d’invoquer publiquement ce saint personnage ». Son procès de béatification s’arrête à la Révolution. Les actes de ce procès viennent d’être retrouvés. Ils illustrent ce que fut la force de foi d’Yves Mahyeuc que le pape Jean-Paul II, à Auray, qualifia de bienheureux.

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François

Message par Fée Violine le Jeu 22 Sep 2011 - 11:07

22 septembre Bx François de Posadas, Cordoue 25 novembre 1644 - 20 septembre 1713. De parents nobles, pauvres et chrétiens, il montra de bonne heure un grand amour pour Dieu et une tendre dévotion envers la sainte Vierge, il récitait tous les jours le rosaire, avec d'autres enfants qu'il avait formés à cette pratique. Sa mère l'avait mis, dès sa naissance, sous la protection de Marie, et désirait beaucoup le voir entrer dans l'ordre de Saint Dominique. Dès lors il se regarda comme consacré à Dieu. Sa mère, devenue veuve (l’enfant avait 5 ans), se remaria à un homme qui le força d'apprendre un métier, et le confia à un cordonnier brutal. François, à force de patience et de douceur, vint à bout de gagner son affection au point qu'il en obtint des secours pour achever ses études, interrompues par son apprentissage. Sa mère ayant perdu son second mari, il la soigna en bon fils : il attribuait plus tard au respect et aux égards qu'il avait eus pour elle les grâces dont Dieu le comblait. Il put enfin entrer chez les Dominicains en 1663, et après avoir fait son noviciat au couvent de la Scala Caeli, près de Cordoue, il y prononça ses vœux. Au début, la communauté ne sut pas l'apprécier, et il fut en butte à la persécution et à la calomnie qu'il supporta sans se plaindre ; mais on finit par lui rendre justice, et il fut ordonné prêtre à Saint-Lucas. Quand il prêchait, la foule était si grande qu’il était souvent obligé de prêcher sur les places publiques. La force et la beauté de ses discours, le charme de sa parole, ses larmes, son extérieur, tout concourait à toucher et à convertir les cœurs : on le voyait quelquefois, le visage rayonnant comme on représente les séraphins. Il menait dans ses missions une vie mortifiée, voyageant à pied, souvent sans chaussures, ne portant pas de provisions et n'ayant pour lit qu'un sac de paille et souvent même la terre nue. Ses succès n'étaient pas moins grands au confessionnal qu'en chaire. Il s'appliquait surtout à éloigner ses ouailles des dangers du monde et, en particulier, des festivités profanes : il obtint la destruction du théâtre de Cordoue. Rien ne l'effrayait, ni les fatigues, ni les dangers, ni les obstacles, les austérités et les jeûnes. Son humilité, son amour pour les pauvres le faisaient regarder comme un saint. François de Posadas, après avoir refusé un évêché en Sardaigne et celui de Cadix, après une vie passée dans les travaux des missions, mourut presque subitement, lorsqu'il venait de célébrer la messe, en 1713. Il a publié plusieurs ouvrages. Béatifié en 1818. http://www.mercaba.org/SANTORAL/Vida/09/09-20_B_francisco_posadas.htm

22 septembre Bx Francisco Calvo Burillo (Híjar près de Teruel 21 novembre 1881 - près de Valencia 21 août 1936), martyr. Il entre à 15 ans au couvent dominicain Saint-Joseph de Padron à La Corogne (Galice). Il est ordonné prêtre à Salamanque en 1905, poursuit ses études de philosophie à Barcelone, puis est nommé professeur à Oviedo où il reste jusqu'en 1912. Il restaure ensuite la province dominicaine en Aragon. Bon et serviable, il aidait autant qu’il pouvait les pauvres d’Hijar. Professeur apprécié, auteur populaire estimé, il fut aussi un directeur spirituel qui fit du bien à beaucoup d’âmes. De santé fragile, il profitait de l’été pour se reposer chez sa vieille mère. Lorsque le guerre civile éclate à l'été 1936, il se réfugie chez sa mère, mais il est reconnu et arrêté par la milice locale. Douze heures de prison le préparèrent au martyre et à dire adieu à sa mère. Lourd et malade, son chemin vers le martyre fut héroïque. Aux coups de crosse, bourrades, chutes, efforts pour marcher, blasphèmes, moqueries et insultes, il répondait en priant le rosaire à haute voix. Arrivé au lieu du sacrifice, il demanda à terminer le rosaire et à mourir de face, pardonnant à ses ennemis et les bénissant. On lui accorda tout. Il mit son chapelet dans sa bouche, ouvrit les bras en croix et dit: «Vous pouvez tirer». Béatifié en 2001. Sa mémoire liturgique avec d'autres martyrs espagnols est le 22 septembre.
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Dalmace, Rafael, José Maria

Message par Fée Violine le Mar 27 Sep 2011 - 6:34

24 septembre Bx Dalmace (Dalmau en catalan) Moner, Santa Coloma de Farners près de Gérone 1291- Gérone 24 septembre 1341. Il aimait la solitude et le silence. Il fit ses études à Gérone puis à Montpellier (logique), à la Sorbonne (théologie) où au contact de la doctrine de st Thomas d’Aquin, naquit sa vocation dominicaine. Mais c’est au couvent Saint Dominique de Gérone qu’il entre en 1314. Il y enseigne la théologie. En 1312 il enseigne à Tarragone. En 1314 à Valencia il se perfectionne en philosophie de la nature et devient prêtre. Jusqu’en 1317 il enseigne à Castelló de Ampuries. En 1320 ses supérieurs l’envoient à Barcelone se spécialiser en théologie. Désirant continuer à se perfectionner en philo et théologie, il retourne à Montpellier, et ce fut là que s’accentua son inclination pour la contemplation et la pénitence, en visitant la Sainte-Baume, où selon la tradition sainte Marie-Madeleine passa la fin de sa vie à faire pénitence. Il y passe trois ans dans des austérités extraordinaires, puis on le rappelle à Gérone mais on lui permet de vivre en ermite dans une grotte qu’il construit à côté du couvent. Il n’en sort que pour la célébration de l’Eucharistie et autres actes conventuels. Il jouissait de la familiarité d’un ange. Il fut envoyé comme lecteur à la Seu d´Urgel, enseigna la théologie à Manresa, puis après un an au couvent de Cervera comme simple religieux, il revient au couvent Sant Doménec, où il intensifia son labeur de prédicateur, fut quelque temps maître des novices et exerça une charge de gouvernement. Durant ces années de vie conventuelle il était remarquable par son amour du silence et de la solitude, par l’austérité de sa vie, et par son grand esprit de prière et de contemplation ; au point que de son vivant, fidèles et frères le considéraient déjà comme saint. Les dernières années de sa vie, il mena une vie conventuelle régulière et paisible qu’il accompagnait de dures pénitences. Coïncidant avec le Chapitre provincial au couvent Sant Doménec, sa mort fut regrettée de tous, car sa renommée de saint s’était répandue dans toute la région. Dalmau mourut orné de toutes sortes de vertus, renoncement aux honneurs, sobriété du vêtement, austérité de vie, discipline rigoureuse et extrême humilité.
Son culte fut confirmé en 1721.

26 septembre Bx Rafael Pardo Molina (Valence 28 octobre 1899, + 26 septembre 1936 au Moulin Doré près de Valence), frère coopérateur, et José María Vidal Segú (Secuits, Tarragone, 3 février 1912, + 24 septembre à Barcelone), prêtre, martyrs, béatifiés en 2001.
Rafael, aîné de 8, enfant très pieux, travaillant efficacement dans le jardin familial pour nourrir la maisonnée. Toujours prêt à aider les pauvres et les malades. Désireux de se consacrer à Dieu, les nécessités de la famille ne le lui permirent qu’à l’âge de 20 ans, quand ses frères furent assez grands pour aider le père. Il est catéchiste à la paroisse San Valero, au quartier de Ruzafa, s’engage dans l’Adoration Nocturne et la Confrérie Saint Philippe Neri, s’occupe des malades de l’hôpital chaque dimanche.
À 20 ans il entre à l’école apostolique de Solsona (Lérida) pour devenir prêtre, mais devant la difficulté des études il y renonce et deux ans après, il entra comme frère coopérateur à Calanda, comme son frère Luis. Profession le 2 janvier 1926. il se consacre à la culture du jardin du couvent pendant 6 ans, acquérant grand prestige parmi les agriculteurs calandins. Ensuite il fut aide-sacristain à Valence, promouvant le culte des saints et la vénération des reliques. Infatigable pour le culte divin, il chercha toujours le meilleur pour rendre gloire à Dieu. Cons¬cient des heures difficiles qui arrivaient pour les églises, il mit en sûreté les objets sacrés pour éviter leur profanation. En même temps il mûrissait dans l’idée du martyre, se disant que le mieux est de «sceller de son sang la foi en Jésus-Christ». Quand la persécution religieuse commença, il cacha dans des maisons particulières une partie des objets du culte, qui furent réquisitionnés, il se présenta vaillamment avec un avocat à la mairie de Valence pour dénoncer le pillage et obtint qu’ils soient déposés à la mairie. Après la guerre ils furent en partie récupérés. Du 19 juillet au 26 septembre 1936, pour éviter ou atténuer les ennuis aux familles qui l’hébergeaient, il se réfugia dans diverses maisons de Valence. Comme tant d’autres, il fut dénoncé. Il changea de refuge, fut découvert par les miliciens, arrêté, emprisonné, fusillé sur la route de Valence à Nazaret. Il avait 37 ans. En 1942 ses restes furent transférés à la basilique San Vicente Ferrer.

José Maria. Une tante et deux sœurs dominicaines, deux oncles prêtres, une tante religieuse. Il entra à l’école apostolique de Solsona, puis passa à Calanda. À Valence il prit l’habit, fit ses études et fut ordonné prêtre le Samedi saint de 1936. Sa vocation sacerdotale commença quand il avait 10 ans, mais il eut du mal avec les études. Il rêvait d’être missionnaire chez les infidèles mais ce ne fut pas possible. Quand la communauté de Valence fut dispersée, il fut accueilli chez une famille pieuse, mais n’y resta que quelques jours car cacher des prêtres était très dangereux. Après de nombreuses péripéties, il réussit à rejoindre sa famille, travailla aux champs avec eux, avec le danegr d’être reconnu. Le 19 juillet il fut accueilli dans une famille attachée à l’Ordre, puis erra dans les rues de Valence jusqu’à ce qu’un de ses frères vint de Barcelone, et se retira dans un mas de Piera (Barcelone) où il travailla aux vendanges. Peut-être dénoncé, il fut arrêté, emprisonné le 20 septembre, fusillé le 24, ayant montré une grande sérénité et de bonnes dispositions au martyre. Les derniers jours, son seul souci était les ennuis qu’il pouvait causer aux siens. Devant ce qui pouvait advenir, il disait : «Dieu m’aidera», et il l’aida certainement. Il avait 24 ans d’âge, 7 ans de profession religieuse, et à peine 5 mois de sacerdoce.
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Laurent, Guillaume

Message par Fée Violine le Mer 28 Sep 2011 - 21:35

28 septembre Bx Laurent de Ripafratta, 24 mars 1373 (ou 1359 ?) à Ripafratta, Toscane, +27/28 septembre 1456 à Pistoia.
Il entra dans l'Ordre de saint Dominique à Pise vers l’âge de 20 ans. Sous l’influence du Bx Jean Dominique de Florence, il fut de ceux qui réformèrent à cette époque les couvents italiens qui en avaient grand besoin, ravagés par la peste et le schisme. Jean Dominique l’envoya à Cortone établir un noviciat, où il forma le Bx Antonin (entré en 1405 à 16 ans), le Bx Pierre de Città di Castello, le Bx Fra Angelico et son frère Benedetto, miniaturiste (Pierre resta à Cortone, les autres allèrent ailleurs). Laurent alla ensuite à Fabriano où il soigna les malades de la peste. Si grande fut sa discrétion dans la conduite de sa charge de vicaire général de l'Ordre que nous n'en savons que le style :"un ministère d'amour et de paix." Une telle charge se vit en effet dans le silence des relations fraternelles et discrètes avec chacun des frères. Les faits sont là : beaucoup de jeunes frères, de nombreuses fondations et d'anciennes renouvelées. Il s'ouvrit à la Vérité qu'il servait en Jésus-Christ, entouré de ses frères. Il était particulièrement assidu à entendre en confession les pécheurs qui venaient le rencontrer dans son couvent. On le surnommait “arche du Testament” pour sa connaissance de l’Écriture. Béatifié en 1851.

28 septembre St Guillaume Courtet et ses compagnons martyrs (les 16 martyrs de Nagasaki), les uns brûlés vifs, d'autres décapités quelques années auparavant et plusieurs autres qui moururent témoins de la foi au Christ. Béatifiés en 1981, canonisés en 1987.
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Catalina

Message par Fée Violine le Jeu 29 Sep 2011 - 6:42

29 septembre Catalina de Jesus Herrera Campusano, Guayaquil (Équateur) 22 août 1717, + Quito 29 septembre 1795.
Son père, le capitaine Juan Delfín Herrera-Campusano y de la Bárcena, était vertueux et miséricordieux avec les pauvres, strict avec ceux de sa maison, et sujet à la mauvaise humeur quand les choses n’allaient à son goût. Sa mère, María Navarro-Navarrete y Castro, lui apprit à lire, et lui donna à lire des œuvres d’imagination, mais son frère Juan Delfín, devenu ensuite prêtre dominicain, "l’avertit du danger qu’il y avait en cela" et elle cessa. À 11 ans Catalina perdit son père, après une longue maladie qu’il supporta avec patience, et elle renonça aux beaux vêtements et aux fanfreluches, par amour pour la Vierge du Rosaire. Elle prit l’habitude de se confesser et de communier tous les 15 jours. Son père spirituel, un dominicain, la fit entrer dans le Tiers Ordre dominicain du couvent Saint-Paul-Apôtre de Guayaquil. C’est à cette époque que naquit sa vocation religieuse. Non loin de la ville elle construisit un petit ermitage, dans la campagne, où elle se retirait pour prier et méditer. Des années plus tard, un chevalier de Guayaquil lui offrit la dot pour entrer au couvent et comme dans la ville il n’y en avait pas pour femmes, elle partit en 1740 à la capitale et entra au couvent Sainte Catherine de Sienne en 1741, sous le nom de Catalina Luisa de Jésus-Marie-Joseph. En 1745 elle fut nommée maîtresse des novices. En 1747, elle commença à rédiger son autobiographie intitulée Secrets entre l’âme et Dieu, en prose et en vers; mais elle brûla l’original.
En 1755 (elle était prieure) un violent tremblement de terre détruisit une partie du couvent et presque toute la ville. Les sœurs habitèrent pendant quelques mois en rase campagne, parmi les gens du peuple, avec beaucoup de difficultés, mais elle réussit à les regrouper et elles se mirent à reconstruire.
Son nouveau confesseur lui ordonna de se remettre à écrire, ce qu’elle fit de 1758 à 1760, en plusieurs cahiers qu’elle adressait à ses directeurs spirituels. On ne sait rien de plus sur sa vie. Elle avait le don de prophétie et de lire dans les coeurs. Elle lutta pour atteindre l’élévation spirituelle en affrontant le démon qui la persécutait de diverses manières. Elle mourut à 78 ans en réputation de sainteté, et fut enterrée dans son couvent. 50 ans après, en 1845, on exhuma ses restes, elle avait sur le cœur une formation calcaire ressemblant à un calice.
Son œuvre est écrite dans un style simple et beau, très agréable ; elle révèle certains passages de sa vie monastique non dépourvus de problèmes matériels et spirituels, et raconte de belles anecdotes qui font les délices du lecteur. Sa prose est considérée comme une des plus solides et des mieux construites du pays. Dès sa mort, les originaux encore existants furent déposés dans un placard du couvent, où ils restèrent quelques années, puis des mains amies les récupérèrent. L’évêque de Guayaquil en 1906 copia les originaux à la main et en 1908 à la machine. Un Frère les déchiffra à nouveau, et en 1950 les imprima à Quito, divisant l’œuvre en 55 chapitres.
Béatification en cours.
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Berenguer, Dominique

Message par Fée Violine le Mar 4 Oct 2011 - 7:00

2 octobre Bx Berenguer de Peralta, né v1200 à Lérida ou Monzón, +2 octobre 1256 à Lérida (Catalogne).
Très jeune, il fut nommé chanoine, il y renonça pour entrer chez les dominicains. En 1255, à la mort de Guillem de Barberà, il est élu évêque de la ville, résista à accepter cette charge, mais il n’y a pas de preuve documentaire de son actuació (procédure?) épiscopale en mai 1256. Il meurt en octobre de la même année, en réputation de sainteté. Enterré à la Seu Vella de Lérida, qui est l’ancienne cathédrale. Il a été le seul évêque de Lérida qui a mérité les honneurs des autels. Dès sa mort, il fut vénéré comme bienheureux dans son diocèse, il recevait un culte à la cathédrale, et en quelques livres liturgiques locaux il est appelé “saint Berenguer”. Une porte de la Seu Vella, la plus proche du tombeau, porte le nom de “porte Saint Berenguer”. Aux messes solennelles le diacre n’encensait pas seulement l’autel mais aussi le tombeau. Également, en certaines processions à l’intérieur de la cathédrale, la tombe de l’évêque était une des stations obligées. La conquête de la ville par les troupes de Philippe V d’Espagne en 1707 mit fin à tout cela. Avec le temps, le tombeau et les restes disparurent. Il n’a pas été béatifié officiellement.

*3 octobre Bx Dominique Spadafora, Randazzo (Sicile) 1450, † Monte Cerignone (Marches) 21 décembre 1521, de la noble et ancienne famille Spadafora, originaire de Constantinople, ainsi nommée parce qu’elle avait la dignité de porter l’épée dégainée devant l’empereur.
Il reçut l'habit dominicain au florissant couvent Sainte-Zita de Palerme, fondé par Pierre Geremia. Envoyé à l’université de Padoue, il progressa admirablement en science et en vertu. Ses études terminées, sa sainteté et son savoir ne purent rester cachés, et le Maître général fit de lui son socius. Les habitants de Monte Cerignone, ayant une grande vénération pour une Vierge miraculeuse, et désirant lui élever une église avec des religieux pour les offices et le soin spirituel des populations, pensèrent aux Dominicains. Ils demandèrent au Maître général, et Dominique fut choisi pour cette oeuvre. En 1491 il fonda le monastère Notre-Dame de Grâce et fut son prieur jusqu'à sa mort. Dans la fervente communauté fleurirent les lois et et l’esprit de l’Ordre, avec l’immense édification des populations. De toute la région on recourait à Dominique comme à un saint, et il fut vénéré comme tel après sa mort. Ardent prêcheur de la Parole en Sicile et au travers de l'Italie, il avait une dévotion spéciale pour la Passion de Notre Seigneur et, par sa charité et son humilité, il convertit de nombreuses personnes, en invitant même certaines à rejoindre l'Ordre des Dominicains. Enseveli dans l’église conventuelle, son corps, en 1545, fut trouvé incorrompu. Depuis 1677 il est vénéré dans l’église Santa Maria in Reclauso à Monte Cerignone. Béatifié en 1912.
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Raymond, Bartolo

Message par Fée Violine le Jeu 6 Oct 2011 - 13:57

5 octobre Bx Raymond de Capoue (Raimondo delle Vigne), Capoue v1330-Nuremberg 5 octobre 1399.
De noble famille, il se distingua dès son enfance par la candeur de ses mœurs, ses goûts religieux et sa tendre piété envers la Mère de Dieu. Attiré, dit-on, dans la Famille des Prêcheurs, par un appel de st Dominique, il s’y instruisit si bien des règles de la vie divine dans les âmes qu’il put bientôt en donner en divers lieux un enseignement fort loué. Envoyé comme directeur aux sœurs de Montepulciano, il s’y montra, malgré sa jeunesse, maître parfait de sainteté. Rappelé à Rome, il fut élu Supérieur par les Sœurs qui habitaient près de Sainte-Marie-sur-Minerve. Peu de temps après, il se démit de cette charge, dans l’intention de se consacrer exclusivement à la direction des hommes. À ce moment Catherine de Sienne jouissait déjà d’une renommée de sainteté extraordinaire. Avertie par la Vierge Marie, ainsi qu’elle nous l’atteste elle-même dans ses écrits, elle choisit Raymond comme directeur de conscience. C’est avec son secours qu’elle mena si souvent à bonne fin tant de négociations des plus ardues, acceptées pour l’avantage de l’Église et de la société. C’est avec ce même appui qu’elle rappela tant de pécheurs à une vie fructueuse pour le ciel et sut montrer à un grand nombre d’âmes la voie de la perfection. Il fut le biographe de Catherine, après avoir été son directeur de conscience. Mais entre eux la direction n’était pas à sens unique.
Après la mort de Catherine, et conformément à ses prédictions, Raymond fut élu Maître de l’Ordre (le 23ème maître de l’Ordre). Il s’appliqua tout de suite à ramener à son état premier la discipline religieuse, bien affaiblie par suite des calamités de ce temps (la peste noire, les guerres continuelles, le grand schisme d’Occident). Dans la plupart des provinces confiées à son gouvernement (l’Ordre eut à ce moment deux Maîtres généraux, et se trouva, comme l’Église, partagé en deux obédiences), il établit un ou deux couvents qui observaient de point en point les institutions des Prêcheurs. Ces maisons devaient donner aux autres monastères des maîtres de vie régulière et faire enfin refleurir dans l’Ordre entier l’observance primitive. À une si grande œuvre, il mit tous ses efforts, ne se laissant abattre par aucune fatigue, ne s’effrayant ni des menaces ni des calomnies. Il favorisa avec zèle les amis des lois religieuses, les protégea et les fortifia. Il plaida si bien la cause des statuts de son Ordre que désormais personne n’essaiera cette même défense sans en puiser les principaux arguments dans ses commentaires. Il a laissé une biographie d’Agnès de Montepulciano, et il a écrit sur la vie de Catherine de Sienne un livre célèbre.
Mais Raymond n’a pas limité son action aux couvents dominicains ; il l’a étendue à toute l’Église. C’est ainsi que Grégoire XI et ses successeurs Urbain VI et Boniface IX n’ont pas eu d’auxiliaire plus fidèle. Bien cruelles étaient en ce temps-là les discordes qui s’étaient allumées autour du siège de Pierre. Pour les apaiser, l’homme de Dieu n’épargna pas sa peine. On pouvait le voir souvent exilé loin des charmes de sa cellule, occupé à des légations fort difficiles pour le service du pape légitime. Bien que faible de santé, il entreprenait de longs et pénibles voyages et s’exposait à la mort sur terre et sur mer, refusant très humblement tous les honneurs qui lui étaient offerts. À Nuremberg, où il défendait les droits de l’Église et travaillait à la restauration de l’Ordre, il tomba malade et s’endormit paisiblement dans le Seigneur. Le culte rendu au bx Raymond après sa mort ne fut jamais interrompu, ne fit que grandir et s’étendre, et fut ratifié par Léon XIII.

6 octobre Bx Barthélemy (Bartolo) Longo, Latiano (Brindisi) 10 février1841- Pompéi 5 octobre 1926, avocat, converti d’une brillante vie athée et du spiritisme, marié, veuf, catéchiste, grand propagateur de la dévotion à Notre-Dame-du-Rosaire de Pompéi.
Il étudia le droit civil à Naples. Là il assista à des séances de spiritisme et perdit la foi. Grâce au frère Radente, il recouvra la grâce divine et devint tertiaire dominicain en 1871 sous le nom de frère Rosaire, qui fut pour lui un présage. Se rendant à Pompéi un jour, alors qu’il était en proie à une profonde crise et au désespoir, une voix lui dit : « Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. Voici la promesse de Marie : celui qui répand le Rosaire est sauvé ». Il épousa une veuve, Marie-Anne Farnararo, avec qui il se dédia à de très nombreuses œuvres charitables en faveur des pauvres et des enfants des détenus. Ils fondèrent dans la vallée de Pompéi un sanctuaire dédié à Notre-Dame du Rosaire, et une congrégation de sœurs dominicaines, la communauté des Filles du Saint-Rosaire de Pompéi.
Bartolo Longo définissait le Rosaire « la douce chaîne qui nous relie à Dieu ».
"Le bienheureux Bartolo Longo eut un charisme spécial, celui de véritable apôtre du Rosaire... il s'est senti appelé à construire à Pompéi un sanctuaire dédié à la Vierge du Saint Rosaire près des ruines de l'antique cité tout juste pénétrée par l'annonce évangélique avant d'être ensevelie en 79 par l'éruption du Vésuve et de renaître de ses cendres des siècles plus tard, comme témoignage des lumières et des ombres de la civilisation classique. Par son œuvre entière, en particulier par les 'Quinze Samedis', Bartolo Longo développa l'âme christologique et contemplative du Rosaire; il trouva pour cela un encouragement particulier et un soutien chez Léon XIII, le 'Pape du Rosaire'" (Benoît XVI).
Il informa en effet de dévotion mariale toute sa vie. Il publia des livres à la louange de la Vierge et de l’Ordre, et pour accroître la foi et la justice sociale. Il écrivit également de nombreuses prières, parmi lesquelles on retient les deux Neuvaines et la Supplication à la Vierge de Pompéi (1883). Il était attentif à la formation chrétienne des paysans et des enfants,
À l’âge de 85 ans, après une longue maladie, il s’éteint dans la pauvreté. Quelques années auparavant, il avait en effet donné au Saint Siège tout ce qu’il possédait.
Il fut béatifié en 1980 par Jean-Paul II, qui voyait en lui un « apôtre du Rosaire » et le cite à cinq reprises dans sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae. Une station du Circumvesuviana (chemin de fer local de la région de Naples) porte son nom.

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Ambroise, Matteo

Message par Fée Violine le Sam 8 Oct 2011 - 4:56

8 octobre Bx Ambroise Sansedoni ou Ambroise de Sienne, 16 avril 1220-20 mars 1286.
Fils d’un enlumineur de Sienne (le palais familial existe toujours), Ambrogio naquit difforme. Sa nourrice constata qu’il n’était calme que dans l’église dominicaine Sainte Marie-Madeleine. Un jour qu’elle lui avait mis un châle sur le visage, un pèlerin lui dit : "Ne couvrez pas le visage de cet enfant. Il sera un jour la gloire de la ville." Quelques jours après, soudain il étira ses membres tordus, dit : "Jésus," et toutes ses déformations disparurent (il avait environ 1 an). À 7 ans il récite le petit office de la Vierge. Spécialement charitable envers pèlerins, malades et prisonniers. Il rejoint l'Ordre dominicain en 1237 à 17 ans, fit probablement son noviciat à Sienne et partit continuer ses brillantes études à Paris (1245) puis à Cologne (1248), son professeur était Albert le Grand, et il eut pour condisciples Pierre de Tarentaise (futur Innocent V) et Thomas d’Aquin, qui l’influença. Il voulait écrire mais voyant la grandeur de saint Thomas, il décida de se consacrer à la prédication. Il enseigna à Paris mais refusa le titre de Maître. En 1260 il fait partie d’un groupe qui va évangéliser la Hongrie. Il se fit remarquer par ses dons de persuasion et par ses dons de pacificateur dans de délicates situations politiques, au point que certains peintres le représentent avec le Saint Esprit qui sous forme de colombe blanche lui parle à l’oreille. "Jamais un homme n’a parlé ainsi !", s’écria le pape.
À l’autel, son ardeur était telle qu’il se liquéfiait en copieuses sueurs et, après l’élévation, un tremblement révérentiel le secouait, tandis qu’on entendait ses os craquer avec Jésus eucharistie. En Allemagne il prêchait en allemand avec succès. C’est grâce à lui que le désaccord entre le concile de Lyon et l’empereur Frédéric II n’a pas provoqué de schisme en Allemagne. Sa réputation de sagesse et de sainteté était si grande qu’on lui demanda de nombreuses fois d’intervenir dans les disputes entre le Saint Siège et le pouvoir impérial, et par ordre du pape il prêcha la croisade. En 1270 il fut appelé à Rome par le pape, où il fut maître au Sacré collège et se consacra à la restauration des études ecclésiastiques. En 1273, il réussit à obtenir de Grégoire X la levée de l’interdit qui frappait Sienne, c’est pourquoi jusqu’au milieu du 16ème siècle, un Palio se disputait en son honneur. Il restaura la paix entre Venise et Gênes, et entre Florence et Pise. Après ces voyages, il rentra à Sienne, fut prieur du couvent Saint-Dominique et recommença à prêcher, savant mais simple envers tous. Prédicateur très populaire à Sienne, mais aussi à Florence, Gênes et Venise. Il a écrit des traités théologiques et des sermons, perdus pour la plupart. Épuisé par le rythme de vie qu'il s'imposait, Ambrogio fut victime de son zèle même : pendant un sermon de carême, il parla avec tant de véhémence contre les usuriers, qu’une veine se rompit dans sa poitrine, causant sa mort subite. Sienne le mit parmi les saints patrons de la ville, vénéra ses reliques à Saint-Dominique et plaça un buste de lui sur la façade de la cathédrale.
Miracles: lévitation pendant un sermon, extases, visions; entouré d’une lumière incréée avec des oiseaux volant autour. Parfaite humilité. Il aimait la poésie, et maintes légendes parlent de ses victoires sur les tentations charnelles. Son culte fut autorisé en 1443, confirmé en 1622, en 1577 (ou 1597?) il est mis au martyrologe romain.

8 octobre Bx Matteo Carreri, Mantoue 1420- Vigevano (Lombardie) 5 octobre 1470.
Giovanni Francesco entra en 1440 chez les dominicains de Mantoue sous le nom de frère Matteo. Il était connu pour sa vie de prière profonde et sa vénération pour la règle de l’Ordre. Prédicateur véhément de la parole de Dieu et le plus éloquent de son temps, réputé pour l’austérité de sa vie ; chargé de réformer plusieurs couvents tout en continuant à prêcher et à former des prédicateurs. Le duc voulait l’engager à plus de prudence dans la prédication mais finalement lui permit de prêcher comme il voulait. Il prêche à Venise, à Gênes. Une jeune dame nommée Lucine, vivant dans le luxe et le scandale, se convertit à un de ses sermons.
Un des événements majeurs dans sa vie fut sa capture par des pirates lors d’un voyage Gênes-Pise. Les pirates voulurent le libérer mais quand il vit qu’une dame et sa jeune fille restaient captives, il se proposa pour prendre leur place. Le pirate frappé par ses paroles libéra les trois personnes.
Il guida les premiers pas spirituels de la Bse Stefania Quinzani (voir 3 janvier). Il lui faisait le catéchisme, et lui prédit qu’elle serait son héritière. Stefania comprit plus tard le sens de ces paroles : comme lui, elle fut stigmatisée.
Un jour qu’il priait Jésus-Christ de lui faire partager ses souffrances, il sentit son cœur comme percé d’une flèche. Il mourut peu après, après avoir demandé à son supérieur (et obtenu) la permission de mourir. Culte autorisé en 1482 et approuvé en 1742. Béatifié en 1625 (?). Saint patron de Vigevano.
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Louis, Jacques

Message par Fée Violine le Lun 10 Oct 2011 - 18:43

9 octobre St Louis Bertrand (Luis Beltrán), Valencia 1526 –id. 9 octobre 1581, apôtre de l'Amérique du Sud, à une époque où ce pays « roulait sur l’or à sa ruine ». Il fut baptisé sur les mêmes fonts baptismaux que st Vincent Ferrier 175 ans avant lui. Profondément religieux dès l'enfance, il rejoint les Dominicains en 1544 à 18 ans. Il est ordonné prêtre à 21 ans, en 1547, par st Thomas de Villeneuve. À 23 ans il devient maître des novices au couvent de Llombai (près de Valence), fonction qu’il exercera pendant presque 30 ans, avec des interruptions. Il avait « douceur de mère, autorité de père ». Il était très strict et exigeant, mais il savait donner les ordres avec tant de bonté et d’amabilité, que tous ses novices l’aimaient et l’estimaient. Il avait affiché sur sa porte cette phrase de st Paul : "Si ce que je cherche est plaire aux hommes, je ne serai plus serviteur du Christ".
Sainte Thérèse lui écrivit pour lui demander si elle devait fonder un couvent dans sa ville. Le saint lui répondit : "L’affaire sur laquelle vous me demandez information est si importante que je me suis consacré pendant quelques jours à demander à Notre-Seigneur qu’il m’éclaire sur ce que je devais répondre. Maintenant je vous dis : oui, vous devez le fonder. Et je vous ajoute une autre nouvelle : votre communauté va être si aidée par Dieu, qu’en l’espace de 50 ans elle sera une des plus importantes de l’Église Catholique". Et il en fut ainsi.
En 1557 il soigna les victimes de la peste. En 1562, il partit avec deux autres frères pour l'Amérique, afin d'évangéliser les indigènes du nord de la Colombie. Il vécut pauvrement pour être plus proche des autochtones, et déploya une intense activité apostolique (Amérique du Sud et Centrale, Caraïbes).
Il apprit très vite les langues locales, il avait le don des langues. En 7 ans, il baptisa plus de 15000 Indiens, de Panama au golfe d’Urabà, dans des régions marécageuses pleines de moustiques et autres bêtes dangereuses. Il prêcha à des tribus très sauvages qui essayèrent maintes fois, sans succès, de l’assassiner. Mais ses ennemis les plus dangereux étaient certains colons espagnols qui commettaient toutes sortes d’injustices contre les indigènes, et qui, réprimandés par le saint missionnaire, décidèrent de l’éliminer. D’abord ils lui offrirent un verre de boisson contenant un violent poison. Il bénit le verre, qui se brisa en morceaux. Les Indiens racontaient qu’un colon voulut tirer sur le missionnaire et que l’escopette éclata, le canon se tordant et restant en forme de croix. Le saint avait une foi capable de faire des miracles.
On dit que quand il désirait convertir un pécheur, il faisait cette pénitence : à la tombée de la nuit, dans ces forêts, apparaissent des millions de moustiques affamés. Il enlevait sa chemise et les laissait le piquer, en leur disant de temps en temps: “Petits frères, maintenant vous avez assez mangé. Laissez-en à vos compagnons, ils ont faim aussi". Et les milliers de moustiques s’en allaient pour laisser la place aux autres affamés.
En 1568 il fut élu prieur du couvent de Bogota. En 1569, lassé de la cruauté et de l’avarice des colons, il obtint d’être rappelé en Espagne où il continua à former les futurs missionnaires. Il leur disait que l’arme la plus puissante pour gagner les âmes est de prier beaucoup et de faire des sacrifices. Il leur répétait que les bonnes paroles de celui qui enseigne la religion doivent être toujours accompagnées de bonnes œuvres, parce que sinon, avec le mauvais exemple nous détruisons le bien que nous semons avec la prédication.
C’était un homme grand et maigre, avec le visage allongé, le nez aquilin, les yeux noirs. Il était paisible, modeste, austère et sans humour. Il aimait les longues prières. Il était plus ami des pénitences que des divertissements. D'une grande érudition, grand apôtre du rosaire, il fut le conseiller privilégié de l'évêque Juan de Ribera. Il aimait répéter cette prière d’un autre grand dominicain, st Pierre de Vérone : « Seigneur, donne-moi de mourir pour Toi comme Tu es mort pour moi ».
Après de nombreuses maladies, qu’il considérait comme des purifications données par Dieu, il mourut en 1581, un an avant ste Thérèse.
Béatifié en 1608, canonisé en 1671. Patron des Vicariats antillais, de la Colombie et des novices dominicains.
Attributs: une coupe avec des serpents; un pistolet avec le canon transformé en crucifix.

11 octobre Bx Jacques Griesinger d’Ulm, né à Ulm en 1407, † à Bologne le 11 octobre 1491, artiste peintre-verrier. Né dans une famille de négociants chrétiens, il fut formé dans un atelier de peintre sur verre à Ulm. À l’âge de 25 ans, avec la bénédiction de ses parents il s'en fut en pèlerinage à Rome et, faute d'argent, s'engagea dans les armées du roi d'Aragon. Après avoir été soldat 4 ans à Naples, dégoûté par la vie licencieuse des camps, il quitte l'armée et devient domestique à Capoue.
En 1441 (il a 34 ans), voulant revenir dans son pays, il s'arrête à Bologne pour prier sur le tombeau de saint Dominique, et trouve sa vraie vocation : il entre dans l'Ordre comme frère lai. Il reprit ses talents de verrier et orna beaucoup d'églises de ses œuvres. On lui doit même l'invention de plusieurs coloris de vitraux par ses recherches sur l'oxyde d'argent. Il fut pendant 50 ans un religieux humble et exemplaire, immergé dans l’art du vitrail. Beaucoup de ses oeuvres ont disparu mais on peut encore voir dans la cathédrale San Petronio de Bologne, dans la chapelle des notaires, un vitrail qui lui est attribué. D'une grande sensibilité artistique, il est un des plus grands maîtres verriers de son époque, mais il était très effacé.
Un jour durant la cuisson d'un vitrail qu’il devait absolument surveiller, le Prieur l’envoya faire la quête. Il obéit sans rien dire, il laissa tout, et à son retour trouva le vitrail cuit juste à point, réussi à merveille avec des teintes magnifiques.
Il conserva toujours l’innocence baptismale. Âme candide et sensible, sa prière touchait à l’extase. Son esprit de prière et de mortification, d'humilité profonde et de générosité, lui donna une réputation de sainteté même avant sa mort. Bien que son cœur fût étranger à la terre, ses mains étaient toujours promptes au travail et à rendre d’humbles services avec cet aimable sourire qui dilate les cœurs. Il était illettré, mais pas du tout inculte. Il disait que la récitation du Notre Père était pour lui plus douce que le miel. Avant de communier, il veillait toute la nuit. Ses vitraux étaient l’expression artistique de sa prière et de sa contemplation. En patience et grande obéissance il servait tous ses frères, particulièrement dévoué envers les malades. Il contemplait profondément la Passion de Jésus-Christ.
Béatifié en 1825. Patron des verriers.
Attributs : palette, colombe, rosaire.
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Madeleine

Message par Fée Violine le Jeu 13 Oct 2011 - 6:36

13 octobre Bse Madeleine Panatieri, 1433- 13 octobre 1503, tertiaire dominicaine à Trino (Piémont).
Maddalena dès ses premières années apparaît comme une âme pleine de grâce. Très jolie, elle sut éviter la vanité et elle n’avait pour miroir que le crucifix. Elle prit très jeune l’habit du Tiers Ordre de saint Dominique, embrassant avec ferveur toutes les austérités de l’Ordre. Elle porta toujours la rude chemise de laine, observa avec une extrême rigueur l’abstinence et les longs jeûnes, et fut héroïque dans les veilles. Elle fit sien le double esprit de contemplation et d’action, dont elle devint l’expression vivante. Elle contemplait avec un amour passionné la Passion de Jésus, méritant de participer dans son âme et dans son corps à toutes les souffrances du Sauveur. Elle brûlait de zèle pour le salut des âmes pour qui elle travaillait et priait.
Elle avait le don de prédication, et elle faisait le catéchisme dans une chapelle à côté de l’église des Dominicains de Trino. Ses modestes conférences furent destinées, au début, à un groupe de femmes, qui reconnaissaient en elle une excellente conseillère. Peu à peu, quelques hommes se joignirent aux femmes, et il advint que les prêtres et religieux du lieu eux-mêmes se sentirent attirés par les paroles inspirées de Madeleine, et pour finir le maître des novices y amenait ses jeunes religieux.
Elle avait un art céleste de tourner les esprits au bien, et ce fut son œuvre si les Dominicains de Trino embrassèrent la stricte observance restaurée par Raymond de Capoue. Elle insistait surtout sur la réforme des mœurs, et traitait souvent le problème de l’usure, un sujet brûlant à cette époque où la monnaie manquait et où les commerces se répandaient largement. Grâce à Madeleine, Trino devint un centre de prédication. Le prieur général des Dominicains arriva de Milan, et de tout le Piémont de nombreux prédicateurs venaient « prendre la becquée » à Trino, où d’ailleurs la tertiaire ne s’enorgueillissait pas mais au contraire faisait preuve d’une profonde humilité. À un homme qui, heurté de ses paroles, lui donna une gifle, Madeleine, tombant à genoux, dit évangéliquement : "Frère, voici l’autre joue ; frappe aussi. Je te remercie pour l’amour du Christ".
Comme Savonarole, elle prophétisa les malheurs de l’Italie, précisant que sa ville serait épargnée ; comme lui dans ses prédications elle répétait le cri : "Malheur à l’Italie! Je vois approcher le fouet" ; et comme lui, elle voyait dans les enfants l'innocence et l'avenir du monde. Mais elle obtint son plus grand succès non seulement comme prédicatrice mais comme maîtresse spirituelle. Le marquis de Monferrato avait pour elle une vénération particulière et l’appelait sa « maman ». Du reste elle fut la maman de tous, et fut aimée de tous. Elle prédit sa mort, et quand elle fut en agonie, d’une voix très douce elle entonna l’hymne Jesu nostra Redemptio et l’Ave Maris stella.
Son culte fut confirmé en 1827.
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Marie

Message par Fée Violine le Ven 14 Oct 2011 - 11:08

14 octobre Bse Marie Poussepin, Dourdan 14 octobre 1653 - 24 janvier 1744.
À cette époque la misère est très grande : mauvaises récoltes, maladies et guerres nombreuses. Lorsque Marie est encore jeune, son père tombe en faillite, et elle doit reprendre la fabrique de bas pour subvenir aux besoins de sa famille mais aussi de l'économie du village. En tant que chef d'entreprise, elle introduit de nouvelles machines, elle est ouverte au progrès technique ; mais surtout elle embauche des jeunes en supprimant la nécessité pour ces derniers de payer un droit d'apprentissage. Cette pratique très innovante lui permet de donner un métier (et donc des revenus) à des jeunes pauvres, à des orphelins... Elle crée des emplois pour que ces jeunes sortent de la misère par eux-mêmes. Elle fait de son entreprise l'une des principales de France, en tout cas l'une des plus avancées sur le plan social.
En même temps, Marie est très engagée dans une Fraternité de Charité de son village, puis dans une Fraternité du Tiers Ordre Dominicain (en 1693). Dans ces groupes, elle devient rapidement responsable par le zèle qu'elle apporte à visiter les malades, les veuves, les mendiants... Elle est donc présente sur les deux volets de la charité : l'économie et la compassion.
Émue par la misère des campagnes et en particulier par le statut des orphelines, des veuves, des femmes malades et plus généralement par la condition de la femme pauvre de son époque, Marie Poussepin fonde en 1695 une fraternité dominicaine à laquelle elle donne tous ses biens personnels (elle a donné l’entreprise à ses frères). Cette Fraternité installée dans un petit village, Sainville, est une innovation : il s'agit de vivre ensemble selon les coutumes dominicaines, mais sans clôture pour pouvoir rayonner la charité ; elle entend ainsi relever un défi : lutter contre la misère et vivre pleinement la vie religieuse.
Elle institue une congrégation originale (les sœurs de Charité Dominicaines de la Présentation de Tours) où les sœurs agissent gratuitement au services des pauvres et doivent par ailleurs gagner leur vie (travail de tissage à l'époque de la fondation). Elle place l'exercice de la charité au centre de la vie religieuse, le travail devenant un moyen de vivre la pauvreté religieuse. Marie donnera une grande place au travail comme véritable ascèse et engagement fraternel pour atteindre les objectifs de la congrégation.
À Sainville elle organise une petite école pour les filles, visite les malades... La communauté s'agrandit, et rapidement d'autres communautés sont créées, toujours au service des plus pauvres, des malades, des orphelines... Il y en aura une vingtaine du vivant de Marie Poussepin, dans la région parisienne, Chartres... L'évêque de Chartres fait cependant problème pour reconnaître la congrégation fondée par Marie ; il exige que les sœurs renoncent à tout lien avec les dominicains No . Marie doit se soumettre ; les liens ne seront rétablis qu'à la fin du XIX° siècle et institutionnellement au milieu du XX° siècle.
Marie est morte à 91 ans. Elle a été béatifiée en 1994. Les sœurs de Marie Poussepin sont aujourd'hui plus de 4000 à travers le monde (Colombie, Inde, France, Espagne, Burkina Faso, Iraq...).
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Agnès, Placido

Message par Fée Violine le Mer 19 Oct 2011 - 17:48

19 octobre Bse Agnès de Langeac (Agnès Galand), 17 novembre 1602 au Puy en Velay, + 19 octobre 1634 à Langeac.
Comme ste Bernadette, Agnès est issue d'une famille pauvre (elle n'aura pas la possibilité d'offrir une dot pour entrer au monastère de Langeac), et n'a pas non plus de santé. En 1623, elle participe à la fondation du monastère Sainte Catherine de Sienne à Langeac, en 1627 elle devient prieure. Elle a une vocation de prière pour les prêtres. Elle prie spécialement pour M. Olier dans sa mission des séminaires, elle l’orientera vers la fondation des prêtres de Saint-Sulpice.
Agnès modèle de prière, amante de l'Eucharistie, proche des pauvres, aime la vie et la fait aimer. Elle est invoquée pour les grossesses difficiles et par les couples qui désirent un enfant. Agnès a témoigné par sa vie que 'Dieu aime toujours'. Elle nous rappelle l’amour de Dieu pour tous.
La Vierge Marie parle en patois à Agnès et lui enseigne à faire la révérence devant le Saint Sacrement.
Agnès était réputée pour ses mortifications extrêmes. Grande mystique, elle demeure petite et faible, craintive, n'ayant que sa "petite volonté" à offrir à Dieu, tombant et se relevant... Elle brilla d’un ardent amour pour Jésus Christ et d’un grand zèle pour l’Église, offrant continuellement prières et pénitences pour ses pasteurs.
Béatifiée en 1994.

19 octobre Vble Placido Baccher, né le 5 avril 1781 à Naples, + 19 octobre 1851 à Naples.
Dernier de 7 enfants, il étudia d’abord à la maison, puis avec des prêtres qui le firent entrer dans un collège dominicain. Devenu tertiaire dominicain, il nourrit dès l’enfance une tendre dévotion pour la Vierge, que sa mère l’emmenait prier chaque samedi à l’église de l’Immaculée.
À l'âge de 18 ans, compromis dans la révolution napolitaine de 1799 (son père fut exilé, deux de ses frères fusillés), Placido fut emprisonné avec beaucoup d’autres, dans l’attente d’une sentence de mort. La nuit précédant le procès, la Vierge lui annonça en songe sa libération et lui demanda de se consacrer à elle; il réussit à s’évader.
En 1802 il prit la soutane et étudia au couvent Saint Thomas. Il fut ordonné prêtre en 1806.
Il se mit à faire de l’apostolat dans quelques églises de Naples, puis fut nommé en 1811 recteur de l’église du Sauveur, fondée en 1557 par les jésuites. Il dépensa tous ses biens pour restaurer son église, qu’il transforma en un fervent centre de dévotion mariale, selon sa devise “À Jésus par Marie”; il fut un ardent zélateur du Rosaire, promut le culte eucharistique, fit construire un orgue, rendit à leur splendeur les marbres, les bronzes, le mobilier. Il favorisa le culte des saints jésuites, notamment st Louis Gonzague qui avait vécu là ; il fit faire une statue de la Vierge telle qu’elle lui était apparue en songe dans sa prison. Ce culte se répandit dans tout Naples et a continué : à la célébration du 1er janvier 1966 il y eut environ 20.000 communions.
Don Placido refusa les honneurs; prêtre humble et pénitent, il ne buvait ni vin ni alcool, jeûnait au pain et à l’eau tous les samedis ; quand son confesseur l’obligeait à manger, il faisait son repas avec 12 haricots ou 15 pois chiches; sous sa soutane il portait un cilice et se flagellait souvent. Les 12 jours précédant l’Immaculée Conception, il faisait pénitence publique avec la corde au cou et se traînait à genoux de la porte de l’église à l’autel de la Vierge. Saint lui-même et ami des saints, beaucoup d’âmes élues de Naples furent en relation avec lui ; il fut dans les premiers à organiser les secours lors du choléra de 1836, courant d’un bout à l’autre de la ville.
Il mourut après une brève maladie, et selon son désir il fut enterré dans son église, sous le trône de la Vierge. Béatification en cours depuis 1909. Vénérable : 27 février 1944.
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Pierre

Message par Fée Violine le Ven 21 Oct 2011 - 7:13

21 octobre Bx Pierre Cappucci de Citta di Castello ou de Tiferno, Città di Castello 1390- Cortone (Toscane) 21 octobre 1445. De noble et ancienne famille, Pietro entra à 15 ans dans la florissante communauté dominicaine de sa ville natale, fit profession un an après. Son maître des novices, le Bx Lorenzo de Ripafratta, fut aussi celui de st Antonino Pierozzi et du Bx Angelico. Il étudia à Cortone (couvent fondé en 1230), peut-être à Fiesole et à Foligno, ayant comme condisciple st Antonin. Il fut un religieux observant et un prédicateur comme les voulait st Dominique : nourri de la méditation des mystères et formé à la pénitence, étranger à la recherche de soi et à l’affectation, annonceur convaincu et efficace de la Parole de Dieu.
Il jeûnait, faisait pénitence, réduisait le sommeil au minimum, aimait la Sainte Écriture, méprisait les biens de ce monde. Il fut certainement influencé en cela par un événement arrivé à Cortone ces années-là : la tragédie du palais Casali (le 11 octobre 1407 le gouverneur de la ville fut sauvagement assassiné par son neveu, qui jeta par la fenêtre le corps sanglant, au milieu de la foule horrifiée. Parmi ceux qui pleurèrent le gouverneur il y avait aussi les dominicains qui durent déménager au couvent de Fiesole. St Antonino a raconté cette tragédie dans ses chroniques). Pour l’Église, c’étaient les temps difficiles du schisme d’Avignon. À Pise, en 1409, fut élu l’antipape Alexandre V, tandis que Cortone était occupée par le roi de Naples Ladislas, qui fit entre autre emprisonner le sanguinaire assassin du gouverneur.
Pierre et ses compagnons déménagèrent dans la tranquille Foligno, en territoire dépendant du pape (Grégoire XIII) et y restèrent 6 ans, pendant lesquels Pierre fut ordonné prêtre et put mettre en pratique l’amour du prochain. Lors d’une épidémie, il assista matériellement et spirituellement les malades, parmi lesquels quelques frères qui perdirent la vie dans la circonstance. Le couvent de Cortone rouvert, Pierre, Antonin et l’Angelico revinrent. Notre Bx y restera toute sa vie, ses deux compagnons écrivirent dans d’autres couvents des pages indélébiles pour l’histoire de l’Ordre et réalisèrent des œuvres d’art aujourd’hui patrimoine de l’humanité.
Le Bx Pietro chercha la perfection évangélique toute sa vie, sans demi-mesure. Son humilité était un exemple pour ses frères et quand fut nécessaire la construction d’une nouvelle église, lui, le savant frère d’origine noble, se fit mendiant par les rues de la ville, conquérant estime et affection. Son apostolat fut généreux et fécond. Il fut père, maître et conseiller apprécié sur tout le territoire de Cortone. Ces années-là, Bernardin de Sienne sortait prêcher en ville et plusieurs fois notre Bx eut la joie de le rencontrer.
Frère Pietro dans ses homélies parlait souvent des fins dernières. Pour parler de la mort il tenait un crâne, non pour faire peur mais pour réveiller ceux qui vivaient loin de la foi. Il commençait le travail de conversion en chaire et le finissait au confessionnal. Les miracles fleurissaient sur ses pas : conversions de pécheurs endurcis, guérisons (le bras paralysé d’une femme), le salut de deux condamnés à mort.
Il aurait pu exercer des charges importantes, mais par humilité il préféra vivre surtout de prière. Il collabora avec st Antonin pour construire l’église monumentale qui est toujours à Cortone. Il recueillit personnellement des offrandes, des aides et des subventions du pape Eugène IV. Il commanda à son ami Fra Angelico le stupéfiant retable de l’Annonciation et la « lunette » au-dessus du portail d’entrée. En 1438 il obtint de Côme de Médicis le retable du grand autel du couvent Saint-Marc de Florence.
Après une brève maladie, il mourut au couvent St-Dominique, pleuré de ses frères et de tout Cortone, âgé de 55 ans dont 40 de vie religieuse, et fut enterré dans la salle capitulaire. Un portrait fut commandé. Environ 70 ans plus tard, la renommée de sainteté perdurant, on mit les restes dans une urne sur laquelle furent peints les faits et miracles principaux de sa vie.
Son culte fut confirmé ab immemorabili en 1816.

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Henri

Message par Fée Violine le Lun 24 Oct 2011 - 17:39

23 octobre Heinrich de Cologne (von Marsberg), v1200 Mühlhausen près d’Unna (Nord Rhénanie-Westphalie), † Cologne 23 octobre 1229.
En 1218-1219, Heinrich étudia la théologie à Paris, où il fit la connaissance de Jourdain de Saxe et entra avec lui en 1220 dans l’Ordre dominicain. En 1221 après un court séjour à Reims, il alla à Cologne, termina en tant que premier prieur le couvent qui était en construction et l’amena à un état florissant. En 1225 il participa au Chapitre général à Bologne, visita aussi le concile provincial, et mourut peu après son retour à Cologne. Il fut aussi un savant, et un prédicateur remarquable de sensibilité augustinienne.
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Pierre, Damien

Message par Fée Violine le Mer 26 Oct 2011 - 14:59

25 octobre Bx Pierre Geremia, Palerme 10 août 1399 – Palerme 3 mars1452.
Né d’une famille noble originaire de Bologne, il fit ses premières études au couvent Saint-Dominique, par la volonté de son père qui était juge à la cour royale. À 18 ans, il fut envoyé à Bologne, où il étudia le droit civil. En 1422 il décida de devenir dominicain au couvent local, abandonnant ses études contre la volonté de son père. Il finit son noviciat à Fiesole, en 1424 il fut ordonné prêtre, prenant la voie de l’enseignement. Excellent prédicateur, il évangélisa avec succès le nord et le centre de l'Italie, puis alla se fixer en Sicile. Il fut confirmé dans le ministère de la parole de Dieu par st Vincent Ferrier, dont il était disciple, et se donna tout entier au salut des âmes. En 1433 il revint à Palerme et, peu d’années après, fut nommé prieur du couvent Santa Cita. Il fut très apprécié du pape Eugène IV, qui le chargea de réformer le monastère Sainte-Catherine, puis il fut appelé à la charge de vicaire général des couvents de stricte observance. En1439, à l’occasion du Concile de Florence, il fut appelé à être médiateur entre l’Église grecque et l’Église latine. Ensuite il devint visiteur apostolique dans les couvents siciliens. On lui attribue un miracle : en 1444 il aurait arrêté la lave qui menaçait Catane. Il fit réaliser de nouveaux couvents, et en 1445 il inaugura l'Université de Catane, avec l'autorisation d’Alphonse le Magnanime. Il passa ses dernières années à Palerme, au couvent Santa Cita. Son corps est conservé à l’église St-Dominique. Beaucoup de ses sermons furent publiés après sa mort à Brescia.
Il fut béatifié en 1784.

26 octobre Bx Damien de Finalborgo (Damiano Furcheri de Finale), né à Finale (Ligurie), + Reggio Emilia 1484.
De la noble famille Furcheri, encore enfant il fut miraculeusement libéré des mains d’un fou qui l’avait enlevé. À peine adolescent, surmontant la résistance de ses parents, il prit l’habit dominicain qu’il honora de l’éclat de sa doctrine et de sa sainteté. Il étudia avec assiduité et amour les divines Écritures, dont il savait extraire la pure et substantielle doctrine dont fut tissée sa puissante et fructueuse prédication. Il évangélisa infatigablement la Ligurie et la Lombardie, brûlant du désir d’éclairer les âmes avec la lumière de la vérité. Pour cela son moyen infaillible fut la prière, intime et fervente, à laquelle il s’appliqua avec une ardeur de plus en plus grande. Il fut prieur dans sa ville natale. Dans les dernières années il se retira au couvent de Reggio Emilia où il introduisit la réforme de l’Ordre et se prépara à rencontrer Dieu. Il écrivit beaucoup d’ouvrages appréciés.
Culte confirmé en 1848.
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Barthélemy, Antoinette

Message par Fée Violine le Ven 28 Oct 2011 - 16:06

27 octobre Bx Barthélemy de Vicence ou de Brégance, Brégance près de Vicence v1200-1er juillet 1271.
Il fait ses études à Padoue et reçoit l’habit des mains de saint Dominique. En 1233 il fonde à Parme la Milice de Jésus-Christ. En 1235 Grégoire IX le nomme maître du Sacré palais. Il fut évêque de Limassol (Chypre) en 1248. En 1254, il fut envoyé en mission diplomatique en Terre Sainte, au roi d’Angleterre et au roi de France st Louis qui lui offrit une épine de la sainte Couronne et un morceau de la Vraie Croix. Il fit construire pour ces reliques à Vicence l’église Sainte-Croix. En 1256 Alexandre IV le nomme évêque de Vicence. Il eut des difficultés avec le tyran de Vicence, ennemi de la religion, mais ces difficultés manifestèrent la grandeur des qualités de ce pasteur, très estimé par les papes à cause de sa sainteté et de ses travaux apostoliques. Il a toujours été vénéré par le peuple. Il a écrit des commentaires sur l’Écriture, sur la Hiérarchie du Pseudo-Denys l’Aréopagite, deux volumes de sermons etc.
Béatifié en 1793.

27 octobre Antoinette de Brescia, + 1507.
Elle était originaire de Brescia et c'est dans le monastère des dominicaines de cette ville du nord de l'Italie qu'elle passa trente années de sa vie, comme religieuse puis comme prieure. En 1457, nommée à Ferrare pour réformer le monastère dominicain (Sainte-Catherine) de cette ville, elle dit à ses religieuses en arrivant : « Mes sœurs, c'est dans l'espoir d'avoir part à vos mérites et à vos prières, et non pour entretenir votre confort et votre oisiveté, que les gens du monde vous font l'aumône. » Les sœurs, qui l'avaient oublié, se convertirent. Au milieu des épreuves, elle ne perdit jamais sa patience et son humilité. Elle mourut centenaire dans l'humilité et une confiance profonde en la miséricorde de Dieu.
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Lucia, Bienvenue, Terence, Françoise

Message par Fée Violine le Sam 29 Oct 2011 - 8:41

29 octobre Lucia (Cammilla Bartolini) Rucellai, +1520.
À Florence, les Rucellai étaient des marchands qui avaient fait fortune surtout avec la teinture des tissus. Ils conservaient jalousement le secret de cette belle couleur violette, dite oricello (tirée d’un lichen). On peut dire qu’un quartier entier, celui de Sainte-Marie-Nouvelle, fut sous le patronage des Rucellai, dont le blason décorait ses nombreux monuments, symbole de fierté et d’opulence. La jeune Cammilla, de la noble famille des Bartolini, épousa Rodolfo Rucellai, et alla vivre dans le splendide palais des riches teinturiers. Mais vers 30 ans, les paroles de Savonarole la tirèrent des soins du monde, allumant en elle les feux de la plus profonde spiritualité. Rodolfo fut secoué lui aussi par les discours prophétiques du prédicateur, et il décida, un peu vite, de se séparer de sa femme, qui n’avait pas eu d’enfants, et de prendre l’habit dominicain à San Marco. Cammilla accepta la décision de son mari, mais sans la partager. Elle devint tertiaire dominicaine. Au bout de quelques mois, Rodolfo Rucellai, plus impulsif, mais moins fort que sa femme, se lassa de l’état religieux et voulut revenir dans le monde, essayant de convaincre sa femme de faire de même. Elle s’y opposa avec une ténacité inattendue. Après avoir souffert de la situation, elle avait trouvé dans son nouvel état une richesse spirituelle auprès de laquelle les plaisirs du monde lui paraissaient faibles. Rodolfo mourut peu après, et Cammilla, devenue soeur Lucie, resta au couvent des tertiaires dominicaines, et fonda un nouveau monastère, Sainte Catherine de Sienne, dont elle fut prieure après la fin tragique de Savonarole en mai 1498. Elle obtint pour ses tertiaires la permission de faire des vœux et plus tard celle de revêtir l’habit des sœurs du second Ordre. Mortifiée, pénitente, très sévère envers elle-même, Lucia priait avec tant de ferveur que, dit-on, le monastère apparaissait couronné de flammes, lorsqu’elle était en prière. À peine morte, après une maladie sereinement acceptée, son auréole de Bienheureuse vint embellir la gloire de la richissime famille Rucellai.

30 octobre Bse Bienvenue Boiani (Benvenuta Bojani), 5/4/1254-30/10/1292, dans le Frioul en Italie.
Dès la jeunesse, elle menait une vie austère et ascétique. Elle entra dans le Tiers Ordre de Saint Dominique. Son confesseur modéra son zèle pour les mortifications. Elle voulait imiter les souffrances du Christ. Un cilice ne lui suffisant pas, elle serra autour de sa taille une corde qui, peu à peu, lui entra dans la chair. Se privant de viande et de vin, couchant par terre et se donnant la discipline trois fois par nuit, elle ruina sa santé et devait rester toujours assise dans son lit, d’où des ulcères douloureux. Au bout de 5 ans de souffrance, on la porta au tombeau de st Dominique où elle guérit. Mais elle recommença ses mortifications, si bien qu’elle mourut. Ses contemporains l'ont dotée de toutes les vertus, mais « on se demande quand elle eut le temps de les mettre en œuvre, tellement son biographe nous la montre occupée à faire sans cesse des miracles. »
Culte ratifié en 1763.

30 octobre Bx Terence Albert O’Brien (né 1601 à Limerick, Irlande, + 30/31 octobre 1651 à Limerick), martyr.
Descendant des anciens rois d’Irlande, il entra chez les dominicains à 21 ans, fit ses études à Tolède (où il fut ordonné prêtre en 1627) et à Limerick. Il fut prieur de plusieurs couvents, puis provincial. Il participa au Chapitre général de Rome en 1644, où il reçut le titre de maître en théologie. Sa renommée parvint au pape Urbain VIII qui le nomma en 1648 évêque d’Emly. Il se consacra entièrement au bien spirituel de ses fidèles et défendit courageusement l’Église catholique contre Cromwell qui avait occupé le pays. Pendant les guerres des confédérés irlandais, comme beaucoup de catholiques irlandais il était avec l’Irlande confédérée. O'Brien était contre un traité de paix qui ne garantisse pas les intérêts catholiques en Irlande et signa en 1648 la déclaration contre la trêve confédérée avec Inchiquin qui a commis des atrocités contre le clergé et les civils catholiques. En juin 1651 les protestants assiégèrent Limerick et il incita ses concitoyens à se défendre et à conserver la foi catholique. Il se dépensa pour soigner les gens atteints de la peste. Après quelques mois de siège, Limerick dut se rendre. Le Major général Purcell, le Père Wolf et O'Brien passèrent devant une cour martiale et furent condamnés par le général Henry Ireton. Terence fut pendu et décapité, en haine du sacerdoce et de la foi catholique.
Béatifié en 1992 avec 16 autres martyrs catholiques irlandais. Dans l’église St Michel de Cappamore (comté de Limerick) il y a un grand tableau où on le voit au siège de Limerick.
Le Bx Peter Higgins, lui aussi, naquit en Irlande en 1601, entra chez les dominicains en 1622, et refusa de reconnaître le roi d’Angleterre comme chef de l’Église.

30 octobre Françoise Apolline Merlin (Mère Saint Pierre), née 9 avril 1803 à Villeneuve-sur-Lot, Lot-et-Garonne, + 30 octobre 1878, sœur de charité dominicaine de la Présentation.
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