MARTHE ET MARIE

LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

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LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Joss le Jeu 26 Mai 2011 - 15:59

RÉFLÉCHIR À PARTIR DU RÉEL

Si vous voulez, j’inscrirai en exergue, au seuil de cet exposé, une petite phrase de l’Évangile qui est peu connue et qui est souvent mal traduite, et où le CHRIST dit aux disciples : «Ne soyez pas des météores», c’est la meilleure traduction, d’après les textes grecs. On peut traduire aussi, «Ne restez pas dans les nuages».[...]


DES PERSONNES AUX PRISES AVEC DES ÉVÉNEMENTS, DES SITUATIONS

Les personnes concrètes, réelles, celles qui ne sont pas dans les nuages, les personnes humaines, sont toujours engagées dans des situations, et elles sont toujours aux prises avec des événements.

Donc, pour vivre de justice et d’amour, pour être fidèle au précepte du seigneur qui est au cœur de l’Évangile, il ne faut pas envisager des hommes abstraits, des hommes qui flotteraient dans un milieu plus ou moins aérien, mais des hommes réels, concrets. Or, les hommes réels, je dis, ils sont toujours engagés dans des situations : situations familiales, professionnelles, économiques, politiques, syndicales, internationales. Je ne connais personne qui ne soit aux prises avec des événements [...]

II - SITUATIONS ET ÉVÉNEMENTS METTENT EN CAUSE DES VALEURS

Ces situations familiales, professionnelles, économiques et les événements qui modifient ces situations, mettent ordinairement en cause des valeurs. Je veux dire qu’il n’y a à peu près pas de faits purs, c’est-à-dire de faits qui ne mettent pas en cause des valeurs. [...]Donc, la question ne peut pas ne pas se poser : est-ce qu’il y a des responsables ? Est-ce qu’il n’y avait pas des mesures à prendre [...]Donc, nous ne pouvons pas dire en gros, il n’y a pas de faits purs. Les faits, les événements, impliquent toujours plus ou moins des valeurs, c’est-à-dire justice ou injustice, vérité ou mensonge, liberté ou esclavage, amour ou haine ! Toujours, plus ou moins !

Ce que j’appelle valeur, ce sont les impératifs de la conscience, ce que ma conscience me commande de respecter, la justice est une valeur. Tout homme, dès qu’il est un homme, entend une voix intérieure qui lui dit : «tu dois appliquer la justice ». Et l’homme qui n’entendrait plus cette voix de sa conscience, il faudrait dire qu’il est à peine un homme, qu’il est déshumanisé ! Je pense que nous sommes tous d’accord. [...]

PRÉSENT DANS LES DÉCISIONS

Mais finalement, DIEU est surtout dans nos actes libres, dans nos options, c’est-à-dire dans les décisions que nous prenons et qui doivent être toujours des décisions pour faire triompher des valeurs qui sont impliquées dans les événements et les situations. Trouvez-vous ma phrase compliquée ? Je ne vois pas comment la rendre plus simple ! Je dis :

«DIEU est présent, c’est là qu’il est, dans les décisions, que nous avons à prendre et qui doivent être des décisions pour faire triompher les valeurs de justice, de fraternité, d’amour, qui sont impliquées dans les situations et dans les événements».[...] Et toutes les fois que nous cherchons DIEU ailleurs, nous risquons de rêver, de nous représenter de façon infantile, un DIEU qui serait un peu comparable à un JUPITER planant dans les nuages ! Et du coup, cela nous donnerait une idée fausse de la grandeur, de la transcendance de DIEU.

DIEU est à l’intérieur de notre liberté, DIEU est au plus profond de notre humanité ! Il est là où nous sommes !

Mais où sommes-nous ? Nous sommes essentiellement dans les décisions que nous prenons, petites ou grandes. S’il y a des décisions mineures qui n’engagent pas toute notre existence, il y a aussi des décisions majeures, cruciales, qui supposent que l’on s’engage, que l’on court des risques, que l’on se compromette, ce sont les décisions où vraiment se joue notre salut.


DES DÉCISIONS POLITIQUES

Eh bien, dans le monde très complexe où nous vivons, et où vraiment tout se tient, tout communique par le dedans, les solutions, les vraies solutions, les solutions qui vont efficacement faire triompher la justice, la vérité ou l’amour, il faut reconnaître, je pense, que ce sont, finalement, des décisions politiques.

Comment voulez-vous qu’il en soit autrement ? L’économique lui-même dépend du politique ! Même s’il est vrai, sous un autre aspect, que le politique dépend de l’économique ! en ce sens que le véritable pouvoir est finalement économique : les grands intérêts financiers, les sociétés multinationales, les banques, que sais-je ? Il suffit d’analyser un peu correctement la situation pour s’apercevoir que, le plus souvent, le vrai pouvoir est économique ! N’empêche qu’il joue un rôle politique ! Et que si l’on ne remonte pas jusqu’au politique, il n’y aura pas d’efficacité, notre bonne volonté ne débouchera pas, elle se soldera par une générosité qui pourra être très touchante et qui aura beaucoup de valeur, dans certain cas, une générosité qui nous conduira à des actes individuels de bienfaisance, de dévouement, c’est vrai, mais les vraies solutions ne seront pas apportées !


PREMIÈRE CONCLUSION

D’où cette première conclusion que je vous propose et qui me semble extrêmement importante. Il est impossible aux chrétiens de se désintéresser purement et simplement de la vie politique si, du moins comme ils en ont le devoir, ils s’intéressent au sort de leurs frères qui sont engagés dans des situations de justice ou d’injustice et qui sont aux prises avec des événements. Personne ne peut se désintéresser purement et simplement de la vie politique s’il a le désir que des solutions efficaces soient finalement apportées et que triomphent les valeurs de justice, de fraternité, de liberté et de vérité.


I - LA PARABOLE DU BON SAMARITAIN

[...]La question qui se pose, à l’heure actuelle, est la suivante. Le Juif blessé sur la route, la victime des brigands qui est-elle ? Où est-elle ? Qui aujourd’hui est victime des brigands et où sont les brigands. Et que faut-il faire pour empêcher le brigandage. C'est là la question !

Si un chrétien se contente de s’apitoyer sur le malheur d’un pauvre homme qui est blessé ou qui est malade, et s’il ne cherche pas les causes du malheur humain, si le chrétien ne réfléchit pas pour que soient trouvées en haut lieu les solutions qui feront qu’il y aura moins de brigands dans les banques, dans les chancelleries, dans les grandes sociétés, eh bien, je dis qu’il se dérobe devant son devoir !


QUI EST LA VICTIME ? VOIR LES CAUSES, COMMENT REMÉDIER ?

Et je pense qu’il vous dirait à peu près ceci : «Vous ne pouvez laisser sur le pavé des gens qui souffrent, qui ont faim, qui sont massacrés, qui sont victimes de l’injustice. Vous avez un devoir de justice et de charité, il faut aller jusqu’au bout ![...]Et lorsque je prends au sérieux mon devoir de pousser les choses jusqu’au bout, c’est à dire jusqu’au point où elles doivent être poussées pour qu’on aperçoive des solutions efficaces, eh bien, je salue avec beaucoup de reconnaissance, tous ceux qui peuvent m’aider à réfléchir !


NE PAS REFUSER L’EFFICACITÉ TEMPORELLE

[...]En conclusion de cette première réflexion, je n’hésiterai pas à dire ceci :

«Il y a péché et péché qui peut-être grave, à refuser systématiquement, je dis bien systématiquement, il y a péché à refuser systématiquement de chercher l’efficacité en matière temporelle».
[...]
Qu’est-ce que vous penseriez de l’Évangile si le SAMARITAIN s’était simplement penché sur le Juif blessé en lui disant :

«Mon pauvre vieux, comme te voilà mal en point et comme je te plains ! Vraiment, je suis très ému de pitié à te voir ainsi ! Alors, au revoir, mon ami, et bonnes chances ! ».

Que penseriez-vous d’un tel Évangile ?

Que penseriez-vous des chrétiens qui iraient visiter un pauvre homme dans un taudis en lui disant :

«C’est tout de même triste qu’il existe encore des logements aussi misérables…Allons, bonne chance, et dis-toi bien, mon Ami, que l’Église t’aime, tu sais, et puis, c’est vrai ! Et puis le CHRIST a dit d’ailleurs, que nous devions nous aimer les uns les autres !…Alors au revoir !»

Vous comprenez quand on entend (et on n’entend jamais les choses sous cette forme là, en général, c’est beaucoup plus enrobé, mais ça revient à cela, souvent), comment voulez-vous qu’on ne soit pas intérieurement saisi par la colère, par l’indignation ?

Tout ceci, c’est ma première réflexion[...]

RAPPORT DE FORCES – INERTIE

Tout est rapport de forces dans un pays : il y a les forces morales, militaires, économiques, culturelle …Il ne faut pas dire du mal de la force, de grâce ! La force, elle est partout et elle est nécessaire ! Il faut dire du mal de la violence, ce qui est différent (et encore avec des nuances) ! mais enfin, d’une manière générale, il faut dire du mal de la violence, parce que la violence, c’est la force qui est coupée ou détachée de la raison et qui, par conséquent, devient animale, et c’est pourquoi il est rare que les solutions de violence soient les bonnes solutions, trop souvent, ce sont des solutions proprement animales !
[...] Or, parmi les forces, il y a la force d’inertie et je vous garantis que c’est une force, la force d’inertie ! Et en haut lieu on sait très bien, qu’il s’agisse de questions économiques ou de questions internationales, on sait très bien où elles sont les forces d’inertie ! On les connaît et on en tient compte.

J’aurais trop peur de blesser quelqu’un, dans cette assemblée, en évoquant certaines professions dont tout le monde sait qu’elles représentent des forces d’inertie en France. On le sait, parce qu’il y a des statistiques, des analyses ont été faites ! Force d’inertie, cela veut dire que, quelles que soient les décisions que l’on prendra en haut lieu, on sait qu’on ne bougera pas ! Ou que, si l’on bouge, ça n’ira jamais très loin…et que, par conséquent, on peut négliger les réactions prévisibles de tel milieu professionnel ou de tel milieu social !

Alors, comprenez bien ce que je veux dire quand je dis que le silence et l’abstention, c’est une véritable pesée politique : la force d’inertie, c’est une force réelle.


LE FAUX A-POLITISME

Que tous les chrétiens déclarent, comme ils ont eu tendance à le faire autrefois, qu’il ne faut pas se mêler de politique, parce que, quand on fait de la politique, on se salit toujours les mains, que le slogan catholique soit :

«Avant tout, garder les mains propres et par conséquent, ne pas les plonger dans le bain impur de la vie politique»,

suppose qu’il en soit ainsi, eh bien, c’est l’Église elle-même qui apparaîtra comme une force d’inertie à l’intérieur même du rapport des forces qui existent nécessairement dans un pays. Est-ce que c’est cela que vous voulez ?[...]


L’ANALYSE DE SITUATION

Donc, première lumière : l’Évangile. Mais en sens inverse, il pourrait se faire que vous interrogiez l’Évangile et que vous omettiez d’analyser la situation dans laquelle vous êtes impliqué ; et PAUL VI le souligne, il dit ceci :

«Il revient aux communautés chrétiennes d’analyser avec objectivité, la situation propre de leur pays et de l’éclairer par la lumière des paroles inaltérables de l’Évangile» PAUL VI

Si vous vous inspirez uniquement de l’Évangile, vos décisions seront des décisions d’enfant de chœur, car l’Évangile ne propose pas des solutions, mais si vous vous contentez d’analyser la situation, alors, ce sera la morale de situation. Il faut les deux ! Et votre décision vous la prenez en combinant ces deux lumières : la lumière qui descend de l’Évangile, elle est la même pour tout le monde, il n’y a pas plusieurs évangiles, mais l’analyse de la situation peut être faite avec plus ou moins d’intelligence, plus ou moins de perspicacité ; d’où un certain pluralisme qui est inévitable, parce que tout le monde n’analyse pas la situation de la même manière.


SE LIBÉRER DE SON PASSÉ

[...]Alors, le problème se pose : le devoir que nous avons, c’est de dégager le message du CHRIST de tous ces éléments qui font corps avec lui mais qui ne sont pas lui, et c’est cela que j’appelle se libérer !
Songez à la pesée que peut exercer sur un homme la peur panique d’avoir à renoncer à son confort ? Songez-y sérieusement, ça peut devenir une peur panique ! et c’est cette peur qui risque d’orienter son option politique ! Alors, vous n’allez pas me dire qu’on est libre de ses options politiques ! Il n’est pas libre de céder à la panique quand il s’agit de ses privilèges et que c’est vraiment la justice qui est en jeu !


TRAVAILLER À LIBÉRER LES AUTRES

Donc, premièrement, pour être libre, il faut d’abord se libérer !

Deuxièmement, on ne se libère vraiment qu’en travaillant à libérer les autres ! La conquête de notre liberté personnelle passe par l’action, le travail, l’accomplissement de la tâche humaine dans et pour la liberté de tous. Sinon, nous n’avons pas à faire à la liberté, nous avons à faire à ce fameux libéralisme qui fleurissait au XIXème siècle et qui est, pour beaucoup d’hommes, la liberté de mourir de faim.[...]


DISTINGUER LA FIN, LE BUT ET LES MOYENS

Ce que je veux vous aider à comprendre, c’est que ces valeurs ne sont pas sur le même plan. Il y en a une qui est un moyen par rapport à l’autre : l’autorité n’est pas une fin, c’est un moyen. Il est très vrai que là où manque l’autorité, il n’y aura pas de liberté, donc, que si on veut aboutir à une liberté véritable, il faut qu’il y ait une autorité, mais l’autorité n’est pas la fin, c’est la liberté qui est la fin ! Qu’on ne mette donc pas sur un même plan l’autorité et la liberté ! J’en dirais autant pour cet autre couple de valeurs tradition et progrès. Il est bien vrai que le progrès est toujours compromis lorsque la tradition est oubliée, lorsqu’on se coupe de la tradition, il n’en reste pas moins que la tradition est pour le progrès et non pas le progrès pour la tradition ! Il ne faut quand même pas mélanger les affaires !

Alors, est-ce qu’on est libre ? A vous de voir ! Mais c’est la fin qui importe, or, la fin, c’est la liberté, ce n’est pas l’autorité, même si l’autorité est absolument nécessaire, la fin, c’est le progrès et non pas la tradition, même s’il est dangereux de se couper de la tradition.

Ordre et justice – Il est bien évident que si on vit dans le désordre, il y a peu de chance qu’on fasse aboutir la véritable justice, donc l’ordre est nécessaire, il reste cependant que l’ordre est pour la justice et non pas la justice pour l’ordre !


INTERROGER L’ÉVANGILE

Dans l’Évangile, il n’est presque jamais question de l’ordre et il est question de la justice d’un bout à l’autre de la Bible, à commencer par l’Ancien Testament. Relisez les Prophètes. De même pour la tradition, de même pour la liberté ! SAINT PAUL ne parle que de liberté, il dit

« vous avez été appelés à la liberté» GALATES 5,13

il ne dit pas :

«nous sommes tous appelés à l’autorité».

Je ne dis pas de mal de l’autorité, ni de la tradition, ne de l’ordre, pas du tout, mais je dis :

«ce sont des moyens !»

Alors, je dis qu’à ce niveau-là, qui est très général, bien sûr, je ne pense pas qu’on puisse affirmer que les options sont équivalentes et que le chrétien est absolument libre de ses options…Je dis qu’il y a une équivoque qu’il faut dénoncer, et j’ose affirmer que, jusque là, l’Évangile parle et doit être entendu.

Seulement, à partir de là, plusieurs options sont possibles et si vraiment le chrétien a travaillé à se libérer de tout ce qui pèse en lui d’éducation, d’hérédité, de pression du milieu, d’entraînement sentimental ou passionnel, de peur de perdre ses privilèges, à ce moment là j’affirme qu’il est libre ! Pourquoi ? Eh bien, justice, il y a la justice à court terme et la justice à long terme. Il faut analyser la situation ! Il faut peut-être, dans certains cas, que tout en étant vraiment soucieux de faire passer avant tout la valeur de justice, dans le cas présent, je me soucie d’abord de l’ordre, parce que la conjoncture, parce que l’analyse du moment présent me révèlent que l’ordre est absolument nécessaire, et ainsi de suite dans tous les domaines…[...]

SOUCI DE L’UNITÉ ET DES VRAIS PROBLÈMES

Vous me direz

«Mais alors, dans ces conditions là, ne risquez-vous pas de briser l’unité des catholiques ?».

L’unité des catholiques est, en effet, une chose très importante, mais quelle unité ? De quelle unité parlez-vous ?

L’unité qui n’évacue pas les vrais problèmes ! Garder l’unité en évacuant les vrais problèmes, les problèmes réels, c’est une unité qui est purement abstraite !

Permettez-moi d’évoquer ici un souvenir. Je me rappelle que, pendant le Guerre d’ALGÉRIE, j’étais là, à une réunion d’A.C.I où le ton commençait à monter à propos des tortures en ALGÉRIE, de l’O.A.S, etc.

Alors, un homme de bonne volonté, comme il y en a beaucoup dit :

«écoutez mes chers amis, ne continuons pas, je vous en prie, car nous allons nous disputer et, si vous voulez bien, nous allons laisser tout ça et revenir à ce que dit Jésus dans le discours après la Cène, sur l’unité. JÉSUS dit :

«Père, je veux qu’ils soient tous un comme Toi et Moi nous sommes Un»,

alors, soyons unis, mais ne parlons pas de l’ALGÉRIE !»


LE VRAI DIALOGUE

Alors, je dois vous dire qu’à ce moment là je suis intervenu et vigoureusement, pour dire :

«De grâce, ne faites pas endosser à JÉSUS-CHRIST la fausse unité, c’est-à-dire l’unité qui évacue les vrais problèmes !».

La véritable unité, quand les problèmes sont difficiles, c’est une unité de dialogue, et c’est en progressant dans le dialogue, en consentant à éprouver la tentation de ce que pense le partenaire, cela, c’est capital : je dois être tenté de penser comme l’autre, comme celui qui pense autrement que moi, ça ne veut pas dire que je céderai à la tentation, mais ça veut dire que je ne le comprendrai vraiment que lorsque je serai tenté, en moi-même, de penser comme lui. C’est cela, le dialogue !


PAS DE CLÉRICALISME NI DE DROITE, NI DE GAUCHE

Et voilà pourquoi il est urgent de libérer l’Église d’un certain nombre de compromissions politiques tacites, je dis bien tacites. Les compromissions qui ne sont pas tacites, on les dénonce immédiatement, mais les compromissions tacites, personne n’en parle, elles n’en existent pas moins ![...]



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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par gerardh le Jeu 26 Mai 2011 - 21:56

_________

Bonjour,

Je ne suis pas d'accord. Le chrétien est un citoyen des cieux. Il est dans le monde mais n'est pas du monde. D'ailleurs le monde le hait.

Cela n'exclut pas la bienfaisance ; mais pour le pouvoir, c'est Dieu qui agit.


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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Marc le Ven 27 Mai 2011 - 5:08

Bonjour Gerard, le Chrétien est un citoyen des cieux certes mais il vit dans le monde et Dieu lui demande d'aimer son prochain comme lui même. Mais en quoi consiste l'amour du prochain? Bien sur, faire comme le samaritain et s’arrêter sur la route pour secourir les nécessiteux. Mais cela va plus loin en fait. Il n'est pas seulement question de soigner les effets de la misère mais aussi les causes ! C'est pourquoi il nous faut nous interroger sur les questions de politique. N'est il pas écrit que nous devons aimer ceux qui nous haïssent? Comment procède-t-on? On les aiment de loin sans prendre trop de risques?

Je ne comprends pas non plus que d'un côté tu reproche à Pie XII de n'avoir rien dit au sujet des juifs et d'un autre que tu dise que nous ne devons pas nous impliquer en politique?

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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Joss le Ven 27 Mai 2011 - 6:17

Pour vivre de DIEU et avec DIEU, il faut s'enfoncer dans la pâte humaine comme DIEU a choisi de le faire en s'incarnant, et ne pas hésiter à "se mettre à table" des pharisiens e pêcheurs comme Il le fit chez SIMON Le lépreux

Toute implication politique a une conséquence sur les êtres créés par DIEU... donc sur DIEU. A nous de Le défendre à travers eux.

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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Fée Violine le Ven 27 Mai 2011 - 6:39

Marc a écrit:Je ne comprends pas non plus que d'un côté tu reproche à Pie XII de n'avoir rien dit au sujet des juifs et d'un autre que tu dise que nous ne devons pas nous impliquer en politique?
Si j'ai bien compris, Gérard pense que Pie XII aurait dû parler non pour sauver davantage de juifs, mais seulement au nom de la vérité, même si ça devait au contraire faire mourir davantage de gens. What a Face
Je ne suis pas du tout d'accord!
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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par gerardh le Ven 27 Mai 2011 - 10:53

_________

Bonjour Marc et Fée Violine,

Je comprends très bien vos objections. Je précise donc ma position.

Pie XII s'affichait comme un homme public, étant chef d'Etat, autorité morale, et représentant officiel d'une religion qui ne refusait pas de s'afficher avec les choses du monde. C'est en tant que tels qu'il aurait dû à mon avis protester bien plus vigoureusement. C'est son inaudibilité relative que j'aurais tendance à critiquer. Car je veux bien reconnaître qu'il a combattu le nazisme dans ses écrits et ses déclarations en tant que nonce apostolique à Munich et que Pape, et que d'autre part il a dans la pratique, protégé in petto les juifs géographiquement proches de lui.

Mais pour moi, il est clair, dans une meilleure compréhension de sa vocation, qu'un chrétien ne devrait pas se mêler ainsi de politique, et y mettre son coeur (je pourrais développer).

S'il avait été plus audible, il y aurait eu effectivement sur le papier le risque que les persécutions des juifs s'intensifient ; mais cela n'est pas évident : cela aurait pu entraîner des effets bénéfiques, comme on l'a vu à plusieurs endroits. Dieu n'est-il pas Tout-Puissant et ne tient-il pas toutes choses dans ses mains ? Alors comment résoudre ce dilemne ? Il y a une méthode diplomatique qui est de rester discret : c'est ce que font par exemple actuellement nos gouvernants à l'égard des nombreuses persécutions de chrétiens dans le monde. Il y a une méthode spirituelle qui est de ne pas céder en termes de vérité.

Un autre argument que j'ai lu est que la discrétion de Pie XII aurait eu pour but d'éviter des persécutions de représailles contre les chrétiens. Cette pensée me semble indigne, car ce serait "juifs en échange de chrétiens". Elles n'est même pas adéquate, car il "vaut" mieux qu'un chrétien meure, car son avenir éternel est assuré, alors qu'un juif, par son refus de Jésus et de l'évangile, s'écarte de la vie éternelle s'il ne se convertit pas.

Ce dernier argument a engendré sur le forum "Cité Catholique", où j'ai été modéré en cela, une protestation arguant que les juifs, étant nos devanciers dans la religion, seraient sauvés. Cela est faux, car quelle serait alors le rôle de la mort de Jésus Christ sur la croix ?



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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Cécile le Ven 27 Mai 2011 - 10:57

"Dieu nous cherche à notre place : à terre"


L'expression : "nous ne sommes pas du monde", ne signifie pas que nous ne sommes pas dans le monde. Et tout ce qui concerne la vie des gens nous concerne également.
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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Cécile le Ven 27 Mai 2011 - 11:01

"les juifs, étant nos devanciers dans la religion, seraient sauvés. Cela est faux, car quelle serait alors le rôle de la mort de Jésus Christ sur la croix ?"



Qui donc peut dire qui sera sauvé ? Et surtout qui ne le sera pas ???


Dieu est le seul juge !
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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Marc le Ven 27 Mai 2011 - 11:55

Bonjour Gerard, sauf le respect que je te dois, je ne pense pas que "ta position" soit si viable.

gerardh a écrit:Pie XII s'affichait comme un homme public, étant chef d'Etat, autorité morale, et représentant officiel d'une religion qui ne refusait pas de s'afficher avec les choses du monde.

Pie XII ne s'affiche pas pour commencer. Il est le pape est en conséquence le représentant de tous les chrétiens y comprit les protestants. Mais j'ai une question ! Où étaient les évangéliques durant la seconde guerre mondiale ? Qu'on ils "protesté" ? Ont-ils été "audibles"?

Mais pour moi, il est clair, dans une meilleure compréhension de sa vocation, qu'un chrétien ne devrait pas se mêler ainsi de politique, et y mettre son coeur (je pourrais développer).

Mais développe mon cher ami développe !

S'il avait été plus audible, il y aurait eu effectivement sur le papier le risque que les persécutions des juifs s'intensifient ; mais cela n'est pas évident : cela aurait pu entraîner des effets bénéfiques, comme on l'a vu à plusieurs endroits.

Tu fais bien d'utiliser le conditionnel mais qu'en sais tu ? Tout ceci n'est que spéculation !

Dieu n'est-il pas Tout-Puissant et ne tient-il pas toutes choses dans ses mains ?

Pas vraiment sinon nous serons tous chrétiens. Toutefois il a laissé à St Pierre les "clés du royaume" et ce, pour qu'il régente l’Église en Son absence "physique".

Alors comment résoudre ce dilemne ? Il y a une méthode diplomatique qui est de rester discret : c'est ce que font par exemple actuellement nos gouvernants à l'égard des nombreuses persécutions de chrétiens dans le monde. Il y a une méthode spirituelle qui est de ne pas céder en termes de vérité.

Oui et on voit le résultat... la diplomatie est laissé au placard et les guerres vont bon train.

Un autre argument que j'ai lu est que la discrétion de Pie XII aurait eu pour but d'éviter des persécutions de représailles contre les chrétiens. Cette pensée me semble indigne, car ce serait "juifs en échange de chrétiens". Elles n'est même pas adéquate, car il "vaut" mieux qu'un chrétien meure, car son avenir éternel est assuré, alors qu'un juif, par son refus de Jésus et de l'évangile, s'écarte de la vie éternelle s'il ne se convertit pas.

Attention avec ces affirmations. L'alliance avec les juifs est éternelle (Rm 3, 3-4) ! Dieu ne les a pas abandonnés (Rm 11, 1) Car ils sont "connu d'avance (Rm 11, 2) c'est à dire prédestinés (Rm 8, 29) Ils sont le peuple élu (... et toujours élu Rm 11, 7)

Et je citerais ces versets :

Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l’olivier ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.(..) Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché.

(Rm 11, 16-18. 20)


Ce dernier argument a engendré sur le forum "Cité Catholique", où j'ai été modéré en cela, une protestation arguant que les juifs, étant nos devanciers dans la religion, seraient sauvés. Cela est faux, car quelle serait alors le rôle de la mort de Jésus Christ sur la croix ?

Vous avez tendance à vous "faire Dieu" et ignorer que Dieu mettra tout en œuvre pour sauver le peuple qu'Il s'est choisi.

Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés.(Rm 11, 25-27)


Dernière édition par Marc le Ven 27 Mai 2011 - 12:01, édité 1 fois

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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par gerardh le Ven 27 Mai 2011 - 11:59

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Bonjour Cécile tu écris :

Qui donc peut dire qui sera sauvé ? Et surtout qui ne le sera pas ???
En effet, le Seigneur connaît ceux qui sont siens.

Mais ce qui est certain, c'est que celui qui aura refusé Jésus Christ et l'évangile de la grâce, ne sera pas sauvé ; il n'aura pas la vie éternelle.

Bien sur, on peut devenir croyant à la dernière seconde, sur son lit de mort. Je parle de ceux qui sont restés incrédules jusqu'à la fin.



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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par gerardh le Ven 27 Mai 2011 - 12:04

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Hello Marc,

Dans un temps futur, après l'enlèvement de l'Eglise, Dieu reprendra ses relations terrestres avec les hommes pieux d'Israël : c'est ce qu'annoncent notamment Romains 9 à 11.

Mais de nos jours, alors que nous sommes dans le temps de la grâce, ceux qui auront rejeté ou refusé Jésus et l'évangile ne seront pas sauvés.

Sur la position que devrait avoir le chrétien pas rapport à la politique, je compte trouver le temps de développer ma pensée.


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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Joss le Ven 27 Mai 2011 - 17:02

gerardh a écrit:Bonjour,

Je ne suis pas d'accord. Le chrétien est un citoyen des cieux. Il est dans le monde mais n'est pas du monde. D'ailleurs le monde le hait.

Cela n'exclut pas la bienfaisance ; mais pour le pouvoir, c'est Dieu qui agit.

Jean 15:19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n‘êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.
JESUS n‘êtait pas du monde mais dans le monde à la table des lépreux, pêcheurs (pharisiens et collecteurs d'impotsfonctionnaires de l'état) C'est une des raisons pour lesquelles les "purs" l'ont haït.

.... et " le serviteur (nous) n'est pas différent du maître"... il nous est demandé de l'imiter

Je partage ce que dit le père VARILLON

«DIEU est présent, c’est là qu’il est, dans les décisions, que nous avons à prendre et qui doivent être des décisions pour faire triompher les valeurs de justice, de fraternité, d’amour, qui sont impliquées dans les situations et dans les événements».[...] Et toutes les fois que nous cherchons DIEU ailleurs, nous risquons de rêver, de nous représenter de façon infantile, un DIEU qui serait un peu comparable à un JUPITER planant dans les nuages ! Et du coup, cela nous donnerait une idée fausse de la grandeur, de la transcendance de DIEU.

DIEU est à l’intérieur de notre liberté, DIEU est au plus profond de notre humanité ! Il est là où nous sommes !

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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Marc le Ven 27 Mai 2011 - 17:44

gerardh a écrit:Dans un temps futur, après l'enlèvement de l'Eglise, Dieu reprendra ses relations terrestres avec les hommes pieux d'Israël : c'est ce qu'annoncent notamment Romains 9 à 11.

Peux tu nous expliquer ?

Mais de nos jours, alors que nous sommes dans le temps de la grâce, ceux qui auront rejeté ou refusé Jésus et l'évangile ne seront pas sauvés.

Gerard lorsque Paul dit "tout Israël" il ne fait acception de personne. (Rm 11, 26). Prends le temps de lire les passages qui figurent dans mon post ci-dessus. Le paradoxe protestant qui consiste en :

1) Penser que seule la grâce, seule la foi sauvent.

2) Ne jamais laisser la grâce de Dieu opérer correctement et interférer entre celle-ci et l'individu qui ne connait pas encore le Christ en cherchant à le convaincre.

Vous empêche de comprendre que Dieu sauvera beaucoup de monde car rien n'est impossible à Dieu, pas même de se faire homme, de naitre d'une vierge etc...

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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par Marc le Ven 27 Mai 2011 - 17:49

Ecoute ce que dit Spinoza sur la charité. Tu remarqueras que nous n'avons absolument rien à apprendre aux juifs en cette matière et par la même occasion, tu comprendras mieux pourquoi un chrétien doit s'interésser à la politique (ce qui n'est pas mon cas ) :

http://www.akadem.org/sommaire/themes/philosophie/1/1/module_62.php

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Re: LA FOI ET POLITIQUE Père FRANÇOIS VARILLON théologien

Message par gerardh le Ven 27 Mai 2011 - 22:06

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Bonjour Marc,

Je n'avais pas l'intention de répondre à ton post d'objections ; mais puisque tu me le demandes, je vais m'y atteler.

Par ailleurs, je veux bien, puisque tu me le demandes, traiter de ma conception pré-millénariste de l'eschatologie. Mais cela risque de troubler les catholiques de ce forum qui sont a-millénaristes.

Qu'il soit seulement indiqué, pour répondre à ta question sur "tout Israël" de Romains 11, 26, que je crois à l'enlèvement prochain de l'Eglise par Jésus afin de l'emmener dans la maisson du Père. Ensuite, le moment viendra, après l'enlèvement des chrétiens, où il y aura le jugement des nations, dont Israël, les infidèles de tout bord étant jugés et condamnés (Matthieu 25); après quoi, il n'y aura plus d'impies : tout le résidu d'Israël sera sauvé par son grand Libérateur (V 26), lorqu'il viendra en gloire pour régner sur la terre.



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